La construction duidentité ça s’est toujours joué entre corps, mémoire Et reconnaissance sociale. Aujourd’hui, avec la diffusion massive de socialele terrain sur lequel le moi se forme s’est déplacé : non plus seulement les relations physiques et les récits autobiographiques, mais pistes numériques qui restents’accumulent, sont traités et réinterprétés par algorithmes.
La question n’est plus de savoir si le nôtre existe « double numérique »mais combien ce double est capable de s’écarter de nous, de nous influencer voire de vaincre notre présence réelle. Psychologie, neurosciences, sociologie du numérique et philosophie convergent sur un point : lo espace en ligne ce n’est pas accessoire mais constitue une réalité très complexe.
Comment les médias sociaux transforment l’identité numérique et réelle
Le théories classiques de Erving Goffman sur le « mise en scène de soi » ils trouvent des taupes sociale leur naturel amplification. Selon Goffman, chaque interaction sociale en est une. performance. Cette performance, transposée dans l’univers numérique des réseaux sociaux et nuagesnon seulement elle est continue, mais surtout enregistrée et longue durée: les traces en seront conservées indéfiniment.
Sherry Turklédans son travail sociologique pionnier, a souligné comment le multiplication des profils en ligne créer soi parallèledonc différentes images numériques de soi, chacune construite selon la logique de la plateforme spécifique utilisée. Il semblerait donc que pour chaque plateforme différente, notre moi change mais c’est lui-même. Sur TikTok on serait donc plus enclin à publier certains contenus, comparativement à LinkedIn, Instagram ou des applications de rencontres comme Hinge.
En ce sens, une nouvelle branche d’études, appelée neuroscience numérique, confirme que notre esprit ne fait pas complètement la distinction entre une véritable reconnaissance Et reconnaissance médiatisée ou médiatique: les récompenses obtenues grâce aux réseaux sociaux stimulent les circuits dopaminergiques de la même manière que retour reçu dans la vraie vie.
Le résultat est un Je numérise qu’il acquiert progressivement autonomie émotionnelledevenant une partie intégrante de notre système d’estime de soi dans la vie réelle influencer la façon dont nous nous percevons au-delà des médias sociaux. La représentation n’est donc plus seulement ce que nous montrons, mais ce que nous commençons à montrer. crois que tu l’es, aussi à travers moi retourje comme et ce qui suit, nous l’avons sur les réseaux sociaux.
Applications de rencontres et philosophie »sur la vie«
Là application par datation représentent l’un des contextes les plus évidents dans lesquels notre identité numérique né comme version éditée de nous-mêmes.
Les études de psychologie des médias, comme celles de Jeffrey Hancock Et Catalina Tomámontrent que dans les profils de rencontres, nous avons tendance à mettre l’accent sur les traits que nous pensons positifs entre vraisemblance et désirabilité. Nous ne mentons pas exactement, mais nous sélectionnons. Notre moi numérique devient alors un « auto-filtré »construit à partir de ce que nous voulons que l’autre voie.
Les neurosciences suggèrent que ce processus n’est pas seulement représentationnel, mais « modifier »: au fil du temps, l’esprit s’habitue à la version idéalisée de nous eux-mêmes qui habitent ces plateformes, avec un retour psychologique qui peut renforcer le nôtre perception de soi ou le fragiliser face au décalage avec la réalité.
C’est précisément pour ces raisons et hypothèses que le philosophe Luciano Floridi décrit notre époque comme « sur la vie« : un entrelacement si proche entre numérique et réel qu’il devient vain de les distinguer. Ce que nous faisons sur les applications de rencontres, ce que nous publions sur les réseaux sociaux, quels systèmes enregistrent nos comportements quotidiens, tout contribue à la construction d’une identité étendue qui ne réside plus seulement en nous.
La recherche sur le comportement numérique montre que nous changeons la façon dont nous parlons, nous habillons, interagissons ou prenons des décisions. basé sur l’image que nous avons créée en ligne. Là présence numérique il semble que, dans un certain sens, passe devant nous: lorsque nous rencontrons quelqu’un en personne, sa connaissance de nous est déjà filtrée par les profils qu’il a vus.
L’identité numérique est aussi un héritage autopsie
Une caractéristique impressionnante deidentité numérique c’est qu’il ne se dissout pas quand nous ne sommes plus là. Les plateformes conservent des photos, des conversations, des commentaires, des histoires et même des habitudes algorithmiques.
Les études anthropologiques de Jed Brubaker ont défini ces phénomènes « les au-delàs numériques« : des vies résiduelles qui continuent d’interagir avec les vivants, évoquant de manière nouvelle la présence du défunt. LE’AU repousse les limites encore plus loincar il peut recréer la voix, le style d’écriture et même les réponses d’une personne disparue.
L’identité numérique surpasse non seulement la vie réelle, mais elle peut aussi y survivre en devenant une entité autonome qui continue d’agir dans la mémoire sociale. Ce que nous laissons en ligne n’est plus une archive : c’est présence, un héritage.
Vers une nouvelle idée de l’identité
Nous avons atteint un point où l’identité on ne peut plus le considérer comme unitaire ou confiné au corps. C’est un processus distribué, une négociation continue entre ce que nous sommes, ce que nous montrons et ce que transforment les algorithmes.
Les applications de rencontres sont souvent le premier contact avec construction d’un soi sélectionné; les médias sociaux transforment ce moi en un écosystème narratif; les plateformes le projettent au-delà du temps biologique.
La question centrale n’est pas de savoir si l’identité numérique dépasse l’identité réelle, c’est déjà en partie le cas. Peut-être que avenir de la personne cela jouera justement sur la capacité à reconnaître que nous sommes devenus des êtres étendu, hybrideet apprendre à vivre avec quoi nos pistes numériques ils parlent de nous, même lorsqu’ils ne coïncident plus parfaitement avec notre vie.
Sources
Goffman E, (1956). « La présentation de soi au quotidien »
Floridi L. (2015). « Le manifeste onlife : être humain à l’ère hyperconnectée »
Brubaker JR, Hayes G, R., Dourish P. (2013). « Au-delà de la tombe : Facebook comme site d’expansion de la mort et du deuil. »
Brubaker JR (2016). «Mort, identité et vestiges numériques.»