Le ski alpinisme fera ses débuts comme sport olympique à Milan-Cortina 2026. Nous avons eu l’occasion, lors de l’événement Technologie des sports d’hiverpour assister à une démonstration unique qui a transformé l’Aula Magna de l’Université Polytechnique de Milan en laboratoire de recherche. La séance de démonstration a été décrite par Professeur Carlo Gorla – professeur du Département de Mécanique – soutenu par Silvia Bosacciathlète né en 2006 et troisième au classement mondial et de Ivan Muradal’un des premiers champions du ski-alpinisme moderne, aujourd’hui entraîneur technique du Comité FISI des Alpes Centrales : ensemble, ils ont combiné science et esprit de compétition pour expliquer le suivi des données de ce sport.
Le nouveau programme olympique comprend deux spécialités de ski-alpinisme. Là sprint (hommes et femmes) est une course frénétique (environ 3 minutes) structurée en séries éliminatoires, demi-finales et finales. Les athlètes démarrent avec leurs skis, les enlèvent rapidement en les plaçant sur leur sac à dos pour affronter une section à pied sur les marches, les remettent pour la dernière montée et enfin enlèvent leurs peaux et se lancent dans la descente. Dans le relais mixteAu lieu de cela, chaque participant doit effectuer deux montées – en gérant les changements relatifs, qui nécessitent également l’application de peaux, et les sections à pied avec les skis sur les épaules – suivies de deux descentes.
Le test live : ce qui est surveillé en ski-alpinisme
Elle est montée sur le tapis roulant Silvia Boscacciathlète de l’équipe nationale des moins de 20 ans (troisième au classement mondial). Pour analyser sa performance, l’équipe de Polytechnique l’a « équipée » comme une astronaute. Qu’ont-ils mesuré ?
Le moteur : Métabolimètre (K5)
Silvia portait un masque relié à un sac à dos. Le métabolimètre ne sert pas à mieux respirer, mais à analyser les gaz :
- Combien oxygène consomme (O2)
- Combien dioxyde de carbone produit (CO2)

A quoi ça sert ? À partir du rapport de ces deux gaz, les ingénieurs comprennent quel « carburant » l’athlète brûle. Si vous êtes en régime aérobique et les graisses sont utilisées, l’effort peut être maintenu longtemps ; à mesure que la performance augmente, le mécanisme aérobie favorise l’utilisation de glucides, mais la durée durable est réduite : une nouvelle augmentation de l’intensité implique massivement le mécanisme anaérobiemais les performances peuvent être maintenues pendant des périodes beaucoup plus courtes. Tout cela peut être maîtrisé en mesurant avec une précision chirurgicale la seuils ventilatoires utile pour calibrer la formation. Le VO est également mesuré2max (consommation maximale d’oxygène) qui est un indicateur de la performance aérobie maximale que l’athlète est capable de délivrer, c’est à dire la « cylindrée de son moteur ».
Électromyographie (EMG)
Sur les muscles des jambes et des bras ont été appliqués électrodes. L’objectif est de comprendre quand et à quel point un muscle s’active. Si l’athlète changer de technique (du traditionnel pas alterné à la course, avec simple ou double poussée), l’électromyographie de surface nous indique quels muscles sont majoritairement sollicités pour chacune des techniques de progression et cela fournit des informations utiles pour entraîneurs sportifs pour définir un plan de renforcement musculaire personnalisé.
Mécanique : cinématique et forces
Il ne suffit pas de voir à quel point les muscles travaillent, mais il faut aussi mesurer lesquels forces utiles à l’avancement sont générés et voient comment l’athlète bouge. Grâce à des capteurs inertiels, des cellules de pesée et une analyse vidéo, les forces sont mesurées angles de poussée bâtons et indicateurs utiles pour décrire le mouvement, comme la position du centre de gravité ou le fréquence de pas.
Équipement et caractéristiques : bottes de 500 grammes
Pour ceux qui ont l’habitude de louer du matériel pour des vacances au ski ou d’utiliser des skis et des chaussures destinés à un usage touristique, les données sur le ski-alpinisme de compétition sont incroyables :
- Botte « Touring » : 1 à 1,5 kg.
- Botte de course : environ 500 grammes
UN skis de coursecomplet avec accessoires, ne pèse que 750 grammes. En ski-alpinisme, chaque gramme supplémentaire est un ennemi qui ralentit la vitesse en montée, mais il faut alléger sans trop pénaliser ses performances en descente.
Du laboratoire au voyage olympique
Les tests en laboratoire sont essentiels, mais la vraie neige est autre chose. C’est pourquoi l’équipe ne s’arrête pas aux tapis roulants : les données collectées sont validées sur le terrain, en réalisant également des séances sur des pistes similaires à de véritables circuits de course, conçues par les techniciens qui prépareront les pistes.
La réponse à des questions comme « est-il préférable de pousser avec deux bras en même temps ou de les alterner ? ce n’est plus « à mon avis ». La réponse est obtenue à partir de l’analyse de graphiques de consommation d’oxygène, d’activation musculaire, de vitesse et de forces, qui décrivent la performance et le coût énergétique pour l’obtenir. C’est ainsi que l’or est amélioré aujourd’hui : le cœur, les jambes et mégadonnées.