Les incendies d’été, en Italie, seulement 2% ont une cause naturelle : la frontière entre intention et négligence

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Cette année, le saison des incendies se révèle particulièrement destructeuravec France, Espagne et pareil Italie qui se retrouvent confrontés à ce type d’urgence. Et chaque été, avec les flammes, on en reparle pyromanes, fraude et spéculation immobilière.

Mais que sait-on réellement ? Commençons par le début: le feu n’est pas un objet, c’est une réaction chimique qui doit exister trois éléments précis et soustrayez-en simplement un pour l’éteindre.

De là on comprend tout le reste : comment une flamme devient un front de kilomètres, parce qu’un Canadair seul ne suffit pas et surtout, qui met le feu et pourquoi. Car derrière l’acte malveillant se cache souvent un intérêt bien concret. Selon le rapport de l’ISPRA, en Italie, seul le 2% des incendies l’été en a un cause naturelle: signifie que le 98% des incendies c’est provoquée par l’homme.

Voyons donc les mécanismes déclencheurs et quelles sont les raisons pour lesquelles un incendie se propage plus ou moins rapidement en plaine ou entre les collines, mettant de l’ordre entre données solides et zones grises et séparant ce que la science confirme de ce qui reste incertain.

Qu’est-ce que le feu : le triangle qui maintient la flamme vivante

Le feu est un réaction chimique d’oxydation rapide qui libère de la lumière et de la chaleur. Pour exister, il lui faut trois élémentscomme l’appellent les pompiers triangle du feu: un carburant (dans une forêt l’herbe sèche, les feuilles, les branches, la résine), un comburant (l’oxygène de l’air, environ 21%) et un déclencheur de chaleur ce qui amène le carburant à la température d’inflammation.

La conséquence est là : même si un seul des trois côtés est soustrait, la combustion s’arrête. C’est le principe sur lequel repose toute technique d’arrêt.

Pourquoi un incendie court-il si vite ? Vent, pente et « spotting »

Pour transformer un épidémie dans un kilomètre avant ils sont avant tout trois facteurs. Le vent apporte de l’oxygène aux flammes et les plie vers l’avant, préchauffer le carburant toujours intact; ça peut aussi le déclencher repéragec’est-à-dire la projection de braises ardentes même à des centaines de mètres, qui génèrent de nouveaux foyers au-delà du front.

la pente accélère le feu vers le hautcar la chaleur monte par convection et assèche par avance la végétation supérieure : c’est pourquoi on ne s’échappe jamais vers les montagnes.

Enfin, il y a la quantité et le sécheresse du carburant: une forêt abandonnée brûle beaucoup plus facilement, et la crise climatique, en prolongeant la sécheresse et la chaleur, maintient la végétation inflammable plusieurs mois dans l’année.

Mais comment éteindre un feu? Les équipes agissent sur l’un des côtés du triangle. Avec l’attaque directe vous baissez le feu ou étouffez les flammes : le Canadairpar exemple, libère environ 6 000 litres d’eau qui agissent principalement par pression et soustraction d’oxygène, mais c’est efficace uniquement avec des fronts bas.

Toutefois, dans le cas de l’attaque indirecte, le carburant est éliminé en ouvrant les pare-feu devant le front, ou avec le retour de flammeun feu contrôlé qui brûle la végétation par avance.

En Italie, la flotte aérienne est coordonnée par la COAU et compte environ 18 Canadairs, plus quelques hélicoptères : des chiffres qui font de la prévention, et non de l’arrêt, le véritable objectif.

Naturel ou malveillant ? Un fait solide et un très incertain

La réalité est qu’en Italie, les incendies sont presque toujours provoqués par l’activité humaine : Europe à propos du 96% des incendies ont des origines anthropiques et seulement 4% sont naturels. En Italie, le causes naturelles ils s’arrêtent autour du 2%comme le confirme le rapport de l’ISPRA : cela signifie que 98 % des incendies sont causés par l’homme.

Mais beaucoup plus incertain est frontière entre fraude et négligence. Selon la répartition historique du Corps forestier de l’État, sur le total des incendies, 58 % sont malveillantsLe 16,9% négligents et environ 1 à 1,5 % sont naturels ou accidentels, mais jusqu’à 23,6 % restent de causes douteuses et non vérifiées. Et dans les statistiques des pompiers, la part d’origine inconnue est encore plus élevée.

Et pas seulement : lorsque vous essayez de estimer une cause même pour les cas incertains, les incendies involontaire ils pourraient même vaincre les malveillants (54% contre 42%). L’image honnête est donc que le le feu est presque toujours humainmais il faut tenir compte de la division entre ceux qui règlent les choses par malveillance et ceux qui les règlent par négligence. prudence.

Qui allume les incendies et pourquoi ? Des intérêts agricoles au mythe de la spéculation

Rester sur la partie malveillante, qui est une partie pertinente mais pas l’ensemble du phénomène, derrière le tir volontaire il y a presque toujours un intérêt : c’est la différence entre le pyromanequi agit pour une pathologie de manière sérielle, e le pyromanequi agit pour un profit. Selon la classification de la Protection Civile, la raison principale est agricole-pastoral (renouvellement des pâturages, expansion des cultures) : dans une analyse des arrestations pour incendie criminel au-delà 37% étaient liés à des fins agricoles et pastoralestandis qu’environ 9% concernaient des extincteurs à la recherche d’un emploi (analyse de la période 2000-2010). Vengeance, protestations et ressentiment envers les restrictions et les zones protégées s’ensuivent.

Il y a ensuite la raison la plus citée et la plus mal comprise : la spéculation sur la construction. La loi-cadre 353/2000 fait en effet l’affaire presque impossible: sur les terrains touchés par un incendie, la destination ne peut pas changer pendant au moins 15 ans et il est interdit de construire pendant 10 ans, avec obligation de rappeler la restriction dans les actes de vente sous peine de nullité (Loi 353/2000, art. 10). La Protection Civile elle-même définit la spéculation immobilière comme une prédiction erronée de ceux qui ont incendié. Le véritable moteur des incendies criminels en Italie reste bien plus prosaïque : le pâturage, l’agriculture et les bénéfices locaux.