Le plus grand port du monde arabe sera construit en Irak avec un brise-lames de 14 km : comment cela se fera

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE’Au Grand Port de Faw il s’agit, à ce jour, de l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux et les plus convaincants de l’ensemble de la scène mondiale. Situé dans la péninsule d’Al-Faw, dans la province irakienne de Bassorah et à proximité de la source du fleuve Chatt al-Arabune fois terminé, il deviendra le le plus grand port du monde arabeencore plus grand que Jebel Ali à Dubaï. Regardons de plus près ce méga-projet très intéressant qui comprend le brise-lames de 14km (le plus long du monde) et quais avec un système de déchargement de porte-conteneurs entièrement automatisé.

Les caractéristiques du projet de 5 milliards de dollars

Le port est situé sur la péninsule d’Al-Faw, dans la province de Bassorah. Pour la construction et l’exploitation du port, un coût total de 5 milliards de dollarsavec une capacité de traitement final de bien 99 millions de tonnes de marchandises par an.

Image

La mise en œuvre de ce mégaprojet est divisée en phases. Là phase 1qui a débuté en 2020, a vu l’intervention du géant coréen Daewoo E&Cavec le soutien et le conseil technique de l’entreprise italienne Technital SpAil est pratiquement déjà parfaitement opérationnel. Le cinq taupes principalinauguré entre fin 2024 et début 2025. Le projet présente le le plus long brise-lames du monde qui, avec son 14kmqui est déjà entré dans le record du monde Guinness. De plus, un nouveau bâtiment est actuellement en construction tunnel sous-marin qui reliera le port au réseau routier principal, passant sous le canal Khor Al-Zubair.

Les phases ultérieures de mise en œuvre du projet seront développées comme suit. La deuxième phase, qui se déroulera entre 2025 et 2030, verra une expansion des infrastructures logistiques et industrielles, avec la création du Canal sec (le « Canal sec »), c’est-à-dire le vaste réseau ferroviaire et autoroutier qui reliera le port à la frontière turque, transformant l’Irak en un corridor de transit stratégique entre l’Asie et l’Europe.

La troisième phase, après 2030 jusqu’en 2038est, essentiellement, la phase de développement complet et maximal. Jusqu’à 90 jetées seront construites, l’ensemble de l’infrastructure atteignant sa capacité maximale, et c’est bien 25 millions de tonnes de fret par an.

Les enjeux d’ingénierie du port

Le brise-lames principal (brise-lames ouest) représente l’un des éléments les plus importants et les plus convaincants de l’ensemble du projet. Avec son 14 523 km de longson rôle est de protéger le port des courants de marée et des vagues de la mer du Golfe, afin de garantir que les navires puissent accoster dans des eaux calmes, au profit des opérations d’accostage et de débarquement. La réalisation a nécessité l’utilisation de des millions de tonnes de roches et de béton armé, le tout reposant sur un fond marin sur lequel d’importants travaux de remembrement ont été entrepris.

Un autre défi technique est représenté par la nécessité de maintenir une profondeur d’eau constante dans toute la zone, qui est soumise à phénomènes de sédimentation importants et importants en raison de la présence de deux rivières importantes, la Chatt al-Arab Et Khor Abd Allah. En résumé, les rivières transportent du sable qui atteint la mer, ce qui signifie que la profondeur de la mer a tendance à diminuer constamment. Le port a ensuite été dragué jusqu’à une profondeur de 19,5 mètres, permettant ainsi l’amarrage même de grands navires. Par ailleurs, un Canal de 23 km de long, afin de relier la zone portuaire aux eaux plus profondes du Golfe.

Un autre défi technique important était celui lié à la construction du tunnel sous-marin. Dans ce cas, afin de ne pas interrompre et perturber le trafic naval dans le canal de Khor Al-Zubair, un tunnel avec éléments immergés. Cela signifie que les éléments de construction du tunnel sont construits ailleurs et ensuite transportés et coulés sur place. Le tunnel contiendra à l’intérieur une autoroute à trois voies dans chaque direction.

Aussi la réalisation des cinq piliers principaux cela représentait certainement un défi technique important. En effet, les quais reposent sur un système complexe et dense de fondations sur pieux, qui ont été enfoncées dans le sol afin de supporter les énormes charges prévues lors de la phase de conception. Un système complexe et entièrement automatisé de déchargement de porte-conteneurs sera créé sur les quais, avec de grands avantages et gains en termes d’efficacité, de coûts et de temps.

Enfin, la zone sur laquelle le port sera construit est caractérisée par des alluvions, donc des sols essentiellement mous, incapables, à eux seuls, de supporter des charges importantes dues aux travaux d’ingénierie réalisés par l’homme. Nous avons ensuite procédé à des travaux complexes consolidation des sols, grâce à la pré-application de charges capables de compacter le sol.

Afin de rendre le sol sableux de la région plus résistant, d’autres techniques d’ingénierie très intéressantes ont également été utilisées. Tout d’abord la technique du « Deep Soil Mixing », technique qui consiste à mélanger le sol du sous-sol avec des liants hydrauliques, qui garantissent et maintiennent une plus grande résistance aux charges verticales appliquées lors de la construction des ouvrages.

L’impact économique

Il semble clair que la construction d’un port aussi important aura des conséquences importantes sur l’ensemble de la structure économique, non seulement de l’Irak mais de toute la région. En effet, une fois les travaux terminés, le pays pourra réduire considérablement sa dépendance vis-à-vis des ports commerciaux des pays voisins. Un autre avantage dont disposera l’Irak est celui lié à un diversification de vos revenus des économies qui, jusqu’à présent, sont essentiellement liées à l’extraction pétrolière mais qui pourront à l’avenir aussi compter sur droits de transit et sur construction de zones industrielles dans les zones voisines.