Celui qui en observe un grenouille pendant qu’il mange, il remarque souvent un détail curieux : pendant qu’il avale sa proie, il les yeux semblent disparaître à l’intérieur de la tête. C’est une impression curieuse, parfois même troublante, mais apparemment, les yeux des grenouilles jouent un rôle dans avaler. Des expériences montrent que pendant l’ingestion de nourriture, les yeux peuvent rentrer dans la cavité buccale et toucher la proie. Ils contribuent ainsi à maintenez-le immobile et poussez-le vers l’œsophageen travaillant avec les mouvements de la langue et de la bouche. Ce n’est pas un mécanisme indispensable, mais il facilite la déglutition plus rapide et plus efficace. Cependant, les mesures quantitatives et l’imagerie aux rayons X indiquent que les mouvements oculaires observés pendant la respiration sont minimes et passifs, ce qui montre clairement que les yeux ne participent pas activement au pompage de l’air dans les poumons.
Les yeux mobiles des grenouilles sont utilisés pour avaler
Chez les grenouilles (et de nombreux autres amphibiens), les yeux ne sont pas fixés de manière rigide au crâne comme chez les mammifères. Ils peuvent à la place se déplacer vers le bas et vers l’arrièrepénétrant partiellement dans la cavité buccale. Ce mouvement est possible grâce à un muscle spécifique, appelé muscle écarteur du globe oculaire (ampoules d’écarteur), qui attire le regard vers l’intérieur. Sous l’œil se trouve également une zone relativement « ouverte » du palais, qui permet au globe oculaire de descendre sans entrave.
On s’est longtemps demandé si ce mouvement de « rétraction des yeux » n’était qu’un effet secondaire des mouvements de la tête, ou s’il fonction précise lors de l’alimentation.
La réponse vient d’une étude expérimentale menée sur la grenouille léopard (Rana pipiens), dans lequel les chercheurs ont utilisé le cinéradiographieC’est à dire quoi Vidéo radiographiquepour observer ce qui se passe à l’intérieur de la tête pendant que la grenouille mange.
Pour rendre visibles les mouvements, des petits ont été insérés marqueurs qui bloquent les rayons X dans les muscles qui bougent l’œil ; puis la proie (grillons d’une longueur d’environ 1,5 cm) étaient marqués de baryumafin de suivre le chemin. Les vidéos montrent clairement que lors de la déglutition, les yeux descendent dans la cavité buccale et entrer en contact direct avec des proies. L’œil appuie physiquement sur la nourriture par le haut.
Quel est ce mécanisme pour manger de la nourriture pour
Une fois démontré que l’œil pénètre réellement dans la bouche, la question cruciale demeure : est-ce que ça sert à quelque chose ? Les chercheurs eux-mêmes ont testé cette hypothèse par une expérience très directe. Dans un groupe de grenouilles, ils ont le nerf est interrompu qui contrôle le muscle écarteur de l’œil, empêchant ainsi la rétraction oculairesans interférer avec les autres mouvements de la bouche.
Le résultat était clair, c’est-à-dire des grenouilles ils peuvent encore avaler, mais pour ingérer un seul grillon, ils passent en moyenne de 2,3 hirondelles à 4,0 hirondelles : c’est-à-dire une augmentation de 74% dans le nombre d’actes nécessaires. Autrement dit: les yeux ne sont pas essentielsmais ils rendent la déglutition plus efficace. Ils fonctionnent comme une aide mécanique qui pousse la proie vers l’œsophage et la stabilise tandis que la langue la transporte vers l’arrière, un soutienen particulier avec des proies de taille moyenne à grande. Il s’agit d’un exemple élégant de coopération entre différentes structures, chacune ayant un rôle spécifique.
Les données montrent également que dans 42% des cas les grenouilles avalent sans rétracter les yeux et que de toute façon la langue reste la mécanisme principal du transport de nourriture.
Lors de la respiration, les yeux ne bougent pas (ou presque)
Une deuxième étude a abordé une autre hypothèse historique : les mouvements oculaires aident également respirationpoussant l’air dans les poumons lors de ce que l’on appelle le « pompage buccal ».
En utilisant une technique avancée de reconstruction tridimensionnelle à partir de rayons Xles chercheurs ont analysé 22 séquences respiratoires chez les ouaouarons et les axolotls, mesurant les mouvements des yeux et du plancher buccal avec une précision millimétrique. Les chiffres sont clairs : lors de la respiration, les yeux ils bougent très peuen moyenne 0,06 mm. Ces mouvements sont passifc’est-à-dire provoqué par le déplacement des tissus environnants e ils ne contribuent pas activement au flux d’air vers les poumons.
Cependant, lorsque la grenouille bouge ou transporte une proie, ses yeux peuvent également se rétracter. plus de 3 mmmais ça arrive uniquement dans le cadre de la nutrition ou du mouvement corporelne respire pas.