Comment construire un terrarium en quatre étapes et comment l’entretenir

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE terrarium ce sont généralement des récipients en verre fermés (il en existe également des ouverts) qui abritent des plantes à croissance lente. Colorées et raffinées, elles sont un excellent moyen d’apporter un peu de nature dans votre maison, surtout si vous n’avez pas la main verte : ces mini serres sont en effet faciles à entretenir et très créatives à créer.

Nous avons créé un guide simple mais complet pour mieux comprendre les différents aspects cruciaux de la construction d’un bâtiment : que faire, ce qu’il faut éviter, quelles plantes choisir et quel système nous conviendra le mieux, expliquant également quelles étapes suivre et ce qu’il faut prendre en considération lors de la phase de conception.

La conception du terrarium

La première étape dans la construction d’un terrarium est la sienne conception. Que cultiver ? Que veux-tu observer ? Quel type d’écosystème développer ? Une idée pourrait être de partir de récipient.

Le conteneur doit offrir suffisamment d’espace pour insérer et atteindre la plante à l’avenir, en évitant les dimensions microscopiques. Pour ceux qui s’essayent aux terrariums pour la première fois, sauter sur des tailles plus petites pourrait être une arme à double tranchant : même s’il est vrai que moins de matériaux sont utilisés, la manipulation de la terre, des plantes et de très petits objets pourrait nécessiter l’utilisation de pinces et d’outils de précision. Il est donc préférable de commencer avec un récipient transparent à large ouverture, dans lequel il est facile d’insérer directement les mains ou les bras. Il est essentiel que le vase soit transparent, pour permettre le passage de la lumière nécessaire à la photosynthèse, encore mieux s’il est en verre : il est préférable au plastique car il est plus stable et laisse mieux passer la lumière.

Il n’est pas nécessaire d’acheter un vase spécifiquement : même à la maison il peut y avoir un récipient avec ces caractéristiques, et même s’il n’y a pas de couvercle, il n’y a pas de problème : il est possible de créer des terrariums ouverts et fermés, mais en faisant attention aux étapes suivantes (qui ne sont pas toujours interchangeables).

Sélection de plantes

La deuxième étape consiste à choisir le espèces végétales pour le terrarium.

Il est conseillé de sélectionner petites plantes à croissance lenteen faisant toujours attention à l’environnement que vous souhaitez recréer : ouvert et donc sec, ou fermé et donc humide. Par contre, les plantes pour terrariums fermés doivent tolérer une humidité élevée et une lumière diffuse (comme les fougères et les mousses, bien adaptées aux environnements humides et ombragés), tandis que les plantes succulentes se sont adaptées aux conditions arides grâce à leur métabolisme, qui réduit la perte d’eau par transpiration. Dans le premier cas, il faut donc s’assurer que le couvercle est bien fermé pour éviter que l’humidité ne s’échappe et n’assèche l’environnement.

Parmi les choix les plus courants et les plus facilement disponibles figurent :

  • Tradescantia zebrina (Commélinacées)
  • Tillandsia stricte – plante aérienne originaire d’Amérique du Sud (Bromeliaceae)
  • Sélaginella apoda – plante vasculaire primitive semblable aux lycopodes / mousse des prés (Selaginellaceae)
  • Hypoestes phyllostachya – plante à feuilles tachetées/à pois (Acanthaceae)
  • Népenthès – les plantes carnivores tropicales (Nepenthaceae)
Image

Stratification du substrat et choix du sol

En fonction de votre choix (contenant fermé ou non et espèces végétales apparentées), il faut s’assurer que les plantes puissent pousser dans un environnement favorable.

Il faut donc prêter attention à couche drainanteafin qu’il soit bien conçu pour éviter la stagnation de l’eau qui provoque une stagnation qui fait pourrir les racines. Des matériaux tels que le gravier ou l’argile expansée améliorent la percolation de l’eau et évitent la pourriture, la perlite et le sable augmentent la porosité du sol, tandis que le charbon actif est utilisé pour adsorber les substances organiques et prévenir la prolifération bactérienne. En résumé, le substrat de culture doit garantir un équilibre entre rétention d’eau et aération.

Pour recréer un profil de sol fonctionnel comme les profils naturels, vous devrez suivre cet ordre de bas en haut: couche drainante en graviers ou argile expansée, couche filtrante en charbon actif, couche de culture en tourbe ou fibre de coco avec ajout de sable ou de perlite et de matière organique pour favoriser le développement des racines.

Éclairage direct ou indirect

Image

La lumière est le principal facteur limitant de la photosynthèse mais peut provoquer une augmentation excessive de la température interne des plantes et entraîner leur mort. C’est pourquoi le choix de la source lumineuse peut être une étape cruciale.

La lumière indirecte garantit un apport énergétique suffisant sans surchauffe mais dans la maison elle peut être limitée et très incohérente. Alternativement, il existe la possibilité d’utiliser une lumière artificielle ad hoc. Il existe sur le marché une grande variété de produits spécifiques pour les terrariums et les plantes d’intérieur : des lumières qui émettent des longueurs d’onde spécifiques à des intensités et des durées réglables qui répondent aux plantes les plus exigeantes.

Et maintenant les mains dans la terre… 3, 2, 1, c’est parti !

En résumé : le choix du contenant, l’humidité relative, la température, l’intensité lumineuse et la capacité de drainage du substrat sont les principales caractéristiques qui déterminent la sélection des espèces et l’aménagement général du terrarium.

Voici une liste de ce dont vous aurez besoin :

  • Récipient en verre transparent, avec ou sans couvercle (bocal, aquariums anciens, vases à fleurs, dames-jeannes, etc.)
  • Cailloux ou cailloux ;
  • Charbon actif, meilleur s’il est enrichi en mousse de sphaigne et en fibre de coco ;
  • Sol spécifique pour les plantes sélectionnées (cactus, mousses, fougères, etc.) ;
  • Perlite ;
  • Sable fin ;
  • Cuillère de table;
  • Bâton;
  • Niveau (vous pouvez en fabriquer un en embrochant un bouchon avec une pique à brochette en bois) ;
  • Pinces et ciseaux (facultatif) ;
  • Décorations supplémentaires (sable coloré, coquillages, etc.) ;
  • Plantes sélectionnées.

Une fois que vous avez tous ces éléments, vous pouvez démarrer le processus.

Placez-les dans un récipient très propre et complètement sec cailloux ou gravierscréant une couche uniforme (la couche de drainage) d’environ 2 à 3 cm de hauteur. A ce stade, vous pouvez utiliser une cuillère ou un petit niveau DIY pour presser légèrement le gravier. Il devrait rester de petits espaces d’air qui agiront comme une cavité.

Image

Par la suite, il doit être distribué charbon actifmais sans couvrir toute la surface : il suffit de l’étaler de manière irrégulière. Cette démarche contribuera à prévenir les mauvaises odeurs et à garder l’environnement propre. Vous pouvez ensuite en ajouter un couche de sol suffisant pour accueillir les racines des plantes. Attention cependant : il faut éviter de remplir une grande partie du pot uniquement avec du substrat, car la plante aura besoin d’air et de profiter de sa petite atmosphère. Il est conseillé d’occuper environ 1⁄3 de l’espace avec de la terre et de laisser les 2⁄3 restants du conteneur libre.

À ce stade, vous pouvez planter les plantes, en commençant par le plus grand (qui occupera la majeure partie de la place) avec une petite spatule ou une cuillère à long manche. Les racines doivent être entièrement recouvertes et pas trop étroites. A ce stade il faut faire attention à ne pas trop presser la plante contre le verre, lui laissant un minimum d’espace pour se développer. Les autres plantes doivent être ajoutées en suivant la même procédure. Si vous le souhaitez, vous pouvez également insérer des éléments décoratifs comme des petites pierres, de la mousse ou du sable pour recouvrir le sol.

Enfin, les plantes doivent être vaporisées avec de l’eau et – si un terrarium fermé a été choisi – le récipient doit être placé à proximité d’un source de lumière non directe pendant quelques heures, sans mettre le capuchon. Il est recommandé de fermer le bouchon seulement après avoir attendu que le système ait absorbé l’eau nécessaire et laissé l’excédent s’évaporer. Le sol, en effet, doit être humide mais jamais détrempé. Enfin, vous pouvez fermer le récipient avec le couvercle.