Le président américain Donald Trump a menacé le Canada d’imposer des droits de douane de 50 % sur tous les avions vendus aux États-Unis si le pays ne « corrige pas immédiatement » son refus de certifier les avions Gulfstream 500, 600, 700 et 800.
Par l’intermédiaire de son compte Truth Social, Trump a également rapporté ce jeudi qu’en guise de représailles, il avait décidé de retirer la certification du « Bombardier Global Express et de tous les avions fabriqués au Canada, jusqu’à ce que Gulfstream, une grande entreprise américaine, soit entièrement certifiée, comme elle aurait dû l’être il y a de nombreuses années », a-t-il déclaré.
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Les Gulfstreams : le joyau aéronautique américain
Trump a déclaré à plusieurs reprises qu’il considérait le Canada comme une sorte de prolongement des États-Unis et l’a qualifié de « 51e État », voire de « 52e État », s’il parvient d’abord à annexer le Groenland. Le républicain a souligné que les avions Gulfstream représentent l’un des avions les plus grands et les plus avancés technologiquement jamais construits.
Les Gulfstream sont principalement produits aux États-Unis, dans une usine située à Savannah, en Géorgie, qui sert également de siège social à l’entreprise. Depuis 1967, cette installation est au cœur de la conception, du développement et de la fabrication de la plupart de ses avions, reconnus pour leurs hautes performances, leur grande taille et leur autonomie. Ils sont également devenus des jets d’affaires de luxe, idéaux pour les voyages d’affaires.
Trump et sa guerre tarifaire avec le Canada
Samedi dernier, Trump avait déjà prévenu qu’il imposerait des « droits de douane de 100 % » sur les importations canadiennes aux États-Unis si un accord commercial était signé entre le Canada et la Chine. Ceci, après l’annonce d’une association entre les deux pays il y a quelques jours. Le président a écrit dans Truth Social que si le Premier ministre canadien Mark Carney « croit qu’il va faire du Canada un « port de déchargement » permettant à la Chine d’envoyer des marchandises et des produits aux États-Unis, il a tout à fait tort.
De même, Trump a retiré l’invitation du Canada à faire partie de son nouveau « Conseil pour la paix ». Selon une source gouvernementale citée par l’AFP, le Canada ne paiera pas pour adhérer à cet organisme, même si Carney avait initialement montré sa volonté d’accepter l’invitation.
Le Canada exprime son soutien au Groenland
Lors du dernier Forum économique mondial de Davos, Carney a réaffirmé que le Canada soutient « fermement » le Groenland, le Danemark et l’OTAN, alors que Trump est obsédé par la conquête des territoires arctiques danois.
Pour trouver une solution à la crise actuelle, il a souligné l’importance d’avoir « des conversations axées sur la réalisation des objectifs communs de sécurité et de prospérité dans l’Arctique ». En outre, il a évoqué sa vision de la politique mondiale et a déclaré que le monde ne reviendrait pas à la normalité qui existait avant que Trump n’assume son deuxième mandat aux États-Unis.
Dans ce contexte, le premier ministre canadien a exhorté les puissances moyennes à s’unir pour défendre un ordre international fondé sur des principes. « Nous devons agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table, nous sommes au menu », a-t-il déclaré, ajoutant que le monde traverse « une rupture » et pas simplement « une transition ».