Gaza est une impasse, voici comment en sortir
Au lendemain de la fermeture de l’affaire mondiale de la flottille Sumud et du nouveau « plan » de Trump pour Gaza, j’essaie de soulever certains points et je explique pourquoi je considère le choix de l’Italie et de l’Europe pour rester défini pour éviter d’éviter sa non-pertinence.
Le plan de Trump pour Gaza: parce que Tony Blair parle (beaucoup)
Ce qu’on appelle le «plan de paix» est, en réalité, un appareil pour arrêter le feu et stabiliser la bande. Il ne résout pas la question israélo-palestinienne et encore moins à l’ensemble de la paix du Moyen-Orient, la paix présuppose que les deux parties acceptent des compromis politiquement toxiques, sur des populations radicalisées.
En Israël pendant des années, il a jugé une majorité qui, pour rester au pouvoir, a donné un espace décisif aux demandes religieuses les plus extrêmes. Jusqu’à ce qu’une coalition soit disposée à de vraies concessions émerger, une négociation crédible restera empêchée. Sur le front palestinien, il n’y a pas de représentation unitaire: l’ANP en Cisjordanie et au Hamas à Gaza sont des rivaux irréductibles. Le premier est laïque, épuisé par la corruption et la mauvaise légitimité; Le second est un mouvement islamiste qui, ayant atteint le pouvoir avec le vote, a ensuite neutralisé le pluralisme interne. Avec le Hamas, vous pouvez dans le plus l’arbre négocié, pas une paix durable, car sa vision politique religieuse ne contemple pas des compromis territoriaux définitifs.
La nature du conflit
Une guerre symétrique n’est pas en cours à Gaza: c’est une crise humanitaire avec une activité terroriste résiduelle et des opérations contre-apparition dans un environnement urbain très dense. La composante de chasse du Hamas a été sérieusement dégradée, mais la capacité de se camoufler parmi les civils transfère le frottement au plan où l’erreur (ou les abus) des forces de défense israéliennes (FDI) coûte plus cher, également sur le devant de l’opinion publique internationale. Les FDI sont parmi les forces les plus expérimentées au monde, mais les restes de l’os terrestre des conscrits et des réservistes: excellent pour la défense extérieure, moins formés avec des tâches policières prolongées dans un territoire hostile et politique. La combinaison du mandat ambigu, de la pression politique interne et de la fatigue opérationnelle est fertile pour les dommages collatéraux et les scandales judiciaires.
Quelle est la sortie? Pas une solution « militaire », mais une architecture diplomatique imposée de l’extérieur: l’incendie vérifiable cesse; accès humanitaire permanent; Une gouvernance transitoire de Gaza qui exclut les acronymes armés et qui est soutenu (et à égalité) par des garanties régionales; Un paquet incitatif-can est sur qui sabota. En cela, les États-Unis restent le seul acteur ayant une influence suffisante sur Israël et, par le biais des partenaires arabes, sur les homologues palestiniens. Et un élément non évil est le Qatar, sponsor et facilitateur historique du Hamas: sans Doha à la table, le levier sur Gaza reste la monque.
À Gaza aujourd’hui, le choix n’est pas entre la «paix» ou la «victoire», mais entre la gestion des risques et le confinement des dommages. L’Europe ne peut aider que si elle apporte des compétences civiles (fonds, couloirs, police frontalière sous un mandat) dans un cadre conçu ailleurs. Tout le reste est la rhétorique.