Ces derniers jours, un patient de 76 ans a été enregistré à la Policlinico S. Martino de Gênes symptômes non seulement respiratoires mais aussi neurologiques parce qu’il a été infecté par Variante A/H3N2 de la grippe saisonnière, communément appelée « Australien » et qui sera prédominant cette année. Les symptômes affectant le système nerveux central, dans tous les cas, ils semblent peu fréquents dans le cas de la grippe australienne et vont de légers maux de tête à des complications graves telles qu’une encéphalite. Le variant de cette année semble plutôt agressif, mais il ne s’agit pour l’instant que d’une déduction issue de l’analyse des données épidémiologiques enregistrées dans l’hémisphère sud, où l’hiver est désormais passé et où les virus grippaux ont déjà eu des effets sur la population. Donc pour l’instant tu ne devrais pas trop t’inquiéter parce que pour l’Europe et pour l’Italie ce n’est qu’un prédiction des risques. En fait, il faut considérer que la progression du virus est aussi conditionnée par facteurs locaux comme le climat, l’âge moyen de la population et diffusion du vaccin contre la grippe, ce qui reste le meilleur moyen de prévenir l’infection ou du moins d’atténuer ses symptômes.
Qu’est-ce que la grippe australienne (A/H3N2)
Cette année, la grippe saisonnière est causée par des virus à prédominance de type A de la souche codée comme H3N2 et est défini de manière générique comme la grippe australiencar elle a déjà durement frappé la population australienne. En fait, ce n’est pas la seule contrainte que nous aurons. Chaque année en fait plusieurs souches virales contribuer aux syndromes grippaux saisonniers, mais l’un d’eux est prédominer par rapport à d’autres en termes de propagation par contagion au sein de la population. L’année dernière, la variante prédominante était celle codée A/H1N1, cette année ce devrait être celle Variante A/H3N2.
La souche A/H3N2 est connue depuis 1968 sous le nom de Virus de Hong Kong car il a provoqué à l’époque une pandémie de grippe particulièrement grave en Chine et dans d’autres pays asiatiques. Désormais, ce virus n’a plus de caractère pandémique mais endémiqueest donc devenu l’un des virus qui circulent de façon saisonnière dans le monde. Depuis 1968 seulement, la plupart des épidémies de grippe saisonnière sont causées par le virus H3N2.
La grippe australienne provoque des symptômes respiratoires et dans certains cas une encéphalite
Dans le cas du variant H3N2, les principales manifestations sont respiratoires comme pour tous les virus grippaux, avec des symptômes touchant les voies respiratoires supérieures (nez et gorge) ou inférieures (bronches et poumons) mais peuvent également conduire à complications neurologiques, de symptômes tels que mal de tête et vertiges à des conditions graves comme l’encéphalite; la littérature scientifique suggère donc un rôle potentiel de ce variant également dans le développement de symptômes au niveau du système nerveux central. Il existe des cas documentés de patients de différents groupes d’âge qui ont été hospitalisés pour des complications neurologiques et les patients présentant ce type de manifestations présentaient un risque de hospitalisation 10 fois plus élevé que les autres types de symptômes. Il semble que le virus puisse passer dans le SNC via le parcours olfactif et la cavité nasale.

Dans l’hémisphère sud et notamment en Australie, la grippe de cette année a eu un certain impact sur la population également en termes de décès. En particulier, à partir d’une statistique publiée sur leBureau australien des statistiques il semble que les décès dus à la grippe entre janvier et août 2024 aient été 810soit le double de la valeur par rapport à la même période en 2023 avec 416 décès, à 2022 avec 402 cas, mais toujours nettement inférieure aux 1005 décès de 2019.
Quelles souches de virus grippaux seront à l’origine de la grippe saisonnière 2024-2025 en Italie
Les virus grippaux sont classés en quatre types (A, B, C et D) et les souches A sont codées par convention avec les lettres H et N correspondant aux initiales de deux protéines qui caractérisent la surface de ces pathogènes, hémagglutinine (HA) et neuraminidase (NA), c’est pourquoi on parle de H1N1 et H3N2. Les souches de virus grippaux ont la particularité de subir des mutations continues au fil du temps, générant chaque année différentes formes de grippe.

En ce qui concerne l’Italie, la confirmation des souches qui seront en circulation d’ici le printemps 2025 sera fournie par le système RespiVirNet coordonné par l’Istituto Superiore di Sanità qui commence chaque année à partir de la 42e semaine (vers la mi-octobre). surveillance épidémiologique des syndromes pseudo-grippaux et à partir de la 46ème semaine (vers la première décade de novembre) le surveillance virologique des virus en circulation. Des rapports de surveillance hebdomadaires sont publiés tout au long de l’hiver et jusqu’aux premiers jours de mai ; ce n’est qu’alors que le tableau sera complet.