seuls 31,4% des plus de 75 ans l’utilisent

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

La participation civique ne se développe pas automatiquement avec le numérique. Ceci est démontré par les données ISTAT sur Recensement permanent de la population 2024: 87,3% des familles plus âgées ont répondu au questionnaire, contre 75% des plus jeunes. Un fait qui nie l’idée de participation impulsée avant tout par les nouvelles générations.

La différence ne réside pas tant dans la volonté de participer que dans les canaux utilisés. Les jeunes répondent principalement en ligne, tandis que les plus âgés préfèrent le contact direct avec les municipalités, via des entretiens en face-à-face ou par téléphone. C’est là qu’apparaît le paradoxe : le numérique devrait rendre plus accès simple aux services publicsmais pour de nombreuses personnes âgées, cela devient un obstacle, composé d’identifiants, de mots de passe et d’étapes complexes.

Ce sont eux qui devraient dénouer ce nœud politiques publiques qui, comme nous le verrons, dans certains pays européens comme l’Estonie ont produit des résultats considérables. L’Italie a encore du mal à introduire des mesures systémiques d’éducation numérique qui sortent de la salle de classe et embrassent l’ensemble de la population.

Accès et utilisation d’Internet chez les personnes âgées : une fracture structurelle

La dynamique observée lors du Recensement est confirmée par les données sur l’utilisation des technologies dans la vie quotidienne recueillies par l’enquête Citoyens Istat et TIC 2024. Ici, l’écart n’apparaît pas comme un épisode isolé, mais comme un état structurel qui accompagne le vieillissement.

En 2024, leaccès Internet elle est proche de la saturation pour une grande partie de la population italienne, mais pas pour l’ensemble. Seul 60,6% des familles sont composées exclusivement de personnes âgées a un lien domestique, par rapport aux valeurs proches du total dans les familles avec au moins un mineur ou un membre non âgé. La première fracture concerne donc leinfrastructure de baseavant même les compétences.

Même là où la connexion est présente, leutilisation efficace du réseau diminue rapidement avec l’âge. Il utilise Internet depuis trois mois 68,1% des personnes entre 65 et 74 ansune part qui tombe à 31,4% chez les plus de 75 ans. La distance n’est pas seulement générationnelle, mais progressive : chaque changement d’âge coïncide avec une réduction significative de la population. fréquence et de variété d’utilisation.

Services publics numériques : l’autonomie reste limitée

L’écart devient encore plus évident lorsqu’on observe l’interaction avec i services numériques de l’administration publique. En 2024 seulement 13% des personnes demandé en ligne certificats ou documentstandis que moins d’un quart utilisaient des sites ou des applications PA pour télécharger les formulaires officiels ou prendre rendez-vous. Par rapport à 2023, ces fonctions sont en diminution, après le pic enregistré lors de la phase pandémique.

L’utilisation des services de gouvernement électronique rester concentré sur groupes d’âge centraux et dans Centre-Nordtandis que chez les personnes âgées et en Midi l’interaction numérique avec l’Autorité palestinienne reste sporadique et sélective. Même des opérations relativement simples, comme consultation des informations personnelles ou l’accès à archives publiquesimpliquent une minorité d’utilisateurs plus âgés.

Dans le passage du recensement à la vie quotidienne, le tableau se recompose : digitalisation des services se déroule plus rapidement que la diffusion de compétences nécessaires pour les utiliser de manière indépendante. Pour une partie importante de la population âgée, l’accès à Internet ne coïncide pas avec une simplification, mais avec une augmentation des complexité opérationnelle et cognitive.

Education numérique des adultes : ce que fait l’État

Dans ce contexte, le politiques publiques ils ont du mal à combler l’écart. En dehors du périmètre scolaire, la coordination de la culture numérique est pilotée par le Département de la Transformation Numérique de la Présidence du Conseil, chargé d’orienter la modernisation du pays, de promouvoir l’adoption des services numériques et de promouvoir la diffusion des compétences nécessaires pour interagir avec l’Autorité palestinienne et l’économie numérique.

L’initiative s’inscrit dans ce cadre République numériqueconçu pour réduire le déficit de compétences et promouvoir une utilisation éclairée des technologies à travers un réseau d’entités publiques et privées. L’un des principaux outils est le Fonds pour une République numériquecréé dans le cadre d’un partenariat entre l’État et des fondations bancaires pour financer des projets formation et inclusion numérique sur le territoire.

Cependant, les ressources disponibles restent limitées. Selon les dispositions du Journal Officiel, ils sont affectés au Fonds environ 10 millions d’eurosun chiffre qui réduit la possibilité de transformer les expériences en politiques structurelles et continues.

Pourquoi les Pays-Bas sont à la pointe de l’Europe en matière de compétences numériques

Dans le Pays-Bas la familiarité avec le numérique n’est pas une exception, mais une condition largement répandue. Selon les données officielles les plus récentes, 82,7% de la population possède au moins compétences numériques de basebien au-dessus du Moyenne européenne (55,6%) et au-delà de l’objectif fixé par l’Union européenne pour 2030. C’est le signe d’un système dans lequel outils et compétences ils se renforcent mutuellement.

LE’OCDE souligne comment cette diffusion est liée à trois facteurs structurels : accès quasi universel à Internet, utilisation étendue des services numériques public et privé, et un culture de l’apprentissage tout au long de la vie ce qui maintient les compétences actives même à l’âge adulte. Des différences générationnelles subsistent, mais elles partent de niveaux moyens plus élevés que dans la plupart des pays européens.

Aux Pays-Bas, la numérisation ne concerne pas seulement les services, mais aussi un un accompagnement étendu et structuré pour ceux qui risquent d’être exclus. Le programme national de Inclusion numérique il prétend cours et succursales dans les bibliothèques pour les citoyens confrontés à des difficultés numériques, y compris les personnes âgées, tandis que je points d’assistance numériques (comme le JE FAIS) travailler quotidiennement sur des questions pratiques telles queidentité numérique et l’accès aux services publics en ligne.

Ceci est accompagné d’un réseau national d’aide (DigiHulplijn) est un système de suivi et formation continue maintenir et diffuser les compétences. Ils opèrent également dans la région réseaux locaux et organisations bénévoles qui proposent des cours spécifiques pour senioradaptés à différents rythmes et besoins, montrant comment leautonomie numérique se construit au fil du temps, à travers formation, assistance et présence constante.