L’expression « coup de foudre » vient du français « coup de foudre« et décrit avec une métaphore letomber soudainement amoureux et intense qui se produit lors de la première rencontre entre deux personnes, comme si on frappait entre elles étincelle. L’origine de l’expression est incertaine, mais elle peut être placée dans France du XVIIIe sièclelorsque les jeux dits « électriques » étaient en vogue à la cour et dans les salons parisiens : expérimentations publiques dans lesquelles décharges électriques, étincelles et phénomènes électrostatiques avec des matériaux et de l’eau. Dans ce contexte, l’image de « la foudre » est devenue la métaphore parfaite pour décrire l’attirance soudaine entre deux personnes.
Même PlatonDans le Symposiumutilise le symbole de l’éclair : il dit que Zeus a divisé les êtres humains en deux moitiés et que, lorsqu’ils se retrouvent, ils ressentent encore la charge de la foudre qui les séparait autrefois, rappel de l’idée d’un lien immédiat et irrésistible.
Origine et signification du « coup de foudre » au XVIIIe siècle

LE « jeux électriques » de la France du XVIIIe siècle étaient réels divertissement basé sur des expériences électriques impliquant des gens ordinaires, dans le but de démontrer le fonctionnement de l’électricité et de divertir. En 1767, le scientifique anglais Joseph Priestley a publié le traité « L’histoire et l’état actuel de l’électricité»où il écrit :
« L’électricité a une prérogative par rapport aux autres branches de la science : elle offre à la fois matière à méditation pour les scientifiques et divertissement pour tous. (…) Des étincelles de feu peuvent être vues sortir d’un morceau de métal froid et même de l’eau (…) et ce qui est encore plus merveilleux, c’est qu’une bouteille en verre normale, après une simple préparation, acquiert le pouvoir de donner à quiconque un choc violent et ce choc est accompagné d’un coup de tonnerre et d’une masse de feu ressemblant à un éclair. »
Dans les mêmes années, grâce à Charles Dufaybotaniste et surintendant des jardins royaux, et son collaborateur, leabbé Antoine Nolletde nombreux phénomènes électriques ont été vécus : étincelles sautillant entre les métaux, plumes ou fils de soie montant apparemment seuls, des jets d’eau qui se repoussaient sous l’effet de charges opposées et des bulles de savon qui se déplaçaient comme animées par des esprits invisibles.
L’une des expériences les plus surprenantes fut celle dans laquelle les gens sont devenus partie intégrante du circuit électrique. Nollet, célèbre pour ses manifestations publiques, faisait aligner des dizaines de spectateurs se tenant la main : il envoyait passer à travers eux la volée d’éclairs. un pot de Leydeune forme ancienne de condensateur électrique, provoquant des cris et des rires tout en tout le monde a ressenti le choc en même temps. Dans d’autres expériences, une dame était chargée électriquement avec la machine électrostatique : ses cheveux se dressaient, sa robe bruissait et quiconque s’approchait d’elle recevait de petites étincelles, au grand étonnement et à la joie des personnes présentes. Dans les mêmes années, les expériences expliquant les phénomènes électriques avec différents instruments se généralisent, comme par exemple globes en verre et machines électrostatiquesmontrant l’attraction, la répulsion et les étincelles de manière spectaculaire.
Ces spectacles, que l’on pourrait aujourd’hui considérer comme des précurseurs de la « physique populaire », avaient un double objectif : éveiller la curiosité et éduquer. L’électricité est ainsi devenue un moyen d’expliquer la science par l’émerveillement, transformant un phénomène naturel en instrument de connaissance et de pur divertissement.
« Coup de foudre » : entre psychologie et mythe de Platon
Cette notion de « foudre » liée au fait de tomber amoureux n’est pas seulement moderne : PlatonDans le Symposium (190 avant JC), raconte le mythe d’Aristophane et des Androgynes. Selon la légende, Zeus a divisé les êtres humains originels, tous « androgynes » avec deux têtes, quatre bras et quatre jambes, leur lançant un véritable éclair. A partir de ce moment, chaque moitié cherche son autre moitiéet lorsque les deux se rencontrent, un nouveau « coup de foudre » naît.
« Finalement Zeus eut une idée et dit : « Je crois avoir trouvé le moyen pour que les hommes continuent d’exister tout en renonçant à leurs insolences une fois qu’ils sont devenus plus faibles. Maintenant je vais les couper en deux un à un, et ainsi ils s’affaibliront et en même temps, en doublant leur nombre, ils nous deviendront plus utiles.
Platon explique que l’âme, ici sur Terre, essaie de retrouver sa moitié d’originepréservant les liens et les réminiscences avec le monde parfait des Idées, où tout était unitaire et harmonieux. La rencontre avec la beauté, comprise non seulement comme apparence physique, mais surtout comme harmonie intérieure, cela peut déclencher une étincelle intenseun véritable « coup de foudre », qui rapproche les deux moitiés et réactive le contact avec ce monde idéal. Comme le conclut Platon :
« C’est pourquoi le désir et la recherche du tout s’appellent amour. »