On a vu les répétitions générales de Sanremo : Serena Brancale injoignable. Rugissement pour Sal Da Vinci, slogan Ditonellapiaga
Nous sommes ici maintenant. La 76ème édition du Festival de Sanremo est sur le point de commencer. Aujourd’hui 23 février, les répétitions générales ont eu lieu vers 14h30 et les journalistes ont pu y assister. Nous de Libremedia.ca étions également là et nous vous racontons ici comment cela s’est passé. En général, le sentiment est qu’il n’y a pas de chanson préférée. Le niveau moyen général est suffisant : pas (ou presque) de chansons mémorables, mais même pas de chansons totalement insignifiantes. Chaque chanteur fait ce qu’il veut et donne à l’auditeur exactement ce qu’il attend. Pour être clair : Tommaso Paradiso est Tommaso Paradiso, Arisa est Arisa et ainsi de suite. Il existe quelques exceptions et elles doivent être soulignées.
Qui mérite le podium : Serena Brancale est parfaite, Levante excite, Sal Da Vinci fait danser
Commencer par les meilleurs : qui mérite de figurer dans le top 5 ? Tout d’abord Serena Brancale. Sa performance a secoué la scène du Théâtre Ariston. « Qui con me » est le titre de la chanson qui, sans aucun doute, mérite au moins le podium de cette édition. Serena Brancale entre dans le théâtre vêtue de blanc. L’émotion est palpable. Chantez une lettre à la mère qui n’est plus là. Rien ne manque : les paroles, la mélodie, quelques références soul (parmi les traits caractéristiques de Serena Brancale) et un crescendo continu jusqu’au final palpitant. Tout est là. A la fin, il pleure. Et d’un autre côté, il est impossible de ne pas être ému.
Quant à Sal Da Vinci. Le style est celui de « Rossetto e Caffè » – le tube sorti en 2024 – et donc, comme prévu, Sal Da Vinci fait Sal Da Vinci. Et il le fait bien. Un vrai gentleman de la série (allez lire sa biographie, ne vous limitez pas à l’accroche virale sur les réseaux sociaux). Autant dire que, pendant qu’il chante son « Forever yes », le micro s’arrête de fonctionner mais il continue avec la même intensité identique. A la fin de la représentation, une salve d’applaudissements retentit. Le public est littéralement devenu fou de lui.
Côté accroche, il y a Ditonellapiaga qui pourrait révéler de grosses surprises. Avec elle, une troupe de danse complète un spectacle captivant. Élégant et piquant à la fois. « Comme c’est ennuyeux! » cela pourrait vous venir à l’esprit et ne jamais sortir.
Fedez et Marco Masini ont également bien fait. L’harmonie entre les deux est désormais évidente et l’idée de participer ensemble au Festival est gagnante. Une belle chanson – « Male Necessary » – dans laquelle les deux voix se mélangent parfaitement. Le cachet de Masini est la véritable valeur ajoutée.
Enfin Levante. L’auteure-compositrice-interprète sicilienne présente son côté plus intimiste pour une chanson classe, sur la pointe des pieds et sobre. Bien. Cela vous ramène à l’essentiel, avec la voix au centre de tout. À l’heure où l’on se remplit de fioritures, de chorégraphies, d’accessoires, « Sei tu » semble être une perle rare.
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Bravo Raf, Paradiso et Fulminacci. Arisa « aurait pu donner plus »
Les autres artistes en compétition s’en sont bien sortis (mais sans grande surprise). Par exemple Arisa et son « Conte de fées magique ». Si vous attendez « The Night », vous serez déçu. Bien sûr, avec sa voix, il pouvait tout chanter, mais pour la scène Ariston, on s’attendait à mieux. Pour citer une de vos chansons de Sanremo, chère Arisa, « tu aurais pu donner plus ».
Mara Sattei et son « Les choses que vous ne savez pas sur moi » dédiées à son futur mari Alessandro ont également été agréables. C’est une chanson typique de Sanremo. La performance est également impeccable. Tredici Pietro est également bien fait, il s’investit tout entier dans le chant de « Uomo che cade ». Au début il semble plutôt agité, il respire profondément pour se concentrer. Puis ça fond.
Raf et Tommaso Paradiso ne déçoivent pas non plus. Avec respectivement « Now and Forever » et « The Romantics ». Ils chantent tous les deux l’amour. Tous deux le font avec leur style typique que les fans apprécieront.
« Le Sud détruit par les intempéries dans l’indifférence générale, pour d’autres territoires toute l’Italie s’est mobilisée. Sanremo ? J’apporterai quelque chose de différent. » Levante parle
Mara Sattei : « A Sanremo, je raconte mon histoire avec Alessandro ». Puis il annonce le nouvel album (avec Noémi et Elisa)
Patty Pravo ne se parle pas, elle s’aime
Bravo aussi Fulminacci, qui revient à Sanremo (quand il y participait il y avait la pandémie) avec une belle chanson intitulée « Stupida Sfortuna ». Idem pour Dargen D’Amico et son « AI AI » (mais ce n’est pas aussi bon que « Dove si balla »). Ermal Meta a un joli texte, faisant référence à la guerre (mais la mélodie laisse à désirer). Michele Bravi s’est également bien comporté, « il fait forte impression ». Et puis un tas de chansons qui – honnêtement – ne frappent pas. Enfin Patty Pravo et son « Opéra ». Mais Patty Pravo est hors course. Vous ne discutez pas avec elle, vous l’aimez.