Il n’y a pas eu de fraude dans la victoire du candidat pro-russe en Roumanie

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Aucune fraude commise lors du premier tour des élections présidentielles en Roumanie. La Cour constitutionnelle roumaine l’a confirmé après avoir recompté les bulletins de vote. Le recomptage a été décidé en raison des accusations lancées par Christian Terhes, candidat qui s’est retiré prématurément des élections, qui affirmait que ses voix avaient été illégalement transférées au pro-russe Calin Georgescu, qui est ensuite arrivé en tête au premier tour avec 22,9. pour cent des voix.

C’est pour cette raison que la Cour a ordonné le recalcul des votes du premier tour, également en raison d’autres accusations sur le rôle dominant assumé par TikTok dans la campagne électorale de Georgescu, en plus de la prétendue ingérence étrangère dans le processus électoral, notamment attribuée à la Russie. .

Finalement, le président du Tribunal Constitutionnel, Marian Enache, a déclaré que les neuf juges du Tribunal étaient d’accord sur le manque de fondement des accusations, validant ainsi les résultats. Si le tribunal avait annulé les élections, cela aurait probablement envenimé une situation politique déjà tendue, de nombreux Roumains soupçonnant que les partis traditionnels du pays sans candidat sur le bulletin de vote ont tenté de manipuler le résultat.

Par sa décision, la Cour a donné son feu vert à l’ouverture de la campagne électorale pour le second tour des élections qui aura lieu le 8 décembre. Le second tour verra l’indépendant Georgescu, souverainiste et pro-russe, affronter la candidate de centre-droit Elena Lasconi du parti Union Sauvons la Roumanie (USR), qui s’est arrêtée à 19,1 pour cent des préférences au premier tour. Lasconi est journaliste et actuellement maire de la municipalité de Campulung, une ville située à un peu plus de 150 kilomètres au nord de Bucarest.

Dans les quelques jours qui restent à la campagne électorale, les deux challengers vont devoir tout donner pour amener à leurs côtés les électeurs encore indécis. Le bloc d’extrême droite, issu des élections législatives d’hier, peut compter sur trois partis qui sont entrés au Parlement et qui dépassent ensemble les 31 pour cent (Aur avec 17,9, SOS Roumanie qui a obtenu 7,3 et le groupe de jeunes Pot avec 6,4). Lasconi, de son côté, pouvait compter sur une large alliance entre forces démocrates et modérées pour former un front commun contre l’extrême droite : outre son USR (12,3 pour cent), le Parti social-démocrate (PSD) a remporté les élections législatives avec 22,1 pour cent. , les libéraux du PNL qui ont obtenu hier 13,2 pour cent, et l’Udmr, le parti de la minorité hongroise, qui a obtenu 6,4 pour cent. Sur le papier, il y aurait des chiffres pour battre l’extrémiste de droite Georgescu, mais il faudra ensuite voir concrètement comment les différentes forces politiques se comporteront.

Le résultat surprenant du premier tour avait vu la sortie fracassante des urnes des deux favoris – le premier ministre social-démocrate Marcel Ciolacu et l’autre candidat du souverainiste d’extrême droite George Simion, arrivés respectivement troisième et quatrième.