Anthropic appliquera un filigrane pour identifier les textes générés avec Claude : Comment fonctionne le système C2PA

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Anthropique a annoncé une innovation importante : l’application d’un filigrane invisible sur les textes générés avec Claude. Ce filigrane sera utilisé pour rendre reconnaissablegrâce à l’utilisation de certains outils automatiques, le caractère artificiel d’un texteafin que tout le monde puisse savoir si cela a été traité d’une manière ou d’une autre avec l’IA d’Anthropic. Cette innovation permettra à Anthropic de se conformer à l’article 50 de la loi européenne sur l’IA, entrée en vigueur le 2 août, avec le système C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). La nouveauté ne se limitera cependant pas au seul marché européen et sera étendue par l’entreprise en dehors de l’UE.

Comment fonctionne le filigrane d’Antropic pour les paroles de Claude

La nouvelle annoncée par Anthropic sur cette page de support de Claude fait partie des engagements que la société dirigée par les frères Amodei a pris dans le cadre dearticle 50 du Code de bonne conduite sur la transparence des contenus générés par l’IA prévu par l’IA Act européen.

C’est pour cette raison que les modèles Claude ont été lancés dans l’Union européenne depuis 2 août 2026 ils seront les premiers touchés par la nouvelle. Anthropic travaille également à l’introduire également dans les modèles lancés avant le 2 août, pour lesquels la législation prévoit un délai fixé à 2 décembre 2026. A partir de cette date, les modèles précédents devront donc également s’adapter.

Le filigrane invisible sera appliqué à contenu produit par des modèles d’IA quel que soit le service par lequel ils sont fournis : Claude, la plateforme API Anthropic, Claude Code, Claude Cowork, Claude Tag, etc. L’application du filigrane est également attendue lorsque l’accès aux modèles se fait via AWS, Google Cloud ou Microsoft Foundry, même si Anthropic précise que «Les métadonnées de provenance signées peuvent ne pas être prises en charge sur toutes les plateformes, en fonction des fonctionnalités offertes par chaque plateforme.».

Le le filigrane sera intégré directement dans le contenu textuel généré. Dans le cas de Claude, il s’agira d’un filigrane invisible à l’œil humain qui ne devra pas changer le sens, la qualité ou la lisibilité des réponses fournies par l’IA. Le signal est inséré directement par le modèle au fur et à mesure qu’il génère le texte, il ne dépend donc pas du produit ou de l’interface que vous allez utiliser.

Une caractéristique intéressante concerne le fait que le filigrane peut suivre le texte même lorsqu’il est copié et collé ailleurs. Il peut également survivre à certains changements, même s’ils ne sont pas trop lourds (mais nous y reviendrons prochainement). Cela signifie que le filigrane ne sera pas simplement une étiquette visible à côté de la réponse de Claude, mais uninformations invisibles et intégrées dans le texte lui-mêmeconçu pour être identifié uniquement grâce à des outils spécifiques.

Qu’en est-il des fichiers générés avec les modèles Anthropic ? Par exemple des images au format JPG, PNG ou SVG ? Dans ce cas, le modèle joindra quelques métadonnées de provenance signées numériquement. Ceux-ci suivront le standard ouvert C2PA (Coalition pour la provenance et l’authenticité du contenu), développé pour enregistrer des informations sur la provenance du contenu numérique.

Les limites du système C2PA

Dans tout cela, il est bon de prendre en compte certaines choses limites de la technologie. Comme l’explique Anthropic «l’absence de marque détectable ne signifie pas que le contenu n’a pas été généré ou traité par l’IA». En effet, le contenu généré par Claude peut ne pas avoir de filigrane détectable si le texte a été fortement retravaillé, paraphrasé, incorporé à d’autres textes ou traduit et il en va de même si le passage est court et qu’il n’y a pas une quantité de texte suffisante pour faire une analyse précise. En ce qui concerne les métadonnées des fichiers, elles peuvent toutefois avoir été supprimées via une conversion de format, un enregistrement, des captures d’écran, etc.