Peut-on imaginer une série à la fois irrévérencieuse, poignante et capable de mettre une claque aux super-héros classiques ? Eh bien, pour les critiques et de plus en plus de fans, la réponse s’appelle Peacemaker. Alors, cette série orchestrée par James Gunn mérite-t-elle vraiment de trôner sur le genre, et sur The Boys en particulier ? C’est le moment d’enfiler votre casque chromé : passons à la loupe ce phénomène survolté.
Une proposition qui sort du lot
Peacemaker n’est décidément pas une série super-héroïque comme les autres. Dès son lancement, la création de James Gunn a été perçue comme une proposition audacieuse, qui ose explorer des personnages complexes avec une fraîcheur peu commune dans le paysage saturé du genre. Certains critiques n’ont ainsi pas hésité à la juger supérieure à des poids lourds tels que The Boys.
- Loin de l’univers Marvel, Peacemaker s’affirme par son ton unique.
- Des personnages abordés avec une véritable audace.
- Une vision singulière du monde des super-héros qui change des sentiers battus.
Christopher Smith : un héros pas comme les autres
La série fait directement suite au film The Suicide Squad et s’intègre désormais au nouveau DC Universe (DCU). Elle suit Christopher Smith, alias Peacemaker, mercenaire jingoïste persuadé de maintenir la paix à tout prix – quitte à accumuler quelques cadavres dans la foulée. John Cena reprend son rôle avec brio, livrant une performance saluée pour sa vulnérabilité et sa capacité à révéler les multiples facettes de son personnage.
- Peacemaker doit intégrer l’équipe spéciale « Project Butterfly ».
- Mission ? Éliminer d’étranges créatures parasites prenant possession de corps humains.
- La distribution comprend notamment Danielle Brooks (Leota Adebayo) et Freddie Stroma (Vigilante).
Cette bande de bras cassés, tous plus déjantés les uns que les autres, livre des « performances solides » selon les critiques, enrichissant ainsi l’ensemble de la série.
James Gunn : Maître du chaos contrôlé
James Gunn, à la fois créateur, scénariste et showrunner, a été chaudement félicité pour une écriture qui mélange joyeusement vulgarité, cœur et pure folie – « un combo mortel », pour citer les critiques. Fun fact : c’est pendant son isolement lié au COVID-19 qu’il a conçu la série, écrivant les huit épisodes de la première saison (et en réalisant cinq au passage, histoire de ne pas s’ennuyer).
La deuxième saison promet, elle aussi, d’aller encore plus loin : notre cher Peacemaker y évolue dans une réalité alternative où il est carrément admiré en tant que héros. Cette suite s’inscrit intégralement dans le « Chapitre Un : Dieux et Monstres » du DCU, prenant place un mois après les événements du film Superman (2025). Le multivers n’a qu’à bien se tenir !
Peacemaker surclasse-t-il The Boys ?
La réception critique, elle, ne laisse aucune place au doute. La première saison grimpe à 93% sur Rotten Tomatoes – saluée pour la « vision décalée » de Gunn –, et la seconde fait encore mieux avec un impressionnant 99%. Score moyen de la série : 96%. Quant à The Boys ? Il tient un excellent 93% de moyenne sur ses quatre premières saisons… mais il doit donc se contenter d’être égalé ou dépassé.
- James Gunn « n’a jamais peur de mettre à l’épreuve ses personnages », rendant leurs victoires « mémorables » selon Graeme Virtue (The Guardian).
- La saison deux est décrite comme « encore meilleure que la première ».
Peacemaker s’affirme également dans la représentation : on remarque la caractérisation du personnage principal comme bisexuel, une dimension ajoutée par John Cena en personne, souhaitant offrir une vraie représentation LGBTQ+ dans le paysage DC. L’occasion de souligner que même chez les super-héros, il est précieux d’élargir le spectre des identités (même si le sarcasme s’invite parfois dans le débat public).
En résumé : Peacemaker se pose, avec fougue et panache, comme une étape majeure du nouveau DCU mené par James Gunn et Peter Safran, s’affranchissant avec bonheur du poids de ses prédécesseurs. Sa créativité débridée, son engagement (dans tous les sens du terme) et ses performances d’acteurs savoureuses en font un incontournable du moment. Alors, meilleure que The Boys ? Les scores parlent d’eux-mêmes – et les fans, visiblement, en redemandent.