Ah, le destin des Bleus… Tiens donc, et s’il tenait à l’alchimie entre deux artistes du ballon, Youri Djorkaeff et Zinédine Zidane ? Selon Aimé Jacquet, leur duo a-t-il vraiment changé la donne pour notre équipe nationale ? Plongeons dans le match, les doutes et les petits miracles qui ont tout bouleversé, sans rien inventer bien sûr.
Un avenir tricolore sur la sellette
- 1994 : Aimé Jacquet devient sélectionneur après le fameux traumatisme de France-Bulgarie.
- Les débuts ? Disons-le, ils frôlent la sortie précipitée. À l’été 1995, Jacques aurait pu ne faire que passer à la tête des Bleus.
- Un match nul arraché de justesse permet de sauver la baraque : en août, face à la Pologne, Youri Djorkaeff égalise dans les ultimes minutes d’un coup franc des 20 mètres. Sans ce petit bijou, Jacquet aurait, selon toute vraisemblance, fait ses valises.
Pas vraiment la sérénité… Les chiffres sont là : huit petits buts en neuf matches. L’équipe de France rame, peine à marquer, et l’essentiel ne tient qu’à un fil… ou plutôt au pied de Djorkaeff.
La naissance d’un duo : Zidane-Djorkaeff
Il faut attendre le 6 septembre 1995 pour voir un tournant décisif. Ce jour-là, au stade Abbé-Deschamps, la France affronte l’Azerbaïdjan. Les Bleus réalisent ce qui restera longtemps leur victoire la plus large (record battu ensuite seulement en 2023 face à Gibraltar).
Mais surtout, cette rencontre marque enfin l’association tant attendue de deux talents : Youri Djorkaeff et Zinédine Zidane alignés côte à côte dès le coup d’envoi. Jusqu’ici, Zidane n’avait débuté qu’en profitant de l’absence de Djorkaeff, surnommé le « Snake », et le duo n’avait joué ensemble qu’une petite vingtaine de minutes face à la Pologne.
Aimé Jacquet, lui, observe : « Mieux coordonné, c’est un duo qui va se bonifier », anticipe-t-il alors. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la complémentarité saute rapidement aux yeux.
Fin de l’ère Papin-Cantona : place aux nouveaux maestros
Privés d’équipe de France depuis janvier – l’un blessé au genou, l’autre suspendu pour un fameux coup de pied sauté à Manchester – Papin et Cantona sortent du tableau. Jacquet semble décidé à tourner la page. Un choix cornélien ? Pas vraiment, quand on voit l’opportunité que saisissent Djorkaeff et Zidane.
Dès le début, Djorkaeff s’illustre en bottant le corner à l’origine de l’ouverture du score pour Marcel Desailly. Puis il s’offre un doublé. Et comme s’il fallait couronner la fête, Zidane, pas en reste, inscrit un but à l’entame du dernier quart d’heure.
- Duo dynamique et efficace, non ?
- Aimé Jacquet est convaincu : l’avenir des Bleus se dessine entre les pieds de ces deux-là.
Le verdict d’Aimé Jacquet : un destin bleu et blanc (et un peu magique)
L’association entre Zidane et Djorkaeff, orchestrée dans un contexte où la France cherchait sa voie, marque donc un véritable tournant selon Jacquet. Le technicien tricolore, longtemps mis sous pression, voit son mandat sauvé par un but miraculeux, puis son horizon illuminé par l’éclosion de ce duo créatif.
Leur entente, née sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps, finit par s’imposer comme la clef du renouveau bleu. Voilà comment, selon Jacquet, l’équipe de France (et son propre sort) s’est retrouvée transformée, en laissant la musique du duo Djorkaeff-Zidane résonner sur les terrains… preuve que, parfois, il suffit de deux pour faire danser toute une nation.
Et si cette histoire vous inspire, n’hésitez pas à croire au pouvoir des duos, sur le terrain comme ailleurs : on n’est jamais à l’abri d’un joli foot de génie ou d’un coup franc salvateur !