Le Royaume-Uni fait partie du programme Erasmus : que se passe-t-il maintenant (également pour les étudiants italiens)

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Les étudiants universitaires britanniques pourront réintégrer le programme Erasmus. Et leurs collègues européens (dont des Italiens) pourront retourner étudier au Royaume-Uni. Le programme d’échange universitaire avait été abandonné par l’île après le Brexit, lorsque le Premier ministre de l’époque, Boris Johnson, a déclaré que le programme n’offrait pas un bon rapport qualité-prix. Le gouvernement travailliste a accepté de rouvrir les négociations lors du sommet Royaume-Uni-UE de mai dernier et a cherché à réduire les coûts de participation des étudiants britanniques.

Londres revient au programme Erasmus

À partir de janvier 2027, les étudiants britanniques pourront revenir participer à Erasmus, le programme d’échange de l’Union européenne d’une valeur de plus de 26 milliards d’euros. L’accord – selon les rumeurs dans les médias anglais – devrait être annoncé demain 17 décembre, dans le cadre de la stratégie du gouvernement de Keir Starmer visant à relancer les relations avec Bruxelles. Selon des sources citées par Tuteurles derniers détails auraient été convenus par les deux parties et incluraient l’accès des étudiants britanniques aux échanges universitaires et aux formations professionnelles dans le cadre d’Erasmus+.

Que se passe-t-il maintenant

Comme le rapporte le journal britannique, l’objectif de Londres serait de réduire les coûts de participation pour le pays et d’étendre les bénéfices du programme au-delà des traditionnels échanges académiques d’étudiants universitaires à une partie plus large de la population, en impliquant également les territoires qui ont voté pour le Brexit.

La négociation aurait été débloquée après la rencontre à Bruxelles la semaine dernière entre le ministre britannique des relations avec l’UE, Nick Thomas-Symonds, et le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic, au cours de laquelle le programme Erasmus – qui vaut 26 milliards d’euros et implique des millions d’étudiants en Europe depuis des années – aurait surmonté le dernier obstacle.

L’initiative semble destinée à marquer une nouvelle étape sur la voie de la remise à zéro par laquelle le gouvernement travailliste de Starmer entend poursuivre le rapprochement avec l’UE : tout en continuant pour l’instant d’exclure toute perspective de renversement du Brexit, de réintégration tout court du club bruxellois, ou même simplement du marché unique et de l’union douanière.