LE Carabiniers de Naples ils ont publié un Reconstitution 3D fait par le géologue Gianluca Minin (président de la Galleria Borbonica et parmi les plus grands experts du sous-sol napolitain) qui montre le réseau de tunnels souterrains creusé pour marquer le braquage de la banque Crédit Agricole sur la Piazza Medaglie d’Oro, dans le quartier Arenella de Naples, jeudi 16 avril. La carte tridimensionnelle, créée avec un laser portablemontre-moi 12 mètres creusés à la main dans le tuf entre les tunnels du réseau d’égouts et utilisé par les voleurs pour émerger dans le coffre-fort de la banque et disparaître dans les égouts de la ville.
La dynamique du vol
Autour 12h15 du 16 avril au moins trois personnes, le visage couvert de cagoules, sont entrées par effraction dans l’agence bancaire où elles se trouvaient 25 personnes entre les clients et les employés. Les voleurs, armés de pistolets, ont retenu tout le monde en otage dans une pièce qui donnait sur la rue à travers des vitres blindées, tandis que les gens affluaient vers la Piazza Medaglie d’Oro. Carabiniers de l’API (Taux d’intervention d’urgence) en tenue anti-émeute ei Pompiers suite à un appel au 112.
Après environ trois heures, environ 15h les pompiers ont libéré tous les otages en brisant la vitre blindée de la banque. À 16h45 j’ai également assisté Carabiniers SIG (Groupe Spécial d’Intervention), arrivé de Livourne en hélicoptère, est entré dans la succursale avec l’API. C’est à ce moment-là que la police a découvert un trou dans le sol du coffre-fort, environ 50 centimètresd’où les voleurs se sont échappés en pénétrant dans les égouts après avoir volé le contenu d’environ 40 coffres-fortsdont la valeur est inconnue de la banque.

Selon les premières reconstitutions, alors que le groupe de braqueurs qui s’est introduit dans l’agence a utilisé les otages comme diversion, un deuxième groupe de 5 ou 6 voleurs il aurait débouché dans la voûte (dont le sol de l’antichambre n’était pas blindé) à travers un filet de petits tunnels creusés à la main entre les tunnels et aurait eu tout le temps de voler les coffres-forts. Le même parcours souterrain a également été emprunté par le groupe masqué pour disparaître dans le labyrinthe des égouts de la ville.
Ce que montre la cartographie 3D des tunnels sous la berge
Le lendemain du vol Gianluca Minin inspecté et cartographié l’itinéraire utilisé par le gang. C’est un long et complexe voyage 12 mètres et large entre 70 et 90 centimètrestotalement dépourvu de supports ou de revêtements et donc particulièrement risqué pour voyager. L’itinéraire se situe à env. 4-4,5 mètres de profondeur et atteint la voûte grâce à un tronçon vertical d’environ 5 mètres de long.
Le tout était creusé à la mainsans outils, selon toute vraisemblance pour éviter les bruits suspects : un travail préparatoire qui a donc nécessité un temps très long et surtout un connaissance approfondie du sous-sol de la ville. Le système d’égouts de cette zone est en effet extrêmement complexe : lors de l’inspection, Minin a rencontré une dizaine de carrefour sur un tronçon de 12 mètres de long.
Bref, la situation montre clairement que les voleurs ne s’improvisent pasmais hautement qualifié et qui avait planifié le vol dans les moindres détails, courant également d’énormes risques en raison d’éventuels effondrements de la voie souterraine. Le fait que les voleurs savaient que le sol de la chambre forte n’était pas blindé et que certains coffres-forts n’étaient pas stockés dans des coffres-forts a également conduit les enquêteurs à émettre l’hypothèse de la présence d’un joueur de basec’est-à-dire une « taupe » peut-être à l’intérieur de la succursale de l’établissement de crédit qui connaissait de près ce dernier et ce qui s’y passait.
Parce que la géologie du sous-sol de Naples est importante en la matière
Comme l’explique Minin, le réseau de tunnels exploité par les braqueurs est celui du réseau d’égouts et non celui du réseau d’égouts. Naples souterrainemais nous nous trouvons toujours dans le même contexte géologique : le sous-sol de la capitale napolitaine présente en effet une couche plus épaisse que 100 mètres constitué de tufs émis lors de deux grandes éruptions volcaniques.
Le premier était leéruption de l’ignimbrite campaniennela plus violente survenue dans le bassin méditerranéen au cours des 200 000 dernières années avec a. Cela remonte à environ Il y a 39 400 ansquand je Champs Phlégréens ils ont publié quelque chose comme 150km3 de magma. Les matières pyroclastiques produites par l’éruption et déposées sur le sol peuvent alors s’agréger et se solidifier (également avec l’aide de l’eau) dans tufune roche ignée. On estime que cette éruption a recouvert une bonne partie de la Campanie d’une couverture de tuf atteignant 500 mm d’épaisseur. 100 mètres.
La seconde était laéruption de tuf jaune napolitains’est produit Il y a 15 000 anségalement attribué aux Campi Flegrei, deuxièmes en violence après celle de l’ignimbrite campanien. On estime qu’il a émis jusqu’à 40km3 de magma et déposé une autre couche de tuf jaune supérieure à celle de l’éruption d’il y a 39 000 ans.
Le tuf est un matériau doux, poreux et facile à travaillerce qui fait de Naples une ville avec un sous-sol unique en Europeavec un réseau d’eau et d’égouts qui se croise, se chevauche sur plusieurs niveaux et se connecte aux tunnels de Napoli Sotterranea. Les caractéristiques du tuf en font en effet un matériau – en plus d’être utile pour la construction – particulièrement adapté à la construction de tunnels et de passages : ce matériau, produit par géologie volcanique complexe de la zone, ce qui a permis à la bande de braqueurs de réaliser un braquage aussi complexe.