Cancer : le groupe sanguin qui inquiète, les chercheurs alertent sur un risque bien plus élevé selon votre profil

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Imaginez un instant : et si le simple fait d’appartenir à un groupe sanguin précis pouvait modifier votre probabilité de développer un cancer ? Ce n’est pas un scénario de film catastrophe, c’est le fruit de plusieurs études récentes qui pointent un lien troublant entre nos globules rouges et notre santé à long terme. Selon ces recherches, certains groupes sanguins pourraient bien porter un risque caché… Alors, devez-vous courir demander votre carte de groupe sanguin ? On lève le mystère, globule après globule !

Les groupes sanguins : bien plus qu’une affaire de transfusion

Les groupes sanguins, ces fameux A, B, AB et O que l’on cite parfois dans les films ou à la maternité, sont loin d’être de simples étiquettes médicales. Définis par le système ABO, ils dépendent de la présence ou non de certains antigènes à la surface de nos globules rouges. En résumé : un vrai passeport interne, valable dans tous les hôpitaux et dans bien des situations de santé.

Outre leur rôle capital pendant les transfusions sanguines, ils agissent aussi en coulisse sur :

  • Notre réponse immunitaire
  • La coagulation du sang (pratique, pour éviter de mauvais scénarios…)
  • Notre vulnérabilité à certaines maladies

Petite anecdote : récemment, une étude a même mis en avant le groupe sanguin avec lequel on vieillirait le mieux. Comme quoi, connaître son groupe, ce n’est pas que pour la poche de sang !

Groupes sanguins et cancers : avez-vous tiré le bon numéro ?

Si des travaux antérieurs avaient déjà pointé du doigt l’influence du groupe sanguin sur diverses maladies comme les infections ou les soucis cardiaques, la science vient aujourd’hui ajouter le cancer à la liste de ses préoccupations. Et pas qu’un peu !

Une vaste étude iranienne menée auprès de 50 000 personnes a suivi les participants pendant sept ans. Résultat ? Les groupes A, B et AB n’ont pas vraiment gagné le gros lot : ils présenteraient une probabilité plus élevée de développer certains cancers par rapport aux heureux détenteurs du groupe O. Pour résumer les chiffres qui font réfléchir :

  • Le groupe A aurait un risque six fois supérieur de développer un cancer colorectal ou de l’intestin.
  • Les groupes A, B et AB affichent 55 % de risque en plus pour le cancer de l’estomac.
  • Une autre étude sur 18 000 adultes indique que les personnes du groupe AB sont 45 % plus susceptibles de souffrir d’un cancer du foie.
  • Petit rayon d’espoir : le groupe O semble offrir une protection naturelle contre certains cancers. Les patients O et AB ont un risque réduit d’environ un sixième pour le cancer du pancréas.

Vous sentez une goutte de sueur froide perler ? Respirez, le groupe sanguin n’est pas une condamnation : il indique des tendances, pas des certitudes. N’allez pas troquer vos globules droits contre des O !

Pourquoi ces différences ?

Voilà la question qui turlupine les scientifiques. La cause exacte de ces disparités reste floue. L’une des hypothèses serait que les antigènes propres à chaque groupe influencent la façon dont notre organisme réagit aux menaces (microbiennes ou autres) pouvant conduire au développement de cancers. Bref, les globules auraient leur petit caractère !

Cela dit, ne tombons pas dans la parano : ces chiffres doivent être interprétés avec précaution. D’autres facteurs pèsent dans la balance :

  • Le tabac
  • L’alimentation
  • La consommation d’alcool

Autant d’habitudes de vie qui continuent à jouer un rôle au poker de la santé.

Et en France, c’est quoi la tendance ?

Avant de vous lancer dans l’identification frénétique de votre groupe sanguin, petit point sur la répartition nationale :

  • Groupe A : plus de 44 % de la population (dont 7 % en rhésus -)
  • Groupe O : 42 % (6 % en rhésus -)
  • Groupe B : 10 % (1 % en rhésus -)
  • Groupe AB : 4 % (1 % en rhésus -)

Si vous ignorez à quelle catégorie vous appartenez, pas de panique. Il existe plusieurs manières simples de le découvrir, notamment grâce à une prise de sang prescrite par votre médecin (ou lors d’une grossesse, par exemple).

Gardez en tête : le lien entre groupe sanguin et cancer est loin d’être élucidé. Mais les perspectives qu’ouvrent ces études sont prometteuses pour la prévention et la surveillance médicale. Alors, quel que soit votre groupe sanguin, le plus important reste d’adopter une hygiène de vie équilibrée et de rester vigilant face aux facteurs de risque connus. Et puis, après tout, peu importe la lettre sur votre carte : ce qui compte, c’est ce que vous en faites !