Il suffit de regarder Emanuela Fanelli dans les yeux pour comprendre que derrière son irrésistible côté comique se cache une femme profondément sensible et authentique. Et c’est précisément cette partie d’elle-même qu’elle apporte à « Peccato », la série télévisée réalisée par Valerio Vestoso qui arrive sur HBO Max le 2 octobre, dans laquelle Emanuela elle-même imagine son avenir d’actrice en disgrâce.
Nous sommes en 2049 et Fanelli a 63 ans. Il vit dans un village isolé de la Vallée d’Aoste, il a derrière lui plusieurs échecs, mais il n’a pas perdu l’envie de vivre. C’est une femme honnête, qui aime la vie et qui ne semble avoir aucun regret même pour les erreurs qu’elle a commises : après tout, elle les a commises précisément parce qu’elle voulait vivre pleinement la vie.
Présenté en avant-première absolue à la Mostra de Venise, « Peccato » est un faux documentaire se déroulant dans un futur imaginaire, peuplé d’un défilé d’invités VIP et traversé de références à la culture pop et télévisuelle italienne. Il y a beaucoup de situations hilarantes dans ce spectacle, mais sous la surface comique de l’histoire se cache bien plus encore: une réflexion sur le temps qui passe, sur les échecs, sur l’amour, sur l’authenticité des défauts et la façon dont nous choisissons de parler de nous-mêmes, en nous prenant souvent trop au sérieux.
Dommage : la critique de la première série d’Emanuela Fanelli
« J’ai appris l’ironie auprès de ma famille »
« D’où m’est venue la capacité de m’autodévaloriser ? De ma famille. C’était une habitude quotidienne d’écoute. J’ai la chance d’avoir une famille composée de personnes avec un grand sens de l’humour. Et c’est un cadeau. »
« J’aime l’échec, les défauts, les gens malheureux : pas les héros »
« L’inspiration pour cette série est également venue de divers documentaires dans lesquels il y avait ces histoires de carrières, même de très jeunes, toujours en fête. Mais je voulais faire le contraire. J’ai aimé l’idée de raconter une histoire sur un pur échec. Quelque chose qui a mal tourné sans aucun fondement.
On voit dans la série cette femme qui est parfois mythomane, elle est égocentrique, elle est présomptueuse, elle est insupportable mais à un moment donné on se sent un peu ému par elle. Même les autres personnages ont des traits misérables car je suis un grand admirateur de ces défauts qui m’adoucissent et rendent les gens humains.
Les héros qui ne font jamais d’erreurs et qui disent aux autres comment vivre ne sont pas réels, ils ne sont pas humains et ils n’éveillent en moi aucun sentiment. »