Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 février, l’armée de l’air pakistanaise a attaqué de nombreuses positions talibanes. en Afghanistandans les villes de Province de Kaboul, Kandahar et Paktika. Selon les autorités de Islamabad, 9 postes ont été conquis, avec la mort de 228 talibans afghans, un budget qui pourrait continuer à augmenter. Cependant, selon des sources afghanes, de nombreux civils ont été tués dans l’attaque aérienne, notamment des femmes et des enfants. Le ministre pakistanais de la Défense a déclaré que le Pakistan était en « guerre ouverte », tandis que le gouvernement de Kaboul « condamne avec véhémence la violation de l’espace aérien afghan et l’attaque contre des civils, une violation flagrante de l’intégrité territoriale de l’Afghanistan et une action de provocation ».. Ces événements surviennent quelques mois après la dernière crise entre les deux pays en octobre 2025.
Les causes de l’attaque
Le ministre de la Défense du PakistanKhawaja Mohammad Asif, à travers un post publié sur le réseau social Pakistan et Afghanistan nous avons maintenant atteint une phase de guerre ouverte. Les bombardements nocturnes menés par le Pakistan dans la nuit du 26 au 27 février se sont produits dans un contexte déjà Fortes tensions et affrontements entre les deux pays. Au cours des semaines précédentes, et notamment dans la nuit entre 21 et 22 févrierles forces armées pakistanaises avaient attaqué certaines provinces afghanes, notamment Nangarhar, notamment en ciblant de prétendus camps d’entraînement qui – selon des sources pakistanaises – seraient imputables à des groupes extrémistes Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) Et État islamique – Province du Khorasan (Iskp). Le Pakistan accuse en effet le Gouvernement taliban soutenir groupes terroristes anti-pakistanais, dont des formations liées au mouvement indépendantiste de la région du sud-est de Baloutchistantenu responsable de attentats suicides sur le territoire pakistanais, des accusations toujours rejetées par le gouvernement de Kaboul. Islamabad a également déclaré avoir agi en réponse à une attaque lancée par les forces afghanes contre les troupes frontalières. pakistanaisune escalade qui reflète des mois de tensions croissantes le long du Ligne Durand, la longue frontière entre les deux pays. Suite aux affrontements deoctobre 2025, ce qui a causé environ 70 victimesla plupart des passages frontaliers entre les deux pays a été fermée pour des raisons de sécurité, avec l’interruption temporaire des échanges commerciaux et transfrontaliers.

La dernière crise entre l’Afghanistan et le Pakistan en octobre 2025
En octobre 2025, un événement s’est produit crise grave entre l’Afghanistan et le Pakistan : le groupe militant Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), également surnommé « Taliban pakistanais » et présent dans l’Est de l’Afghanistan, a fait l’objet de nombreuses représailles militaires par le Pakistan, l’une des plus violentes dans la nuit entre les 8 et 9 octobre 2025, et qui a été suivi d’affrontements le long de la frontière entre les deux pays. Ces tensions ont ensuite connu une phase de négociation diplomatique avec la médiation de Turquie et Qatar. Le résultat était fragile cessez-le-feu, qui n’a cependant pas vraiment atteint l’objectif de un accord durable entre les deux pays.
Ministre de la Défense du Pakistan Asif accuse le régime taliban de porter atteinte à la stabilité interne du Pakistan et à la sécurité régionale en entretenant des liens étroits avec le gouvernement du Pakistan New Delhipour avoir « exporté le terrorisme au Pakistan » et craignant que leAfghanistan peut s’allier à l’Inde pour créer des tensions au sein du pays en s’appuyant sur le groupe militaire Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP).
Réactions internationales : l’Iran comme médiateur, l’ONU invite au dialogue
Suite à l’attaque pakistanaise d’hier soir, le porte-parole du gouvernement taliban Zabihullah Moudjahid s’est déclaré être ouvert au dialogue et que nous souhaitons collaborer pour trouver une solution pacifique par la négociation. Parallèlement, de nombreux acteurs internationaux sont intervenus pour appeler à la désescalade et entamer des négociations. Le Ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a appelé le Pakistan et l’Afghanistan à cesser immédiatement les combats et à tenter d’utiliser voies diplomatiques. Une invitation à désescalade ça vient aussi de Les Nations Uniesdu secrétaire général Antonio Guterres et du chef des droits de l’homme Volker Türk, qui ont appelé au dialogue et au respect de droits de l’homme et surtout de droit international. Là République islamique d’Iran au lieu de cela, elle s’est portée volontaire comme médiatrice, via une publication sur le site de réseau social du ministre iranien des Affaires étrangères X Abbas Araghchi. Même le Chine par l’intermédiaire du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ninga exprimé son inquiétude face à l’escalade du conflit et sa volonté de continuer à jouer un « rôle constructif dans le dialogue diplomatique entre les deux pays ».