Amende de 75 euros pour les piétons qui traversent la route avec leur téléphone portable : ce qui changerait avec le nouveau CdS

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE piétons que pendant traverser ou marcher sur la route, ils l’utilisent téléphones intelligents ils pourraient recevoir jusqu’à 75 euros d’amende: c’est ce qui est prévu dans le texte de base du nouveau Code de la route qui n’a cependant pas encore été approuvé. Pour l’instant, cette nouveauté ne reste donc qu’une hypothèse : d’ici le 13 septembre, les associations du secteur (comme l’ACI) devront se prononcer sur le texte du nouveau Code de la route.

En cas d’approbation, les piétons seront toujours autorisés à utiliser des mains libres ou des écouteurs, à condition que ces derniers permettent « au piéton de maintenir des capacités auditives adéquates dans les deux oreilles », comme le rapporte la revue spécialisée Quattroruote.

Entre autres choses, la Cour de Cassation, avec l’ordonnance no. 20140 de 2023, a déjà établi que dans le cas de piéton heurtéresponsabilité de conducteur Et exclu s’il est prouvé que le conducteur n’a pu empêcher l’accident de quelque manière que ce soit en raison du « comportement soudain, imprévisible et inévitable » du piéton.

Ainsi, pour la première fois, la notion de distraction pourrait être appliquée dans le Code de la route également aux piétons et pas seulement aux conducteurs de véhicules.

Il faut dire cependant que le Code de la route en vigueur a déjà durci les sanctions pour ceux qui utilisent un téléphone portable au volant : à l’heure actuelle, toute personne surprise en train d’utiliser un téléphone portable (même arrêtée à un feu rouge) risque une amende de 250 euros à 1 000 euros et suspension du permis de conduire de quinze jours à deux mois.

Ce que dit le projet du nouveau Code de la route et quand il pourrait être approuvé

Le nouveau Code de la route pourrait ainsi interdire aux piétons d’utiliser « les radiotéléphones, smartphones, ordinateurs portables, ordinateurs portables, tablettes et appareils similaires » lors des traversées (aussi bien sur les passages pour piétons qu’à l’extérieur de ceux-ci) et lors de leurs déplacements sur la route. Pour ceux qui traversent ou marchent, l’utilisation d’un haut-parleur ou d’un casque serait toujours autorisée, à condition qu’elle permette « au piéton de conserver des capacités auditives adéquates dans ses deux oreilles » et donc d’être conscient de ce qui se passe autour de lui. Toute personne ne respectant pas cette disposition sera passible d’une amende de 75 euros.

L’interdiction ne concerne cependant que la traversée et la marche sur la chaussée et ne s’applique pas aux trottoirs : lors de la traversée ou de la marche sur la chaussée, l’utilisation de téléphones portables ou d’appareils similaires n’est autorisée qu’en cas d’extrême nécessité et d’urgence.

Le véritable cœur de la règle, en réalité, ne concerne pas seulement le smartphone, mais plus généralement la notion de distraction. Le nouveau Code de la route pourrait en effet introduire certaines obligations qui n’existent pas aujourd’hui pour les piétons, comme contrôler l’arrivée de véhicules venant en sens inverse avant de commencer à traverser ou éviter d’effectuer des mouvements brusques ou imprévisibles comme des changements de trajectoire, sauf en cas de nécessité. Même dans ces cas, en effet, l’amende payée par le piéton s’élèverait à 75 euros.

Comme prévu, pour le moment, la proposition fait toujours partie d’un texte de basec’est-à-dire une version supplémentaire provisoire qui devra être examiné par les associations professionnelles avant de pouvoir être approuvé et devenir définitif. Il est donc possible que ces dispositions soient supprimées du texte final, ce qui pourrait introduire d’autres innovations comme le PEC obligatoire pour les automobilistes.

Sanctions pour conduite avec smartphone : ce que prévoit l’art. 173 du Conseil de sécurité

Si pour les piétons on est encore au conditionnel, pour ceux qui conduisent l’interdiction d’utiliser les smartphones est déjà en vigueur depuis quelques temps, les sanctions ayant été encore renforcées avec la réforme de 2024. La base de tout est l’article 173 du Code de la route, qui au paragraphe 2 interdit au chauffeur de utiliser des appareils radiotéléphoniques et des smartphones en conduisantordinateurs portables, ordinateurs portables, tablettes et appareils similaires qui nécessitent de retirer les mains du volant, même temporairement.

Quant aux piétons, l’utilisation d’appareils équipés de mains libres ou d’écouteurs est autorisée, à condition que le conducteur conserve des capacités auditives adéquates dans les deux oreilles et n’ait pas besoin d’utiliser ses mains pour les faire fonctionner.

Pour toute personne surprise au volant avec un téléphone portable, les sanctions varient désormais de 250 à 1 000 euros, auxquelles s’ajoute une sanction administrative qui comprend suspension du permis de conduire de quinze jours à deux mois. Les risques augmentent considérablement en cas de récidive : si la même personne commet la même infraction pendant deux ans, une amende comprise entre 350 € et 1 400 € et une suspension du permis de conduire d’un à trois mois sont appliquées.

Il est important de rappeler que l’utilisation d’un smartphone est également interdite aux feux rouges : l’arrêt, même temporaire, fait toujours partie du trajet et retirer les mains du volant représente toujours un risque pour la sécurité routière.