Un rare spécimen de crapet échoué à Marina di Ravenna, mesurant 2,5 mètres et 400 kg, a été trouvé

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

À Marina de Ravenne un gigantesque spécimen de a été retrouvé sans vie crapet (Meule), mesurant environ 2,5 mètres de long et pesant 400 kg. Cet animal fascinant, connu pour être le le plus lourd parmi les poissons osseux connu, échoué mardi 10 mars 2026 le long de la côte Adriatique, attirant l’attention des nageurs et des experts. La récupération de la carcasse a déclenché une opération conjointe entre chercheurs et autorités locales, dans le but d’enquêter sur les causes de la mort et de collecter de précieuses données sur une espèce qui, bien que native et présente en Méditerranée, cache encore de nombreux secrets. En fait, ce n’est pas la première fois qu’un spécimen est récupéré sur la côte Adriatique, en 2024 un individu pesant près de 1000 kg s’est échoué à Cesenatico.

Les images du crapet échoué à Marina di Ravenna

La triste découverte a eu lieu près de la palissade de Marina di Ravenna. Les experts sont intervenus sur place CESTHA (Centre Expérimental de Protection des Habitats) et de CERT (Cetacean Strandings Emergency Response Team), soutenu par l’Autorité Portuaire. D’après les premières informations fournies par les biologistes, l’énorme carcasse ne présente aucun signe évident d’interaction avec les activités humaines, comme des signes de lacérations dues à des impacts avec une hélice de bateau ou des écorchures dues à un enchevêtrement dans un filet de pêche.

crapet de Ravenne

Quelques jours avant la découverte, les experts du CESTHA avaient repéré et tenté de sauvetage un crapet en sérieuse difficulté presque dans la même partie de la mer. Selon toute vraisemblance, il s’agit du même spécimen, dont l’état de santé paraissait déjà compromis. Il appartiendra désormais aux enquêtes et analyses du CERT d’établir la cause du décès et d’approfondir nos connaissances sur ces géants des mers rares et pacifiques.

oeil poisson lune

Caractéristiques du rare crapet ovoïde : où il vit

Le poisson-lune, appartenant au genre Mola et connu pour être le le plus lourd parmi les poissons osseux, c’est une espèce présente dans toutes les mers et océans du monde, y compris la mer Méditerranée et la mer Adriatique, préférant les zones tropicales et tempérées. Dans ces habitats, il nage – très lentement – ​​en pleine mer et dans les eaux côtières à des profondeurs allant de 30 à 1 515 m.

La taille du crapet est remarquable. Les spécimens plus gros peuvent dépasser le 2 tonnes de poids et atteignent 4 mètres de hauteur et 3 mètres de longueur, ils sont souvent plus hauts que longs. Ce n’est pas seulement la taille qui surprend mais aussi sa taille formulaire ovoïde et comprimé latéralement ressemblant à une pleine lune. De plus, au lieu d’une « vraie queue », il a le clavusune nageoire caudale tronquée en forme de gouvernail. Il s’appuie sur ses nageoires dorsale et anale pour nager, utilisant ses petites nageoires pectorales comme stabilisateurs.

crapet à nageoires

Ces poissons ont un peau épaissesans écailles mais couvert de petites épines, et un très petite bouche en forme de bec avec deux paires de plaques dentaires dures. Cette conformation est conforme au régime alimentaire. Le crapet se nourrit principalement d’organismes gélatineux tels que méduse ainsi que du zooplancton et parfois des petits poissons, calmars, algues et crustacés.

Bien qu’il soit lié au poisson-globele poisson-lune il n’est pas en soi toxique ou dangereux pour les humains. Cependant, l’Union européenne interdit sa commercialisation craignant la présence de neurotoxines semblable à ceux de ses cousins. Des études scientifiques n’ont cependant trouvé aucune preuve de cette toxicité dans sa viande, consommée dans plusieurs pays asiatiques, comme la Chine, Taiwan et le Japon.

Une espèce vulnérable : les principales menaces

Malgré sa taille, le crapet – dont les femelles peuvent pondre des millions d’œufs au cours de leur vie – est en voie de disparition et sa population mondiale est en déclin. Le Listes rouges de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources naturelles – classer i Mola Mola comme Vulnérable.

Carte du crapet de l'UICN

Les principales menaces qui pèsent sur la survie de cette espèce sont :

  • La prise accessoire: capture accidentelle. Même s’il ne constitue pas une cible prioritaire, il finit bien souvent piégé dans les réseaux commerciaux destinés à d’autres espèces.
  • Sacs en plastique: Lorsqu’ils finissent dans l’océan, ils flottent à la surface et ressemblent beaucoup à un geléeleur plat préféré. Si le poisson ne s’étouffe pas en aspirant le sac, le plastique peut bloquer son estomac et le faire mourir lentement.
  • Manque de protections: il manque actuellement de sites de conservation spécifiques et de réglementations internationales suffisantes pour garantir la protection de ces géants pacifiques des mers.