L’anticyclone commence à céder, stoppe la chaleur au Nord-Est : orages et chute de température jusqu’à 6 °C

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Après des semaines d’hégémonie quasi absolue duanticyclone subtropical, le scénario météorologique sur l’Italie subit une métamorphose important. LE‘haute pressionqui enfermait l’atmosphère méditerranéenne dans une bulle de chaleur statique et étouffante, commença à donner le long de son périmètre nord.

Ce premier affaiblissement a déjà déclenché une série de tempêtes extrêmement intenses sur les régions du Nord (notamment entre la Lombardie, la Vénétie et l’Émilie-Romagne), culminant ce matin avec de vastes et importantes dégâts entre Mantoue et Modène causés par des tempêtes de grêle avec des pierres d’un diamètre exceptionnel, voire supérieur à 10 centimètres.

Il ne s’agit pas d’événements aléatoires, mais de la conséquence physique directe de collision entre masses d’air avec des caractéristiques thermodynamiques opposées. Voyons en détail comment la circulation atmosphérique va changer dans les prochains jours et pourquoi certaines régions d’Italie connaîtront un net changement d’air tandis que d’autres resteront temporairement à l’écart.

Comment évolue le scénario dans les prochains jours : les zones les plus touchées

Dans les prochains jours, nous en verrons un changement évident dans la circulation à l’échelle continentale : courants certainement plus d’air frais ils vont pénétrer de manière décisive dans le bassin de méditerranéen et, avec leur poussée, ils forceront la masse d’air subtropicale à se retirer partiellement, laissant l’Italie au moins partiellement pendant au moins 7 à 8 jours. La principale voie d’accès à ce flux sera ce qu’on appelle Porte Borale plateau karstique au nord-est.

Les zones les plus touchés ce seront ceux de Côté Adriatique et Plaines du Nord : entre mardi et mercredi, une nouvelle impulsion éclatera, générant forts orages avec des tempêtes de grêle associées sur les plaines du nord, le nord-est et sur toute la bande adriatique, poussant également en partie vers la péninsule sud. Sur ces secteurs, le baisse de température plus marquée. Ville comme Trieste, Venise et Ancône ils verront les températures minimales chuter autour de 19-20°C et les maximales se stabiliser entre 28 et 30°C. Une nette amélioration par rapport aux nuits tropicales (avec des minimales fixées au dessus de 22-23°C) et aux maximales étouffantes de 34-35°C de ces derniers jours. Ailleurs ils les températures vont baisser en moyenne environ 4-6 degrésrevenant à des valeurs plus acceptables et proches de la moyenne de la période.

Les zones qui resteront chaudes seront le Nord-Ouest, la Tyrrhénienne et les Îles : la chaîne des Apennins et la trajectoire même des vents, qui souffleront des souches de Bora sur l’Adriatique, laisseront les régions tyrrhéniennes, le nord-ouest et les deux grandes îles (Sicile et Sardaigne) nettement plus éloignées les unes des autres. Ici, les occasions d’orages rafraîchissants seront très rares ; Le la chaleur ne s’atténuera que partiellementdevenant cependant plus sec (moins sensuel) et donc plus tolérable.

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Déverrouillage définitif possible au cours du week-end

Qu’est-ce qui pourrait débloquer la situation également pour les régions laissées à sec ? Les modèles montrent l’entrée possible d’un Front atlantique perturbé le week-end, environ entre le samedi 25 et le dimanche 26 juillet. Si cette tendance se confirme, la perturbation touchera les zones tyrrhéniennes et le Centre-Nord de manière plus structurée, provoquant un véritable et net choc thermique à l’échelle nationale. Les tempêtes pourraient donc se faire sentir plus haut cette fois Ligurie, Toscane et Latium.

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Mais pourquoi ces phénomènes atmosphériques sont-ils si violents ?

La réponse est en énergie stockée de l’atmosphère. Depuis plus de deux mois, le fort rayonnement solaire estival et la compression de l’air liée à l’anticyclone subtropical se sont accumulés d’énormes quantités de chaleur et d’humidité dans les couches inférieures.

Lorsque l’air frais du nord atteint ce « tampon » bouillant, l’équilibre thermique est brusquement rompu. L’air chaud au sol, étant beaucoup moins dense que l’air froid qui arrive, s’envole très violemment vers le haut. Ce mouvement convectif génère de gigantesques cumulonimbus avec courants ascendants (courant ascendant) capable de dépasser 100-150 km/h.

À l’intérieur de ces nuages, les gouttelettes d’eau sont poussées à des altitudes très élevées, bien au-dessus de la ligne zéro degré, où elles gèlent instantanément. Plus là actuel L’Ascension est forte et alimentée par la chaleur de la Terre, plus elle peut se maintenir longtemps suspendu la grêle à l’intérieur du nuage, lui permettant d’accumuler des couches successives de glace avant que la gravité ne le pousse vers le sol. C’est exactement ce mécanisme exaspéré qui a généré les haricots géants jusqu’à 10 cm enregistrés en Lombardie et en Émilie-Romagne au cours des dernières 48 à 72 heures.

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Malgré cette semaine très dynamique, nous sommes toujours au cœur de l’été. D’un point de vue physique, l’épuisement complet d’une si vaste masse d’air chaud n’est pas un processus immédiat en raison de lainertie thermique.

Le mer Méditerranée et l’atmosphère dans laquelle ils se comportent énormes réservoirs thermiques: les eaux de surface sont littéralement en ébullition après deux mois de stabilité absolue. Cette immense réserve de chaleur continuera non seulement à atténuer le refroidissement de surface, mais constituera la carburant idéal pour le développement de nouveaux phénomènes intenses dès que le flux frais s’épuise et que les anticyclones tentent de regagner du terrain vers le Nord.