L’épave d’un navire romain vieux de 1 700 ans mise au jour : amphores et outils anciens retrouvés

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Après des années de recherche sous-marine, le détruire Romain de Ses Fontanellesdécouvert dans 2019 au large de Playa de Palma, un Majorquec’était complètement rétabli. Il s’agit d’un ancien navire romain du IVe siècle après JC découvert à Majorque en 2019, à quelques centaines de mètres de la plage près des Meravelles et dans des eaux peu profondes. L’opération, coordonnée par Conseil de Majorque au sein du projet Archéomallornautamarque une étape fondamentale dans l’étude de l’une des épaves de l’Antiquité tardive les plus importantes découvertes en Méditerranée occidentale, parmi les mieux conservées.

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Le navire, daté de 4ème siècle après JCgisait à quelques mètres de profondeur et était resté protégé pendant des siècles par des sédiments marins, ce qui favorisait la conservation non seulement de la coque, mais aussi de nombreux éléments de la cargaison et des équipements de bord. Au cours des opérations, les archéologues ont récupéré des centaines de trouvaillescomprenant des amphores destinées au transport de denrées alimentaires, des fragments de la structure en bois du navire, des cordages de 90 mètres, des paniers, des restes de voiles en lin et deux ancres. Parmi les trouvailles figurent également des chaussures, des pièces de monnaie et un outil semblable à une perceuse.

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L’épave représente un témoignage exceptionnel du commerce maritime en Méditerranée à l’époque de l’Antiquité tardive. Les amphores et les inscriptions peintes sur certains récipients fournissent déjà de précieuses informations surorigine des marchandisessur les routes commerciales et sur l’organisation des transports navals dans une période de profondes transformations de l’Empire romain.

La récupération du navire a été rendue possible grâce à collaboration entre archéologues sous-marins, restaurateurs, biologistes marins et spécialistes de la conservation de matériaux anciens. Chaque élément a été documenté, cartographié et extrait du fond marin selon des procédures conçues pour préserver son intégrité, car le bois et autres matières organiques, une fois remontés à la surface, nécessitent des traitements spécifiques pour éviter une détérioration rapide. Avec l’achèvement des fouilles et la récupération de l’épave, une nouvelle phase du projet s’ouvre désormais. Les découvertes feront l’objet d’une restauration et d’une analyse multidisciplinaire qui nous permettront d’approfondir l’histoire du navire, sa cargaison et les techniques de construction utilisées par les chantiers navals romains. Les enquêtes permettront également de clarifier les circonstances du naufrage et de reconstituer avec plus de précision le voyage qu’effectuait le navire lorsqu’il a coulé dans les eaux au large de Majorque.