Pour les entreprises de restauration et les services alimentaires, le gaspillage alimentaire représente un enjeu majeur. Au niveau mondial, la FAO estime ainsi qu’environ un tiers de la nourriture produite chaque année est en réalité non consommée. Au Québec, ce sont ainsi plusieurs tonnes d’aliments consommables qui sont perdues tout au long de la chaîne alimentaire. Il existe néanmoins des solutions permettant de limiter l’ampleur de ce gâchis.
Des répercussions multiples
La production de nourriture génère des gaz à effet de serre principalement liés à son transport. De nombreux produits sont, en effet, cultivés à un endroit du globe avant d’être expédiés, par avion ou par bateau, à un autre. Cette pollution, pourtant évitable grâce au savoir-faire logistique de Colabor, impacte négativement l’environnement. Sur le plan économique, le gaspillage alimentaire fragilise la rentabilité des entreprises, notamment dans le secteur de la restauration où les marges sont déjà particulièrement minces. Il pose également un problème moral et un paradoxe difficilement acceptable dans un contexte d’insécurité alimentaire concernant de nombreuses personnes dans le monde, y compris au Québec.
Adopter des pratiques durables
La réduction du gaspillage passe nécessairement par l’adoption de nouveaux modes de consommation et par une meilleure gestion des aliments.
Valoriser les produits
En cuisine, de nombreuses astuces permettent de limiter la production de déchets alimentaires. Tout d’abord, les portions trop généreuses sont proscrites en raison des pertes qu’elles génèrent. Grâce à des formats variés, le consommateur dispose d’options pour mieux ajuster ses besoins. L’utilisation complète des produits, les dons à des banques alimentaires et la transformation des denrées invendues en plats du jour, en garnitures ou en potages représentent pareillement des solutions pertinentes.
Le compostage
La vie d’un aliment ne s’arrête pas toujours lorsqu’il ne peut plus être consommé. Certains d’entre eux, appartenant à la catégorie des déchets organiques, sont éligibles au compostage. Il s’agit d’un processus biologique capable de les dégrader et de les transformer grâce à l’action de bactéries et d’autres animaux, dont des vers. Il en résulte un produit valorisable. Comparable au terreau et nommé le compost, il est utilisable ensuite pour, par exemple, produire d’autres légumes.
Mieux gérer les stocks
L’objectif consiste ici à commander uniquement ce dont l’entreprise a réellement besoin. L’approvisionnement responsable exige, en revanche, une planification sans faille. Le renouvellement des stocks est ainsi établi à partir d’une analyse rigoureuse des ventes passées. Il doit par ailleurs tenir compte de la saisonnalité de certains aliments. Des inventaires réguliers, le suivi des dates de péremption ou des commandes automatisées grâce à des outils numériques ou encore l’application de la méthode FIFO (First In, First Out) facilitent et sécurisent cette délicate gestion.
Sensibiliser tous les acteurs
Enfin, la réussite de ce nécessaire changement implique la sensibilisation de chaque intervenant. Dans un premier temps, les équipes doivent être formées aux bonnes pratiques de gestion alimentaires. Ensuite, des objectifs seront définis afin de les motiver et de les faire pleinement adhérer au projet de l’entreprise. Colabor se tient aux côtés des professionnels afin de les aider à faire évoluer et à structurer efficacement leurs activités.