Les ex-voto sont objets offerts à Dieu ou à un saint pour le remercier après la réalisation d’un événement considéré comme miraculeux ou pour invoquer sa protection, ils sont généralement donnés à un sanctuaire, qui les expose dans des salles spéciales. Le ex voto « pour la grâce reçue » elles peuvent être faites pour les raisons les plus diverses, par exemple pour avoir échappé à un danger, comme une maladie ou un accident de la route. Dans d’autres cas, les ex-voto sont donnés pour solliciter l’intervention de la divinité: non pas pour la grâce reçue, mais pour la recevoir.
Bien que des objets ayant des fonctions similaires existaient déjà dans le monde antique, sous leur forme actuelle, les ex-voto ils ne datent que du 16ème siècle. Parmi les artistes qui, au cours de leur carrière, ont créé des ex-voto figurent également peintres de renommée mondialecomme Raphaël. Outre les peintures, les ex-voto comprennent pendentifs, coeurs en métal ou en argentcires de parties du corps et autres symboles personnels.
Ce qu’ils sont et à quoi ils servent
Ex-votos (du latin « suite à un vote », littéralement « pour le vote, pour la promesse » ) sont des objets offerts à la divinité pour demander une faveur ou comment acte de remerciement pour la réalisation d’un événement que l’on croit dû à une intervention divine : ils rapportent souvent l’expression « reçu par grâce » et représentent donc leaccomplissement d’un vœuune promesse faite à la divinité. Peintures, cœurs ou parties de corps en cire, pendentifs et autres objets sont laissés dans les églises, sanctuaires ou lieux sacrés. comme l’accomplissement d’une promesse faite à Dieu, à la Madone ou à un saintsouvent accompagné de la formule « reçu par grâce ».

Tous les ex-voto sont un exemple de dévotion populairebasé sur l’hypothèse que la divinité intervient dans les affaires humaines. En plus d’être des signes de gratitude et de foi personnelle, ils témoignent d’événements quotidiens et privés.se transformant au fil du temps en sources précieuses pour l’histoire culturelle, sociale et artistique. La coutume du don d’ex-voto est répandue en Italie et dans de nombreux autres pays catholiques : idéalement offerts à Dieu, à Jésus, à la Madone ou à des saints spécifiques, ils sont généralement donnés aux églises et aux sanctuaires, dont certains aménagent des salles. conçu pour les exposer au public.
Dans de nombreux cas, les ex-voto pour la grâce reçue consistent en petites images illustrant le miracle reçu: une personne malade hospitalisée, avec ou sans présence de figures divines, dans le cas d’ex-voto donnés suite à la guérison d’une maladie ; la scène d’un accident de voiture si vous voulez remercier Dieu (ou un saint) d’avoir survécu à la collision ; etc. D’autres ex-voto, notamment ceux proposés pour demander une grâce, prennent plutôt la forme d’objets symboliques.tels que des pendentifs ou des objets, exposés dans des salles spéciales à l’intérieur des sanctuaires.

Histoire des ex-voto : des objets qui racontent des miracles
Le terme ex voto signifie littéralement « suivre un vœu », c’est-à-dire une promesse faite à Dieu ou à une figure sacrée en échange de son intervention. La fonction principale de ces objets est de rendre grâce pour une grâce reçue – une guérison, une vie sauvée, un danger surmonté – mais parfois aussi de témoigner publiquement de l’accomplissement de cette promesse. Cette pratique a ses racines dans les religions anciennesoù l’offrande aux dieux était un geste de gratitude ou de demande, puis fut acceptée et retravaillée par le christianisme, se diffusant jusqu’à nos jours dans de nombreuses cultures religieuses. La pratique de l’offrande était répandue chez de nombreux peuples cadeaux aux dieux pour les remercier après avoir reçu une grâce ou pour les « inciter » à agir si leur intervention était nécessaire. La tradition ne s’est pas arrêtée après l’avènement du christianisme, cependant, sous leur forme moderne, des ex-voto existent environ du XVIe siècle. Au début, la coutume d’en faire don n’était répandue que parmi les personnes aisées, mais au fil des années, elle s’est étendue à toutes les classes sociales.
Au fil du temps, ces objets ont pris le relais formes et matériaux très différents: bronze, terre cuite, cire, argent, or, bois, tissus, mais aussi petits objets du quotidien. En plus des tableaux peints classiques, on les trouve figurines, bijoux, maquettes de bateaux, couronnes de mariage, béquillesmême les représentations de parties du corps guéries. Chacun d’eux raconte une histoire : la peur, la maladie, l’espoir d’un miracle ou la gratitude pour une vie sauvée.

Même de grands artistes se sont essayés à ce genre. Raphaëlpar exemple, en ont peint, et au fil des siècles, il y a eu des peintres spécialisés dans les ex-voto, à tel point qu’ils en ont créé des centaines. Mais leur valeur n’est pas seulement religieuse : ce sont de véritables documents de vie, précieux pour comprendre comment les hommes de toutes les époques ont affronté les épreuves de l’existence, des maladies aux malheurs quotidiens.

Chaque ex-voto est aussi un « témoignage public »une manière de dire aux autres : « Voici, la grâce est arrivée, la foi a opéré ». Dans les tableaux, on voit des miracles, des accidents, des guérisons, mais aussi des scènes de vie domestique ou professionnelle : d’authentiques coupes du monde populaire. Aujourd’hui encore, de nombreux sanctuaires italiens conservent des collections d’ex-voto de toutes les époques, véritables galeries de foi et d’humanité.
Et peut-être que les racines de tout cela sont encore plus anciennes : certains chercheurs pensent que les premières traces d’ex-voto remontent au Paléolithique, dans les mains imprimées sur les parois des grottes. Un geste simple mais universel : laisser une trace, un merci, un souvenir de soi face au mystère de la vie.
De grandes collections d’offrandes votives sont possibles admirer dans certains sanctuairesdont le sanctuaire de la Consolata à Turin, le sanctuaire de Nostra Signora del Boschetto à Camogli, le sanctuaire de Montevergine près d’Avellino. D’autres ex-voto font partie de collections privées, parmi lesquelles celui du Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis (la plus grande bibliothèque médicale au monde), qui conserve une collection d’ex-voto à caractère « santé », donnés à la suite de guérisons « miraculeuses ».