La signification et les origines du proverbe italien

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

« Un cavallo donato ne regarde pas dans la bouche« C’est l’un de ces proverbes qui survit aux siècles et génèrent souvent des doutes: le sens explique que lorsque vous recevez un cadeau, il est bon de ne pas critiquer ou juger sa qualité mais de l’accepter avec gratitude. Ne traverse en aucune façon l’histoire du cheval de Troie. Dans les temps anciens, lorsqu’un cheval était une bonne valeur (il représentait un moyen de transport, il était important pour le travail et indiquait un certain statut social), la première chose qu’un acheteur expert contrôlait était la bouche, de dentitionen fait, l’âge estimé et donc le prix: un jeune animal valait plus, un vieux de moins.

De cette réalité, le dicton est né: Si l’animal est un cadeaumettre la main entre les lèvres pour examiner la valeur est impoli. Recevoir un cadeau ne signifie pas mesurer sa valeur matérielle, mais reconnaître le geste et l’intention de ceux qui l’offrent.

Le proverbe apparaît déjà dans Latin tardifc’est le témoignage le plus autoritaire et le plus précoce jusqu’à présent. Dans le Préface au commentaire à la lettre aux ÉphésiensÉcrit San Girolamo – le présentant explicitement comme Vulgar proverbium, Populaire dit – «… UT Vulgare Proverbium est: Les versements de dents d’EQI font un don».

Le maximum latin est attesté sous deux formes: celle de l’impératif négatif, « Noli equi denas intipicere donati »plus près du latin classique, et de la reddition gnomique passive, « Equi donati denteas pas inspiciuntur »répandu à la fin de l’ère médiévale et scolaire. Les deux transmettent le même précepte, même avec des registres différents.

Entre la Renaissance et l’ère moderne du début, le proverbe circule largement dans les collections des phrases: il apparaît dans le grand répertoire érasmien de EGA et passe en anglais avec John Heywood (Proverbes1546), qui le répare dans la formule qui est devenue canonique: « Aucun homme ne fait pour le lac un Geuen Hors dans la bouche ». L’édition du XIXe siècle des travaux rapporte même un antécédent imprimé vers 1510.

Il vaut la peine de clarifier un malentendu: Le dicton n’a rien à voir avec le cheval de Troie. La phrase est littérale et dérive uniquement de la coutume vétérinaire pour estimer l’âge et la qualité d’un cheval en observant leurs dents.