Sanremo Giovani, les bulletins du deuxième épisode
Alessandro Cattelan est le futur roi d’Ariston. Prémisse obligatoire avant de commenter les six artistes émergents qui se sont produits lors du deuxième épisode de Sanremo Giovani et que nous avons à Aujourd’hui nous l’avons suivi en direct, dans les studios Rai de via Asiago. Totalement à l’aise aux commandes d’un concours musical – X Factor docet – le téléprompteur ne lui sert qu’à suivre la setlist et à mémoriser les noms, le reste est fait par son professionnalisme indéniable et sa brillante improvisation. Choix gagnant de Carlo Conti, qui en plus de lui avoir confié la gestion de ce format préparatoire à Sanremo, le voulait à ses côtés pour la soirée finale du Festival. En studio, le directeur artistique planait entre le parterre et la mise en scène, supervisant un spectacle qui se déroulait tout seul, grâce surtout à son animateur à qui on donne un bon 9. Le 10, éventuellement, seulement une fois le jeu terminé.
Les gagnants et les bulletins
Ils accèdent à la finale – votée par la Commission Musicale composée d’Ema Stokholma, Carolina Rey, Manola Moslehi, Enrico Cremonesi et Daniele Battaglia, ainsi que des « jurés hors antenne » Carlo Conti et Claudio Fasulo (directeur adjoint du Prime Time). Département Divertissement) – Grelmos, September et Selmi, Rea, Moska Drunkard et Ciao sont Vale éliminés. Nous ne sommes pas d’accord sur tout. Voici nos bulletins.
Grelmos, 5
Une « tamarra » – de son propre aveu – qui sait chanter avec autotune. Hormis son look et sa présence scénique incontestable, elle n’est pas très incisive sur scène. Une chanson résolument radio-friendly, « Flashback », la sauve. Des ballets extraits de TikTok. Sanremo pourrait nous attendre.
Rhéa, 6 ans
La musique est sa passion et ça se voit, mais surtout ça s’entend. Voix précise, notes aiguës au bon endroit, interprétation un peu faible. La scène ressemble à sa chambre, à tel point qu’il amène avec lui une peluche. Il doit grandir artistiquement, mais la voie est la bonne.
8 septembre
La voix de Michele Bravi dans le corps de Leo Gassmann. Les conditions d’une explosion sont toutes réunies. Légèrement immature dans le contrôle de la vocalité, mais puissant dans l’interprétation. Objectivement irrésistible. Sa pièce « Vertebre » est une ballade générationnelle très touchante.
Ivrogne Moska, 7 ans
« Trinacria », un morceau de rap en sicilien, est la vraie nouveauté à Sanremo. Douée pour prendre des risques, s’engager dans son interprétation, mais il lui manque cette valeur ajoutée qui fait la différence sur une scène aussi importante.
Salut, je m’appelle Vale, 7 ans
La veste en cuir avec des pointes sur les épaules, les lunettes de soleil colorées semblables à Anastacia dans les années d’or et la blague toujours prête. C’est dommage que je n’aie pas pu démontrer la même personnalité en chant. « Un nuage que je couvre » serait un succès à la radio, mais elle doit d’abord se perfectionner en tant qu’interprète. Elle peut – et doit – croître. Le truc est là.
Selmi, 9 ans
Il commence à chanter et est déjà chez Ariston. La maturité artistique est évidente. Voix grattante, parfois un peu sale mais bouleversante. « Peut-être pour toujours » est une chanson d’amour qui fait un clin d’œil à l’auteur-compositeur-interprète classique mais avec un regard tourné vers l’indie le plus moderne. Un « déjà entendu » apprécié mais original. Il y a tellement de style et tellement de talent. Le meilleur de l’épisode, en lice pour être le meilleur de toute la course.