Ensuite, le bulletin d’Europa Today qui vous raconte chaque lundi matin ce qui va se passer dans la semaine européenne à venir
En tête de l’ordre du jour
Le pilier européen – La présentation du plan d’action révisé relatif au socle européen des droits sociaux est attendue mercredi 22 juillet. La Commission est appelée à présenter de nouvelles initiatives ambitieuses pour assurer la continuité du plan d’action établi en 2021 et qui a défini trois objectifs à atteindre d’ici 2030 dans les domaines de l’emploi, de la formation et de la réduction de la pauvreté.
De quoi s’agit-il – Le socle européen des droits sociaux a été adopté pour la première fois lors du sommet de Göteborg (Suède) en 2017 et réitéré lors du sommet social de Porto quatre ans plus tard comme un outil visant à placer les citoyens européens au centre de la reprise post-Covid. Il s’agit de 20 principes et droits fondamentaux essentiels pour garantir des marchés du travail et des systèmes de protection sociale justes et efficaces, qui doivent se traduire par des résultats tangibles à travers un plan d’action spécifique. D’ici la fin de la décennie, les efforts conjoints des autorités nationales, régionales et locales, des partenaires sociaux et de la société civile doivent aboutir à au moins 78 pour cent d’emplois pour la population âgée de 20 à 64 ans, à au moins 60 pour cent d’activités de formation par an pour les adultes et à une réduction de la pauvreté pour pas moins de 15 millions de personnes menacées d’exclusion sociale.
D’où commençons-nous – Comme l’explique la Commission, la pandémie de Covid-19 et la crise économique qui a suivi ont interrompu une tendance positive de l’emploi, le taux d’emploi étant resté à 72,4 pour cent au troisième trimestre 2020. En 2022, seuls 39,5 pour cent des adultes ont participé à des activités d’apprentissage, tandis que les données d’Eurostat indiquent que plus d’une personne sur cinq dans l’UE est menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale (environ 95,4 millions de personnes), la pauvreté des enfants étant de 24,4 pour cent.
Ce qui est attendu – Face à un plan d’action en difficulté, mis encore plus sous pression par les dernières vagues de crises économiques et d’instabilités géopolitiques liées aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, la Commission a promis une révision cinq ans après son adoption. L’initiative sera présentée par la vice-présidente exécutive pour les droits sociaux et les compétences, Roxana Mînzatu, qui aura surtout pour tâche de fournir des données pour mesurer le progrès social de ces dernières années, étant donné l’absence de données sur les dépenses pour étayer les plans nationaux. « Nous devons faire plus, nous devons faire mieux et nous devons être plus rapides dans certains secteurs », a anticipé le vice-président de la Commission, évoquant notamment l’échec à atteindre les objectifs relatifs à l’éducation des adultes et à la lutte contre la pauvreté.
À propos de la lutte contre la pauvreté – Le 6 mai dernier, l’exécutif communautaire a présenté un plan ambitieux pour mettre en œuvre l’un des trois objectifs du plan d’action du socle européen des droits sociaux. Le paquet comprenait la toute première stratégie de lutte contre la pauvreté de l’UE, qui définit la stratégie visant à mettre fin à la pauvreté dans l’Union d’ici 2050, ainsi qu’une recommandation sur le renforcement de la garantie européenne pour l’enfance et une autre sur le renforcement de la stratégie pour les droits des personnes handicapées jusqu’en 2030.
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Autres sujets d’actualité
Un nouveau Premier ministre pour le Royaume-Uni – Après la démission de Keir Starmer et l’ascension d’Andy Burnham à la tête du Labour, l’ancien maire de Manchester prendra lundi 20 juillet ses fonctions de nouveau Premier ministre du Royaume-Uni dès qu’il aura reçu le poste du roi Charles III. Surnommé « le roi du Nord », Burnham est le camarade du parti de Starmer qui adopte des positions légèrement plus progressistes et a remporté le siège de député à la Chambre des communes lors de l’élection partielle de Makerfield, battant le parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage.
Vote de confiance en Moldavie – Le vote de confiance au Parlement moldave aura lieu mardi 21 juillet sur le nouveau gouvernement dirigé par le financier Vasile Tofan, nommé par la présidente pro-européenne de Moldavie, Maia Sandu, après la démission surprise de l’ex-premier ministre Alexandru Munteanu, en poste depuis seulement huit mois. Tofan a soutenu Sandu dans sa campagne de réélection de 2024 et son Parti Action et Solidarité (PAS) lors des élections législatives de l’année dernière. L’approbation du nouveau Premier ministre par le Parlement est presque certaine, étant donné que le parti au pouvoir possède 55 des 101 sièges, et parmi les objectifs déclarés du futur Premier ministre probable, il y a aussi l’adhésion de la Moldavie à l’Union européenne.
La zone euro en crise ? – Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se réunira entre mercredi 22 et jeudi 23 juillet pour faire le point sur la politique monétaire de la zone euro. Les marchés s’attendent à ce que les taux d’intérêt restent inchangés lors de la réunion, le taux de dépôt devant rester à 2,25 %, même si le regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et dans le détroit d’Ormuz a poussé les prix du pétrole à la hausse et maintenu les risques d’inflation à un niveau élevé. Après la trêve estivale, la BCE se réunira à nouveau pour donner les prochaines indications en fonction de l’évolution de la situation, avec la crainte que les taux puissent remonter en septembre pour contrer le choc inflationniste provoqué par les prix de l’énergie.
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Recherche et innovation – La réunion informelle des 27 ministres de l’UE responsables de la recherche et de l’innovation, ainsi que ceux des pays tiers et des représentants de la Commission européenne, se tiendra à Dublin du lundi 20 au mardi 21 juillet. L’objectif est de faire le point sur les priorités de la présidence tournante irlandaise du Conseil de l’UE, facilitant ainsi les travaux prévus lors des Conseils formels prévus en septembre et décembre. Les discussions porteront en particulier sur la manière de maximiser la contribution de la recherche et de l’innovation pour soutenir l’amélioration de la compétitivité, de la sécurité et de la prospérité de l’Europe.
Les défis climatiques – Entre jeudi 23 et vendredi 24, toujours à Dublin, se tiendra également la réunion informelle des ministres de l’UE responsables de l’environnement et du climat, avec le même objectif (les Conseils Environnement formels se tiendront dans ce cas en octobre et décembre). La réunion permettra aux ministres d’échanger leurs points de vue sur les défis climatiques et environnementaux à long terme, de la révision du système ETS au nouvel objectif climatique pour 2040 et d’autres sujets.
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Du Parlement européen
Enjeux économiques transatlantiques – Une délégation de la commission des affaires économiques et monétaires (Econ) se rendra à Washington du lundi 20 au mercredi 22 juillet pour discuter des perspectives économiques et géopolitiques mondiales, de l’agenda politique américain et de l’évolution des secteurs bancaire et financier. Les députés rencontreront des membres de la Chambre des représentants, des responsables du Trésor, du Fonds monétaire international, de la Securities and Exchange Commission et de la Commodity Futures Trading Commission.
Crise européenne du logement – Les membres de la Commission spéciale sur la crise du logement dans l’UE (Hous) se rendront à Helsinki (Finlande) et à Riga (Lettonie) du lundi 20 au jeudi 23 juillet pour examiner les défis du logement et les solutions innovantes possibles dans les deux pays membres. Les députés rencontreront des autorités nationales et locales, des fondations et des organisations professionnelles actives dans le secteur du logement. Ils examineront également les politiques de logement social, les approches innovantes et durables en matière de construction et de rénovation, l’équilibre entre les droits des propriétaires et ceux des locataires et l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes.
Mission en Chine – Une délégation de la commission des affaires étrangères (AFET), conduite par le président David McAllister et comprenant également l’Italienne Lucia Annunziata (S&D), se rendra en Chine du mardi 21 au jeudi 23 juillet pour une série de réunions à haut niveau avec les autorités chinoises. Les discussions porteront sur l’évolution des relations entre les deux blocs, avec une attention particulière sur les implications géopolitiques des déséquilibres économiques croissants, la guerre russe en Ukraine, la situation des droits de l’homme en Chine, ainsi que la paix et la stabilité dans la région indo-pacifique. Les sujets d’intérêt commun comprennent le maintien du multilatéralisme, la santé publique internationale et la diplomatie climatique.
En Egypte, mais pas en Tunisie – Une délégation composée de cinq députés européens, conduite par le président de la sous-commission des droits de l’homme (Droi), Mounir Satouri (Verts/ALE), sera en mission en Egypte jusqu’au mercredi 22 juillet pour discuter des questions liées aux droits civils et politiques, aux libertés fondamentales, aux droits socio-économiques, aux droits des femmes et à la protection des réfugiés. La délégation devait également effectuer une mission en Tunisie, mais a reçu une demande des autorités tunisiennes de report.
Coin Royal
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Après l’élection de Peter Magyar, les relations entre la Hongrie et l’Union européenne connaissent un tournant. Le Conseil de l’UE a approuvé le nouveau plan de relance et de résilience de Budapest, ouvrant la voie au décaissement d’environ 10 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le plan précédent, élaboré sous Viktor Orban, avait été dépassé par des retards et des difficultés de mise en œuvre. Le nouveau Rrp prévoit des réformes sur la transparence, la lutte contre la corruption, les marchés publics, l’implication des partenaires sociaux, l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’État de droit, questions au centre du conflit avec Bruxelles ces dernières années. Parallèlement, le gouvernement a présenté une loi visant à créer un bureau indépendant de lutte contre la corruption et a entamé le processus d’adhésion au Parquet européen.
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