Vous pouvez rêver même éveillé : une nouvelle étude révèle ce qui arrive au cerveau entre le sommeil et l’éveil

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

En début d’après-midi, vous venez de terminer votre déjeuner et vous paieriez une somme dont vous n’auriez même pas besoin de faire une sieste. Au lieu de cela, vous vous forcez à rester assis sur la chaise pendant quelques minutes au maximum. Mais ensuite la faiblesse commence à prendre le dessus sur vous, et vous vous retrouvez dans cette situation. limbes veille-sommeil éternel qui « génère des monstres » (paraphrasant une œuvre célèbre de Francisco Goya). Une recherche récente publiée par l’Institut du Cerveau de Paris se concentre précisément sur cet état Rapports de cellules qui a révélé que notre esprit peut entrer dans d’authentiques « états de rêve » même quand nous sommes éveillés. L’étude analyse des dizaines de personnes dans un moment de « limbes », découvrant que les pensées peuvent devenir oniriques bien avant de s’endormir. Jusqu’à présent, la science et notre expérience quotidienne nous ont habitués à considérer l’esprit comme un changer qui ne peut être que allumé ou éteint, alerte ou dormant. LE rêves ils étaient étudiés comme un phénomène exclusif à la nuit, tandis que la rêverie était considérée comme un processus diurne à part entière. Cette étude propose une troisième voie qui unifie ces deux mondes, soulignant comment nos expériences spontanées ne sont pas divisées par une frontière claire, mais appartiennent à un spectre de fluide unique.

Pouvons-nous rêver même lorsque nous sommes éveillés ?

Pour comprendre si je rêves n’apparaissent que lorsque nous dormons, une équipe de scientifiques a analysé des dizaines de volontaires, leur demandant de se détendre sur un fauteuil dans une pièce sombre et silencieuse. Pour capturer les pensées au moment exact de l’endormissementils ont utilisé une astuce ingénieuse qui, selon la légende, aurait été conçue à l’origine par Thomas Edison : tenir à la main une bouteille qui tombe au premier signe de relâchement musculaire, donc au moment critique avant le sommeil. Le bruit de la bouteille qui tombait a réveillé les participants et, immédiatement après, il leur a été demandé de décrire leur expérience mentale évaluer son étrangeté, sa fluidité et son degré de spontanéité.

En combinant les descriptions avec des données sur le cerveau, les muscles, le cœur et les yeux, ils ont regroupé les expériences en quatre états mentaux.

  1. été éphémèreconstitué de pensées qui émergent spontanément mais fragmentées, constitué de courts souvenirs personnels ;
  2. alertedans lequel l’esprit est fluide mais ancré à la fois au milieu extérieur (attentif aux bruits de la pièce) et aux sensations corporelles, bien conscient d’être éveillé :
  3. État bizarreplein d’images surréalistes et oniriques, comme voir de petits extraterrestres ou imaginer des fourmis grimper sur votre corps avec des mots croisés en arrière-plan. C’est l’état qui se rapproche le plus du rêve, et en fait il présente de nombreuses caractéristiques indubitables : scénarios surréalistes, fantaisie extrême et combinaisons illogiques d’éléments.
  4. État volontairedans lequel l’esprit se concentre logiquement pour planifier les actions futures.

La découverte étonnante est que ces quatre états ils ne le sont pas pas du tout classable dans les étiquettes de « réveillez-vous » ou « dormir« . Les scientifiques ont enregistré des traces cérébrales d’éveil sans équivoque chez des sujets qui ont déclaré avoir été immergés dans des visions oniriques et bizarres. Au contraire, il a été découvert qu’il est possible de réaliser un raisonnement tout à fait logique et volontaire, comme organiser la journée de travail, même s’ils sont déjà plongés dans les premiers stades du sommeil.

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Que se passe-t-il dans le cerveau pendant ces « rêves flous » ?

Si le fait d’être endormi ou éveillé ne détermine pas ce que l’on pense, quelles sont les causes scientifiques de ces phénomènes ? La réponse réside dans variations microscopiques de l’activité électrique du cerveau, qui confèrent à chaque état mental spécifique sa propre « signature » neurologique. Prenons l’exemple des moments dans lesquels nous vivons des expériences bizarre et onirique au réveil. L’électroencéphalogramme enregistre dans ce cas un effondrement de ce qu’on appelle « connectivité fonctionnelle » entre différentes zones du cerveau et une réduction d’un paramètre de l’activité électrique appelé décalage spectral. Imaginons le cerveau comme un gros orchestre: dans la veille logique, toutes les sections communiquent dirigées par un conducteur vigilant, représenté par les zones frontales chargées du contrôle exécutif. Quand la pensée bizarre se déclenche, l’orchestre perd sa synchronisation. Le contrôle frontal se relâche (le cortex cérébral, siège du contrôle exécutif, est « déchargé »), laissant les aires visuelles libres d’improviser. Cela génère unentreprise locale d’électricité qu’il produit images spontanéestotalement déconnecté de la réalité environnante.

En revanche, lorsque les participants étaient dans un état mental de «alerte » (proche du sommeil mais toujours attentif à l’environnement), leur cerveau a montré une augmentation de l’entropie, indiquant un complexité du signal très élevée : ça veut dire que le cerveau est traiter activement les stimuli sensorielsen maintenant un contact solide avec le monde physique avant de s’endormir complètement.