parce que le Moukaab a été suspendu

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE’Arabie Saoudite a suspendu les travaux de construction du Mukaab, l’énorme gratte-ciel en forme de cube qui aurait dû être construit dans la capitale Riyad. Le projet, partie intégrante du plus grand Vision 2030devra être annulé (ou du moins réduit) en raison d’un changement de cap au niveau économique : le fonds souverain du royaume sera 925 milliards de dollars réduit ses ambitions de réduction des coûts. Le Mukaab, conçu par le studio AtkinsRéalis, devait être construit dans le nouveau quartier Murabba, au centre de Riyad.

De telles nouvelles ne sont cependant pas nouvelles, étant donné que de nombreux projets d’ingénierie ont déjà été réduits par les Saoudiens ces derniers temps : une chose similaire s’est effectivement produite avec The Line, le projet utopique de ville horizontale qui est mort dans l’œuf en raison de lourdes coupes budgétaires. Mais d’où vient le besoin de faire de l’économie dans le pays ?

Les caractéristiques du Moukaab : surface de 25 millions de m2

Le gratte-ciel mesurera – ou plutôt aurait mesuré – 400 mètres de haut, de large et de longpour une superficie totale de 25 millions de m2. Mais pas seulement : ils auraient été créés à l’intérieur 104 mille logements et hôtels pour un total de 9000 chambres. A tout cela s’ajoutent des jardins, un théâtre, un musée, des dizaines de lieux de divertissement et presque un million de m2 de superficie dédiée aux activités commerciales. Bref, elle serait devenue pratiquement une ville enfermée dans un gigantesque cube.

Le choix derrière les coupes budgétaires et la suspension du projet

Le choix de réduire les dépenses est étroitement lié à évolution du prix du baril de pétrole. En fait, ces derniers mois, notamment en raison de la nouvelle politique de Washington, la valeur a considérablement baissé, passant d’environ 80 dollars le baril à propos 60. Pour un pays qui a basé son économie sur l’exportation de pétrole brut, cette baisse est tout sauf négligeable.

Le choix du gouvernement a donc été de détourner les fonds de ces maxi-projets vers d’autres plus prioritéscomme l’infrastructure nécessaire pour accueillir lesExpo en 2030 et le Coupe du Monde de la FIFA en 2034. De plus, certains de ces maxi-projets utopiques (notamment The Line) connaissaient déjà de gros retards et cela, comme on peut facilement l’imaginer, avait déjà augmenté le budget, fournissant une motivation supplémentaire en faveur de la suspension.