De la chaleur extrême aux orages intenses : pourquoi des vents supérieurs à 100 km/h sont attendus et quel est l’effet radiateur

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le gigantesque bulle de chaleur L’extrême qui a littéralement piégé l’Italie ces dernières semaines est sur le point de subir son premier véritable choc. Dans les prochaines heures, nous verrons une progression panne de haute pression: un changement qui, bien qu’attendu par ceux qui ne supportent plus la chaleur, entraîne avec lui une charge d’énergie thermique prête à exploser. Une légère baisse de pression en altitude attendue entre le lundi 29 et le mardi 30 en fait, cela suffira à rompre le délicat équilibre atmosphérique, déclenchant d’intenses tempêtes qui frapperont dans un premier temps le Alpes et Préalpespuis versez dessus Vallée du Pôavec une aggravation attendue entre le mercredi 1er et le jeudi 2 au matin en raison de l’entrée d’air plus frais. Ensuite, entre le jeudi 2 et le vendredi 3cette instabilité glissera vers les régions de Centre-Sudapportant également des averses et des orages sur ces secteurs. Les zones les plus touchées pourraient être la Triveneto, l’Émilie-Romagne, le Latium et la Campanie.

Image

Prédire letrajectoire exacte La compréhension de ces phénomènes constitue l’un des défis les plus difficiles à relever pour les supercalculateurs et les modèles mathématiques. La raison est purement physique : il y a tellement de chaleur accumulée dans l’atmosphère que des orages peuvent se former soudainement partout où se crée le moindre courant d’air, surtout en l’absence d’un véritable front suivant une certaine direction. Dans ce scénario, le mer Méditerranée joue un rôle à la fois crucial et inquiétant. Avec enregistrer les températures de surface qui ont touché le 29°Cnotre mer a cessé de faire son travail classique d’atténuation du climat et s’est transformée en carburant pour les intempéries.

Parce qu’on risque des grêles et des vents à plus de 100 km/h

Le véritable danger de cette transition climatique est lié à gravité des phénomènes convectifsou les mouvements verticaux de l’air. Lorsque l’air frais entrant entre en collision avec la couche chaude et humide préexistante au sol, l’air chaud sera littéralement projeté vers le haut à des vitesses folles. C’est la recette parfaite pour la naissance de supercellulesles tempêtes les plus dangereuses de toutes, capables de générer des tempêtes de grêle avec de grosses pierres.

Parallèlement à la grêle, une attention maximale doit être accordée au phénomène de rafale. Souvent confondue avec une tornade, une rafale descendante est une colonne d’air froid qui descend perpendiculairement à la tempête et heurte violemment le sol, puis s’étend horizontalement dans toutes les directions. Cela crée des rafales de vent linéaires pouvant dépasser 100km/hdéracinant des arbres et arrachant des toits avec une violence semblable à celle d’une tornade.

L’illusion de fraîcheur et l’effet « radiateur » de la Méditerranée

Si vous pensez qu’après cette phase, l’été redeviendra doux comme autrefois, les nouvelles ne sont malheureusement pas les meilleures. Les dégâts thermiques sont désormais terminés. Avec une mer aussi bouillonnante et une atmosphère surchauffée jusqu’aux hautes altitudes, leL’inertie thermique du système est énorme et il est malheureusement utopique d’espérer une baisse durable des températures. Le rafraîchissement et la baisse partielle de température des prochains jours seront un soulagement temporaireamplifié simplement par le fait que nous venons d’une période météorologique anormale.

La trêve, en effet, sera courte et s’annonce comme une simple parenthèse. Les projections à moyen terme indiquent que ce passage instable ne laissera pas de traces profondes : dès le week-end prochain, le grand anticyclone subtropical pourrait revenir influencer notre péninsule, rétablissant les conditions de stabilité et bloquant à nouveau l’Italie en proie à la grande chaleur.