Le plus petit code QR au monde mesure 1,98 micromètres carrés : plus petit qu’une bactérie

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le le plus petit code QR au monde mesure à peine 1,98 micromètres carrésune surface plus petite que celle de nombreuses bactéries et absolument invisible (la seule façon de l’utiliser est d’utiliser un microscope électronique) et avec des pixels de seulement 49 nanomètres de large, soit 39 % de moins que le code qui détenait le précédent record. Le code, inscrit dans le Records du monde Guinnessa été créé par une équipe de l’Université technique de Vienne en collaboration avec l’entreprise technologique Cerabyte. Pour ceux qui se posent la question, en scannant le QR vous êtes redirigé vers une page universitaire avec la présentation du groupe de recherche qui a obtenu cet incroyable résultat.

Ils ont été employés pour y parvenir faisceaux d’ions se concentreren utilisant un film céramique extrêmement mince de nitrure de chrome. Comme l’ont confirmé lors d’un entretien deux des auteurs, Erwin Peck et Balint Hajas, le choix des matériaux a été fait pour garantir une stabilité dans le temps, même dans des conditions extrêmes.

Mais à quoi ça sert de faire un code de cette taille ? Ce travail n’a pas été réalisé uniquement dans le but d’établir un record mondial Guinness : la technologie a d’énormes applications potentielles pour stockage de données à long terme. Il existe de nombreux systèmes de ce type magnétique ou électronique et – généralement – ​​après plusieurs années, ils doivent être remplacés. Cependant, si l’information est littéralement gravée sur des matériaux céramiques, elle peut durer des siècles, voire des millénaires, et de plus, elle ne nécessite même pas d’énergie pour fonctionner.

De plus, la densité de stockage de cette méthode est très intéressante : sur une surface de la taille d’une seule feuille A4, il est possible de stocker plus de 2 téraoctets de données! Ce sont les mots de Alexandre Kirnbauer, l’un des auteurs de l’étude :

Avec les supports de stockage en céramique, nous poursuivons une approche similaire à celle des cultures anciennes, dont on peut encore lire aujourd’hui les inscriptions (…) Nous écrivons des informations sur des matériaux stables et inertes, capables de résister au passage du temps et de rester pleinement accessibles aux générations futures.