c’est pourquoi il n’a jamais été fait

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

UN réservoir « sautant » et capable de filmer à 360°: non, ce n’est pas un véhicule étrange sorti d’un film de science-fiction, mais un brevet effectivement déposé dans 1942. Aussi folle soit-elle, cette idée avait pour objectif principal de résoudre certains problèmes courants parmi les chars, même si, comme nous le verrons, elle a fini par en créer de nouveaux et beaucoup plus graves.

L’idée du tank sautillant

Avant de voir les caractéristiques techniques de ce véhicule, je pense qu’il est intéressant de comprendre d’où est venue cette idée ?. En effet, à l’époque les chars présentaient divers problèmes, tels que :

  • protection du milieuqui était principalement frontale ;
  • changer de direction cela prenait du temps, étant donné que les véhicules étaient conçus pour avancer principalement en ligne droite et que, dans les virages, ils auraient pu exposer les côtés les moins blindés à l’ennemi ;
  • tourelle il ne pouvait être tourné que vers une cible, restant découvert par derrière pendant le tir.

Compte tenu de ces défauts, on a pensé qu’une solution possible à ces problèmes pourrait être un char de forme symétrique, capable de fournir la même protection globale et la même puissance de feu.

Le projet du tank sautillant

Ainsi est née une idée en apparence folle : celle d’un tank forme rondecapable d’offrir les mêmes capacités offensives et défensives globales. Évidemment, un tel véhicule serait compliqué à déplacer sur des chenilles ou sur des roues, c’est pourquoi l’idée est née d’insérer une sorte de jambe télescopique capable de « lancer » la cabine dans les airs et de la faire atterrir en toute sécurité plus loin sur le parcours. Cette technique aurait, entre autres, permis au char terrestre de n’avoir aucune zone vulnérable et de se transformer en un véritable bunker métallique. La structure principale était constituée d’une cabine en forme « Donut », de manière à s’adapter aux mouvements du piston.

Section de réservoir de saut

Dans l’ensemble, ils étaient présents 6 armes à feu séparées de 60° les unes des autresdont chacun a une amplitude de mouvement égale à 45°: cela aurait permis de minimiser les angles morts entre une arme et la suivante. De toute évidence, le cœur du wagon lui appartenait. »pied », Il fallait faire le saut : il s’agissait d’un piston rétractable à base octogonale qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’était pas actionné par un système hydraulique mais par des explosions de gaz à l’intérieur d’une chambre spéciale. En pratique, c’est le même principe qui entraîne les pistons d’un moteur de voiture, mais en plus gros. Pour le faire fonctionner, le carburant il serait injecté dans le haut du cylindre via des câbles extensibles et, avec une seule détonation, l’expansion du gaz permettrait au véhicule de bondir vers le haut, de se déplacer et de s’éloigner des dangers potentiels.

réservoir sautillant

Comme information technique finale, il est mentionné le nombre de membres à bord, qui est égal à 8:

  • 6 soldatsun pour chaque arme ;
  • un pilote;
  • un commandant.

Critiques du projet

Il y a une raison si ce char n’a jamais été construit… ou plutôt plusieurs.
À partir de mécanisme de sautdans le brevet aucune mention n’est jamais faite de l’impact possible sur la santé et le confort des occupants : même si un système d’amortisseur aurait pu être envisagé, il est probable que l’intérieur du wagon n’aurait pas été « mouvementé », mais aussi viser serait c’était presque impossible.

Un autre aspect critique est lié au fait que tous les masse du wagon serait concentré dans un point uniquele pied octogonal. En conséquence, il est probable que sur la plupart des terrains, le char aurait coulé, incapable d’effectuer des sauts ultérieurs. Au mieux, le chariot serait simplement resté coincé, au pire, le pied aurait pu rester coincé. casserprovoquant le cabine renversée. Il en va de même pour l’atterrissage dans des zones présentant même une pente minime qui pourrait facilement provoquer le véhicule renversé. Selon l’auteur du brevet, ce problème serait résolu ultérieurement en utilisant deux stabilisateurs gyroscopiques, mais aucun détail technique n’a été fourni à cet égard.

En bref, ces problèmes – ajoutés à d’autres problèmes critiques – signifiaient que ce véhicule n’a jamais été créé et qu’il n’est resté qu’une curieuse idée déposée dans un bureau de brevets.

Petite curiosité : l’homme derrière ce brevet absurde s’appelle Henri Wallace. Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur sa vie, à part son deux brevets: l’un est celui du char sauteur, l’autre est celui d’un stylo flexible en forme de serpent à rouler sur le poignet.

bracelet stylo serpent