Un homme consomme de la cocaïne sous les yeux de la police dans un commissariat : une scène hallucinante révélée

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Une scène digne d’un film, mais bien réelle : un homme consomme de la cocaïne tranquillement… dans la salle d’attente d’un commissariat, sous le nez (et pas qu’un peu) de la police ! Retour sur cet épisode pour le moins ahurissant – et sur la déferlante de commentaires qu’il a suscitée.

Quand un trentenaire confond salle d’attente et salon privé…

Le week-end dernier, vers 23 h 30, un homme d’une trentaine d’années se présente dans un commissariat espagnol. Jusque-là, rien que du très classique : un citoyen tapant à la porte de l’ordre public pour, pense-t-on naïvement, déposer plainte ou signaler un problème. Mais non : notre protagoniste ne précise même pas le motif de sa venue, et se contente de demander à voir un agent.

On l’invite alors à patienter dans la salle d’attente. C’est là que le scénario bascule. Calmement, selon El Caso (qui rapporte l’affaire le mercredi 8 octobre), il sort un sachet. À l’intérieur ? De la cocaïne. Ledit sachet fièrement exhibé, il l’ouvre sans se soucier du public particulier (à savoir : des policiers à proximité…), puis plonge un doigt dans la poudre et en consomme, comme on goûterait le sucre impalpable sur une crêpe. Difficile de faire plus culotté. Ou inconscient. Ou, soyons fous, les deux.

L’intervention de la police, entre stupeur et maitrise

Évidemment, les policiers sur place — les Mossos — ne manquent pas de réagir. Ils demandent d’abord l’identité de ce consommateur insolite. Mais, surprise, l’homme commence à s’agiter. Non content d’avoir déjà joué la provocation, il complique la tâche des forces de l’ordre. Selon les informations relayées, il faudra en effet plusieurs minutes pour le maîtriser.

La situation, déjà surréaliste, révèle ses dessous un peu plus tard : la perquisition effectuée à son domicile permet la saisie de plus de 20 grammes de cocaïne. En revanche, aucun papier d’identité n’est retrouvé chez lui. L’énergumène est donc arrêté pour possession et consommation de drogue. Il ne s’en sort pas avec une simple tape sur les doigts : il est aussi transporté à l’hôpital pour réaliser des examens médicaux.

Des réactions vives : débat en salle d’attente… politique !

Une affaire aussi insolite ne pouvait évidemment pas passer inaperçue auprès du public — et surtout des internautes, jamais avares de commentaires : et là, surprise, la scène hallucinante du commissariat devient le prétexte à une vaste, et parfois musclée, discussion politique. On lit ainsi :

  • Des dénonciations sur les partis accusés d’avoir détourné des millions : « Certains disent qu’il faudrait essayer un parti qui a détourné des millions d’euros et dont la plupart des dirigeants ont été condamnés pour ce fait en première instance ? »
  • Des références à des affaires touchant Bardella : « Et Bardella qui aurait falsifié son agenda 2015 acheté en 2018 pour justifier son emploi fictif d’assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-François Jalkh, serait blanc comme neige ? »
  • Certains ironisent sur la probité politique générale : « C’est vrai, on n’a jamais essayé un parti dont les membres pourraient un jour faire comme Poutine et détourner des milliards… »
  • D’autres remettent en question la pertinence de ces débats sous cet article en particulier : « Je suis d’accord avec vous mais pas sur la pertinence de poster ce commentaire sous un article qui parle d’un mec qui se tape une trace dans la salle d’attente d’un commissariat espagnol. »

L’échange se poursuit, chacun délivrant ses griefs contre la « Macronie », contre la gauche, contre le Rassemblement National, ou raillant l’un ou l’autre camp, à grand renfort d’accusations réciproques sur l’intégrité et la gouvernance.

Grandeur et décadence, ou le bal des désillusions

Au final, ce fait divers autant rocambolesque que symptomatique du malaise ambiant dans la société n’a pas seulement déclenché l’intervention policière. Il a aussi servi d’occasion (ou de prétexte) pour relancer un débat politique sans fin sur :

  • La confiance (ou absence totale de celle-ci) envers la classe politique : « Mais à qui faire confiance dans l’ensemble de la classe politique ? »
  • Le perpétuel balancier droite-gauche/modem : « Qui on a eu pendant des décennies ? La droite, la gauche, et même le modem, rien ne va. »
  • La tentation de la nouveauté — quitte à tenter l’expérience RN : « Alors essayons un qui n’a pas gouverné et qui est de droite, c’est le RN, Bardella. Qu’est-ce qu’on risque de plus qu’aujourd’hui ? »
  • Un florilège d’avis sur plusieurs figures du paysage français : Retallau jugé invisible, Édouard Philippe adepte d’une retraite à 67 ans, critiques sur la gauche, les écolos, le PCF ou LFI.

Ce que l’on retiendra ? Qu’au-delà de l’image insolite qui restera dans les annales — celle d’une consommation de cocaïne en pleine paix dans un commissariat — c’est bien le climat de défiance généralisé qui s’exprime. Le tout, dans un concert de petites piques et de grandes désillusions, où, décidément, même l’absurde finit par servir de miroir à la société et à ses débats… en salle d’attente.