L’analphabétisme dans le monde, quels pays sont les plus touchés : le classement de ceux qui ne savent ni lire ni écrire

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Selon les données de 2026 de la World Population Review, le taux d’alphabétisation moyenne mondiale dépasse le87% parmi la population de plus de 15 ans : autrement dit, près de 9 personnes sur 10 savent lire et écrire. Le chiffre moyen cache cependant d’énormes différences entre les différents pays: alors que dans de nombreux États, le taux est proche de 100%, dans certains pays le plus pauvre du monde moins de la moitié de la population l’adulte possède des compétences de base.

En bas du classement se trouvent le Soudan du Sud, le Tchad et le Mali. Et en Italie ? L’alphabétisation est très élevée, nous sommes à 99,35%, mais la situation change lorsque l’on mesure la capacité des adultes à utiliser concrètement leurs compétences fonctionnelles. Nous le voyons dans cet article.

Classement des pays par taux d’alphabétisation

Selon le classement 2026 de la World Population Review, le taux d’alphabétisation mondial moyen est de 87,74 %. Il y en a plusieurs en haut de la liste Pays avec un taux de 100%: Ouzbékistan, Corée du Nord, Norvège, Finlande, Luxembourg, Andorre, Groenland, Liechtenstein, Palaos et Tuvalu

Ils suivent Russie et Saint-Marin (plus de 99,9 %). Les grands pays industrialisés, comme les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont un taux de 99 %. Ce pourcentage légèrement inférieur peut toutefois s’expliquer par le fait que dans certains États, la définition de l’alphabétisation est plus stricte.

À l’autre extrémité du classement, on retrouve principalement les pays d’Afrique subsaharienne, ainsi que certains États caractérisés par la pauvreté, les conflits et les difficultés d’accès à l’éducation. LE Pays avec le taux d’alphabétisation le plus bas Je suis:

  1. Soudan du Sud (27%)
  2. Tchad (31%)
  3. Les maux (35%)
  4. Niger (36%)
  5. Yémen (37%)
  6. Afghanistan (37%)

Dans tous ces pays, moins de 4 adultes sur 10 ont bénéficié au moins d’une alphabétisation de base.

Lors de l’interprétation de ces statistiques, il est toutefois important de tenir compte du fait que les pourcentages utilisés par la World Population Review pour établir ce classement se réfèrent aux données les plus récentes disponibles pour chaque pays : par exemple, les données pour le Soudan du Sud datent de 2008, tandis que celles pour l’Ouzbékistan datent de 2022.

Le thème de l’illettrisme fonctionnel

Savoir lire et écrire ne signifie pas nécessairement savoir aussi comprendre un texte plus complexecomparer des informations, interpréter des instructions ou extraire des données d’un document. C’est pourquoi, à côté des statistiques traditionnelles sur l’alphabétisation, il existe des enquêtes spécifiques qui mesurent les capacités d’alphabétisation fonctionnelle des adultes.

En particulier, l’UNESCO définit

Analphabétisme fonctionnel: la condition d’une personne incapable de comprendre, d’évaluer, d’utiliser et de s’impliquer dans des textes écrits pour intervenir activement dans la société, atteindre ses objectifs et développer ses connaissances et son potentiel.

Et l’Italie ?

Selon le classement de la World Population Review,Italie ne pose pas de problème significatif d’analphabétisme de base par rapport aux normes internationales : le taux alphabétisation est égal à 99,35% (données mises à jour jusqu’en 2019), et est assez homogène entre les hommes (99,48%) et les femmes (99,22%).

Toutefois, la situation change lorsque l’on mesure la capacité des adultes à utiliser réellement leurs propres moyens. compétences fonctionnelles. Selon l’enquête PIAAC 2023 de l’OCDE, l’Italie est positionnée en bas du classement des pays industrialisésavec environ le 35% de la population adulte (tranche d’âge de 16 à 65 ans) classés à un niveau d’alphabétisation fonctionnelle faible ou très faible. A l’autre extrême, seul le 5% des adultes italiens m’atteint niveaux supérieurs d’alphabétisation fonctionnelle, contre 12 % de la moyenne de l’OCDE.

La situation mondiale révèle donc deux problèmes différents : d’une part, des centaines de millions de personnes ne possèdent toujours pas les compétences de base en matière d’alphabétisation ; d’un autre côté, même dans les pays où presque tout le monde sait lire et écrire, le défi reste de développer des compétences fonctionnelles suffisantes pour comprendre, évaluer et utiliser l’information.