Pourquoi la mante religieuse mange-t-elle le mâle ?

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

mante religieuse (Religion de la Mante), une des espèces les plus communes de l’ordre des Mantodea, est un insecte « célèbre » pour son comportement cannibale qui adopte souvent la femelle, dévorer le mâle pendant l’accouplement. En réalité, le phénomène ne se produit pas toujours, mais approximativement 30% des paires et c’est une adaptation évolutive qui est efficace surtout dans des conditions de malnutrition et la rareté des proies. Pour les mâles, se rapprocher des femelles est un avantage, mais aussi un risque : pour limiter le risque d’être dévorés par la faim, ils ont tendance à choisir les femelles bien nourries plutôt que les plus minces, mais parfois des sacrifices sont nécessaires. L’automne est la bonne période pour observer ce phénomène, étant donné que la mante religieuse s’accouple précisément à cette période. assurer la naissance d’une nouvelle génération au printemps.

Les raisons biologiques du cannibalisme des mantes

Bien qu’il s’agisse d’un comportement très « célèbre », des études scientifiques sur le terrain montrent que, en conditions naturelles en moyenne, pas plus de 30% Certaines femelles cannibalisent le mâle, mais cela est parfois utile. La mante religieuse il ne survit pas aux basses températures de la fin de l’automne et avant de mourir, il se reproduit. L’accouplement est évidemment le moment crucial pour assurer la survie de l’espèce et il est nécessaire d’adopter les stratégies les plus efficaces pour une production maximale d’œufs, comme le cannibalisme.

mauvaise disponibilité des proies dans certaines conditions environnementales et l’effort nécessaire pour réaliser lel’ovogenèse (processus de maturation des ovules) pousse la femelle à en chercher un source de protéines disponible et « prêt à l’emploi » : la meilleure option est de utiliser le mâle lui-même comme nourriture. En revanche, dans un certain sens, le mâle se sacrifie volontairement… ou presque ! Dans une balance coûts-avantages, les mantes mâles au cours de leur vie ils peuvent féconder plusieurs femelles s’ils rencontrent un grand nombre de partenaires potentiels ou se sacrifient en fécondant une seule femelle, mais en obtenant le résultat comme un bénéfice la femelle qui les a dévorés produit un plus grand nombre d’œufs, grâce à la nourriture abondante et à une teneur en protéines provenant du mâle lui-même. Essentiellement, il investit sa vie en augmentant la production d’œufs chez la femelle qu’il a fécondée : la nouvelle génération sera ses enfants.

Sous nos latitudes, chaque femelle, en automne, avant de mourir, il pond des œufs fécondé dans unootèquesorte de boîtier cylindrique qui se fixe aux murs et aux troncs dans des endroits protégés et ensoleillés. Si vous connaissez la mousse polyuréthane que l’on pulvérise pour colmater les fissures, vous pouvez imaginer une mante oothèque. Dès qu’il est émis par la femelle à travers des glandes particulières, il a une consistance fluide. Le fluide est travaillé par un mouvement rythmé de la femelle pour le rendre épais et mousseux. En peu de temps, la mousse sèche et durcit, prenant un aspect spongieux et laminé, capable de protéger l’intérieur. environ 300 œufs.

mante religieuse oothèque

Comment mange votre partenaire

La femelle dévore généralement le mâle immédiatement avant ou pendant l’accouplement. La femelle commence à consommer le mâle en partant de la tête : cette stratégie, bien qu’effrayante à nos yeux, est également gagnante, puisqu’en le décapitant elle bloque le ganglion cérébral qui régule les mouvements du partenaire. De cette manière, l’inhibition des mouvements est interrompue et ainsi les ganglions nerveux abdominaux, désormais sans freins, amplifient de manière incontrôlable les mouvements reproductifs chez le mâle. rendant l’accouplement plus efficace.

Le cannibalisme est un comportement répandu chez la plupart des espèces de mantes : par exemple, une étude menée sur une population de mantes chinoises (Tenodera sinensis) a constaté que les hommes constituaient 63% de l’alimentation des femmes adultes.

Pourquoi on l’appelle mante religieuse : les caractéristiques

Religion de la Mante appartient aux Mantoidei, un Ordre qui compte environ 2000 espèces essentiellement tropicale ou en tout cas adaptée aux climats tempérés chauds. Originaire d’Europe centrale et méridionale, d’Asie et d’Afrique du Nord, il a été introduit en Amérique du Nord et au Canada, et est aujourd’hui répandu partout jusqu’à 50° de latitude Nord, où le climat lui devient inhospitalier. Malgré sa diffusion, depuis 2015, il est inscrit au Liste rouge de l’UICN comme espèce menacée cependant avec un risque minime. Les mantes sont absolument des insectes inoffensif pour les humains et les animaux domestiquesils ne sont pas toxiques et peuvent être d’excellents alliés même dans la maison et le jardin puisqu’ils se nourrissent d’insectes.

Que le nom du genre soit Manteà la fois celui de l’espèce « M. religieux« , ils rappellent quelque chose de lié au sacré : le mot Mantis signifie prophète. Ces noms sont dus à la posture particulière des membres antérieurs, qui font que l’animal apparaît toujours dans une attitude de prière. En réalité, ce sont des soi-disant arts les rapaces, car ils servent à attraper des proies : des insectes et parfois même des petits reptiles. Les étendues du tibia et du fémur sont particulièrement robuste et équipé d’épines et d’un crochet terminal pour retenir la proie pendant le repas.
Le corps présente également une autre particularité : la mante religieuse possède un seul organe auditifsorte d’« oreille » positionnée dans la partie ventrale du thorax. C’est un organe très sensible et spécialisé qui capte principalement les ultrasons entre 25 et 45 kilohertz. Il a été observé que certaines mantes sont capables de faire des déviations rapides en vol lorsqu’elles sont stimulées par des impulsions ultrasoniques, peut-être pour échapper aux chauves-souris insectivores qui émettent des ultrasons.