Des mosaïques et des dauphins découverts dans une caserne de pompiers de la Rome antique datant du IIe siècle après JC

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Des fouilles archéologiques en cours à Villa Celimontanasur la colline Caelienne, à Rome, ont mis au jour un édifice romain qui pourrait être un caserne du Vigilesle corps paramilitaire chargé de combattre les incendies et de maintenir l’ordre public dans la Rome antique. La découverte, annoncée par Surintendance Spéciale de l’Archéologie, des Beaux-Arts et du Paysage de Romedans le cadre des interventions financées par le Pnrr lors des travaux de consolidation du mur historique de la villa, fait encore l’objet d’étude et l’identification reste actuellement une hypothèse.

Le bâtiment, datant de 2ème siècle après JCconserve des pièces décorées de mosaïques au sol et de fresques. C’est précisément l’une des mosaïques qui a attiré l’attention des archéologues : sa composition présente en effet de fortes similitudes avec celle de la caserne du Vigiles d’Ostie, une des principales comparaisons connues pour ce corps de l’administration impériale. Sur la base de cette similitude, les chercheurs pensent qu’il est possible que le complexe appartienne à la V cohorte de Vigilesl’un des sept unités où était organisé le service de lutte contre les incendies de Rome. La Surintendance appelle toutefois à la prudence. Des études plus approfondies des structures et des découvertes seront nécessaires pour vérifier cette interprétation, car le bâtiment pourrait également être une résidence privée de haut standing.

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LE Vigiles ils ont été établis par l’empereur Août Dans le 1er siècle après JC et ils ont joué un rôle essentiel dans la vie quotidienne de la capitale, intervenant contre les incendies, effectuant des patrouilles de nuit et collaborant au maintien de la sécurité urbaine. Leur identifier une nouvelle caserne permettrait de mieux comprendre l’organisation des services publics dans la Rome impériale et la répartition des infrastructures dédiées à la protection de la ville.

La découverte fait partie des investigations archéologiques menées au sein du interventions de valorisation de la zone Celio. Pour l’instant, les archéologues préfèrent ne pas tirer de conclusions définitives : seule la poursuite des fouilles et l’étude des matériaux permettront d’établir avec plus de certitude la fonction originelle de l’édifice et son rôle dans le tissu urbain de la Rome antique.