Ryanair demande la démission de von der Leyen: "Ne fait rien pour défendre les voyageurs européens"

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Ryanair a demandé la démission d’Ursula von der Leyen, une demande sans précédent en Europe auprès d’une entreprise. La compagnie aérienne à faible coût a envoyé une lettre ouverte au président de la Commission, l’invitant à partir si elle n’intervient pas pour protéger le marché unique des vols européens, a mis en difficulté ces derniers jours contre les frappes des contrôleurs de vol nationaux français.

Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, la compagnie aérienne irlandaise a rappelé que les frappes estivales des contrôleurs de vol français avaient provoqué l’annulation de 1 500 vols et affecté les programmes de voyage de plus de 270 000 citoyens de l’UE. Selon la société, 90% de ces annulations de vol auraient été évitées si des avions en transit sur le territoire français avaient été protégés pendant les frappes des contrôleurs.

Les accusations

« Malgré les appels répétés de l’avion, le président de la Commission européenne a refusé d’intervenir pour protéger et défendre le marché unique du transport aérien pendant les frappes », souligne la note de Ryanair, qui définit « l’échec continu d’Ursula von der Leyen » est inacceptable et inacceptable.

Le PDG de Ryanair, Michael O’Leary, a envoyé la lettre en critiquant l’affirmation de l’exécutif communautaire selon lequel le contrôle du trafic aérien est une « compétence nationale », tandis que la protection du marché des transports aériens unique est la responsabilité de la Commission européenne.

« Il est inacceptable que le président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, continue de rester inactif tandis que le marché des transports aériens unique en Europe est bloqué plusieurs fois par les contrôleurs de la circulation aérienne français », lit-on dans la lettre d’O’Lary.

« Nous ne permettons pas de fermer nos chemins de fer, nos autoroutes ou nos routes maritimes en raison de frappes, il est donc inacceptable que le président de la Commission européenne ne se cache pas en faveur du marché des transports aériens unique ».

La grève

La grève des contrôleurs aériens français des quatre et cinquième juillet a permis à la circulation aérienne européenne de s’incliner lors du premier grand week-end d’Exode d’été. La manifestation, lancée par deux acronymes de l’Union minoritaire (UNSA-ICNA et UXAC-CGT), a conduit à l’annulation d’environ 1 500 vols en deux jours, avec des répercussions pour près de 300 000 voyageurs.

La direction de l’aviation civile (DGAT) a imposé l’annulation de 40% des vols dans les aéroports parisiens, tandis qu’à Nice et à Marseille, il y a également eu de lourds retards sur les liens sont restés actifs. Pour libérer la mobilisation, la demande d’outils les plus personnels et les moins obsolètes et une organisation de travail qui garantit des règles de sécurité et claires.

La grève, cependant, a déclenché des réactions ardentes. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a appelé « inacceptable » que 272 contrôleurs peuvent bloquer un demi-million de personnes. Le Premier ministre François Bayrou a parlé de « l’otage des Français ». Les compagnies aériennes, de Ryanair à Air France, ont protesté dur.