Derniers jours d’anticyclone en Italie, pluie dans le Sud et « intempéries anticycloniques » dans le Nord : que se passe-t-il

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Mauvais temps sur les grandes îles Et brumes dans la vallée du Pôavec une baisse des températures attendue pour le week-end entre le 9 et le 10 novembre : selon les prévisions, leanticyclone qui domine depuis plusieurs jours l’Italie et l’Europe centrale, apportant avec lui des jours clairs et des températures bien supérieures à la moyenne de la période (même au-dessus de 20 °C dans le nord de l’Italie) commence à montrer que je premiers signes d’échec. Là Sicile orientale a déjà reçu fortes pluies jusqu’à 60 millimètres dans la région de l’Etna, résultat de la rencontre entre des courants venant de l’est et une infiltration d’air froid et humide d’origine atlantique, transporté par le même système dépressionnaire produit par DANA qui a provoqué les récentes inondations en Espagne. En attendant, le temps reste stable dans le reste de la péninsule, mais au Nord le « beau temps » n’est qu’apparent: le brouillard et l’absence de neige en haute altitude sont en fait les symptômes de ce qu’on appelle « Intempéries anticycloniques » qui touche ces derniers jours les régions du nord.

Mauvais temps dans le sud de l’Italie : où le mauvais temps pourrait frapper et ce que le DANA espagnol a à voir avec cela

L’instabilité dans Sicile elle pourrait se prolonger dès aujourd’hui mercredi 6 novembre Calabre Et Campanie au sud, où des conditions météorologiques variables sont attendues, et sur Sardaigne du sud. Dans les grandes îles, des averses, notamment des orages, sont attendues jeudi et vendredi, ainsi que des nuages ​​en Calabre. Selon les modèles, une aggravation est possible pour le week-end suivant l’arrivée d’un poche d’air froid à basse pression en provenance des Balkans. Cela pourrait entraîner une instabilité dans les Pouilles et la basse Adriatique, avec une nébulosité possible également dans le centre de l’Italie (où une variabilité est attendue dès vendredi).

La dynamique des prévisions météorologiques dans le sud de l’Italie est différente de celle des précipitations provoquées par DANA en Espagne, même si entre les deux événements il y a un lien indirect. Dans le cas de Valence, les tempêtes ont été générées par la rencontre du DANA (donc un système basse pression et froid) avec de l’air chaud au sol et une mer chaude. Ce système dépressionnaire, se déplaçant progressivement vers l’Est à travers les Baléares et la Méditerranée, constitue désormais effectivement un « frontière » pour l’anticyclone européendonc une zone d’instabilité potentielle pouvant produire des orages.

Quel est le « mauvais temps anticyclonique » qui affecte le nord de l’Italie

Tandis que la dépression perturbera l’anticyclone européen dans les régions du sud, le temps au nord restera stable et caractérisé par des brouillards même épais dans les plaines, notamment dans la vallée du Pô. Cependant, un ciel clair et des températures douces ne signifient pas nécessairement « beau temps », et c’est l’un de ces cas. En fait, nous parlons de mauvais temps anticyclonique lorsque la stabilité atmosphérique s’accompagne d’une augmentation du smog et des polluants dans l’air.

De nos jours, les hautes pressions qui apportent un ciel clair et des températures confortables ont également pour effet de presser l’air davantage vers le solfavorisant sa stagnation notamment dans les plaines et les vallées. Sans une recirculation adéquate de l’air, les particules et les poussières fines telles que PM10PM2,5avec des conséquences négatives tant au niveau environnemental que social santé humaine. Si à cela on ajoute un sol déjà très humide en raison des pluies très abondantes du mois d’octobre, la vapeur d’eau se condense autour des particules en suspension, créant ainsi un épais brouillard.

Une situation similaire s’est produite l’automne dernier, lorsqu’en octobre l’anticyclone africain a provoqué des températures record et une crise de smog dans la vallée du Pô.

Tout cela s’aggrave en présence du phénomène deinversion thermiquece qui est typique des périodes de hautes pressions des mois d’automne et d’hiver dans les basses terres. Dans une situation de retournement, l’air près du sol est plus froid qu’en altitudecontrairement à ce qui se passe habituellement. Cela favorise la formation de brouillard et l’accumulation de particules dans les plaines, tandis qu’en montagne il n’y a pas de neige en raison de la haute pression et des températures élevées.

En fait ces jours-ci les accumulations de neige dans les Alpes et les Apennins sont pratiquement absent sinon aux plus hautes altitudes. Si la situation devait perdurer, il y aurait un risque de sécheresse hivernale dans le bassin de la vallée du Pô, comme cela s’est produit en 2022 avec une crise de l’eau qui s’est poursuivie jusqu’à l’été.

Aujourd’hui, beaucoup peuvent se demander « Mais pourquoi, le beau temps n’est-il pas bon après toutes les inondations de septembre et octobre ? » La réponse est simple : Le mauvais temps anticyclique déguisé en « beau temps » n’est jamais positif. De même que l’alternance frénétique entre records de précipitations et records de chaleur à laquelle nous assistons en Italie n’est pas positive, puisqu’elle est l’un des symptômes évidents de crise climatique causée par le réchauffement climatique anthropique.