Le pic de la quatrième canicule se situera début août, avec plus de 40°C : combien de temps cela va-t-il durer ?

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Après je orages du week-end dans le Centre-Nord, la circulation atmosphérique sur la Méditerranée se prépare à un nouveau et définitif changement de rythme. Le début de la semaine ne verra que les derniers vestiges d’instabilité au Sud, liés à un faible goutte froide en haute altitude autour de la Sicile ; un phénomène temporairedestiné à se résorber et à disparaître d’ici jeudi sous la pression des anticyclones.

Depuis mercredi 29 juilleten fait, les modèles confirment la puissante expansion de Promontoire nord-africainprêt à envelopper toute la péninsule et à donner le coup d’envoi de la quatrième vague de chaleur de l’été 2026.

Pointe estivale attendue du 1er au 5 août 2026 : prévisions dans les villes

La canicule s’annonce particulièrement prolongée et intense, s’étendant uniformément du Nord au Sud pour une durée globale estimée à8-10 août.

La première phase, que l’on peut définir de déclenchementira de 29 au 31 juillet: ces jours-ci, les thermomètres commenceront à augmenter constamment dans toutes les régions, dépassant facilement les 35-38°C dans les zones planes internes.

Le vrai pic d’été sera atteint entre1er et 5 aoûtlorsque la vague atteindra son intensité maximale avec le noyau le plus chaud positionné directement au-dessus de l’Italie. Dans cet intervalle, nous nous attendons à des valeurs généralisées de 38-40°C dans les zones de plaines et de vallées de toute la péninsule. Parmi les centres les plus chauds, ils se démarqueront Florence et Terni avec des pics allant jusqu’à 41°C (des sommets encore plus élevés ne sont pas exclus), tandis que des villes comme Milan et Rome ils s’installeront autour 38-40°C.

La nuit, la température ne descendra pas en dessous de 22-24 °C dans aucune zone côtière ou urbaine du pays, avec des valeurs bloquées au-dessus de 25-27 °C dans la vallée du Pô. Dans l’arc alpin, l’altitude de température nulle il remontera vers l’altitude de 5 000 mètresamenant des températures au-dessus de zéro jusqu’au sommet du Mont Blanc et accélérant la fonte des glaciers.

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Par la suite, entre 6 et 8 aoûtnous entrerons dans une phase de stase chaude généralisée: la puissante structure anticyclonique restera en effet stationnaire sur l’ensemble du pays, entretenant le climat de feu.

Qu’est-ce qui nous dit qu’il s’agira d’une canicule extrême ? Ce ne sont pas seulement des valeurs fondamentales

Pour comprendre la véritable ampleur et le caractère exceptionnel de cette canicule, on ne se contente pas de regarder les thermomètres de sol, souvent influencés par l’orographie et/ou l’urbanisation. L’analyse se concentre en effet sur température en altitude isobare de 850 hPaou environ 1 500 mètres d’altitude en atmosphère libreun fait fondamental puisque c’est à cette hauteur que se mesure la nature réelle d’une masse d’air.

Lors de cette quatrième vague, à 1500 mètres les thermiques ne descendront pas en dessous +22/24 °C pendant au moins 7 à 10 jourstouchant les sommets entre +26°C et +28°C proche des Alpes, le tout traduit dans unanomalie vraiment remarquable, même de +15 °C.

Il s’agit là d’une condition véritablement extraordinaire si l’on considère que, jusqu’à il y a quelques décennies, la présence d’un système isotherme +20 °C à 850 hPa, il était considéré comme un événement exceptionnel et réservé aux advections chaudes les plus extrêmes.

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De la chaleur torride à la chaleur étouffante : l’évolution de l’humidité

Dans les premiers jours de la rentrée, entre le 29 et le 31 juillet, la chaleur se manifestera principalement sous forme torrideavec faibles niveaux d’humidité et Soleil dominant sur presque toutes les régions.

Avec le passage du temps et persistance de l’anticyclonel’évaporation constante des bassins maritimes entourant l’Italie – caractérisés par des températures de surface déjà très élevées, entre 27 °C et 29 °C – augmentera l’air d’un quantité toujours supérieur à vapeur d’eau. A partir des premiers jours du mois d’août, la chaleur s’orientera donc vers un état de chaleur accablante sur les côtes et les plaines, augmentant la température perçue par le corps humain (Indice de chaleur).

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Le phénomène de subsidence : comment la chaleur en haute altitude est rejetée au sol

L’impact de ce palier chaud en altitude est encore amplifié par le mécanisme physique de affaissement atmosphérique. Au sein d’une puissante structure anticyclonique, les masses d’air sont continuellement poussées vers le bas.

Lors de ce mouvement vers la surface, l’air rencontre une pression progressivement plus grand et a tendance à se comprimer. Selon les lois de la thermodynamique, un compression adiabatique, c’est à dire sans échange thermique avec le milieu extérieur, provoque un augmentation immédiate et nette de la température.

L’air chaud présent en haute altitude est ainsi littéralement écrasé et surchauffé vers le sol où, combiné au fort ensoleillement estival de fin juillet, il fait s’envoler les colonnes de mercure jusqu’à des altitudes records.