du projet ITER au DDT de Frascati

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Quand on parle de fusion nucléaire, on pense souvent aux grands laboratoires internationaux, en premier lieu ITER en France. En réalité, l’Italie est l’un des pays qui contribue le plus au développement de cette technologie. Pas seulement avec le recherche scientifiquemais aussi avec un tissu industriel capable de produire des composants que peu de personnes dans le monde savent fabriquer. En Italie, un tokamak « local » est également en construction, le Test du tokamak inverseur (DDT) pour tester la manipulation du plasma à très haute température. Comprendre comment notre pays participe à la course à la fusion permet d’avoir une vision plus large : celle d’un secteur dans lequel compétences, innovation et collaboration internationale ils sont fondamentaux.

Le rôle de l’Italie dans les grands projets internationaux sur la fusion nucléaire : le projet ITER

L’Italie est membre fondateur de ITERla plus grande expérience de fusion au monde. Le pays contribue au développement de parties cruciales du réacteur, telles que les aimants supraconducteurs et les systèmes de chauffage au plasma.

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Participer au projet, par exemple, c’estÉNÉE, c’est-à-dire l’Agence nationale des nouvelles technologies, de l’énergie et du développement économique durable. C’est l’un des principaux centres de recherche publics italiens, avec CNR et INFN. Participe également à Consortium RFX de Padoueun consortium public qui rassemble certaines des principales institutions italiennes impliquées dans la physique des plasmas et les technologies de fusion.

Il y a ensuite des entreprises et des excellences italiennes comme Thales Alenia Space Italia, Ansaldo Nucleare, ASG Superconductors et bien d’autres qui fournissent des composants de très haute précision.

Ces collaborations permettent au pays d’être compétitif dans un secteur où des matériaux avancés, la cryogénie, l’électronique de puissance et la capacité de travailler à l’échelle millimétrique et en même temps gigantesque sont nécessaires.

Les expériences italiennes, du RFX-mod2 au Divertor Tokamak Test

Voyons maintenant brièvement quelles sont les principales expériences italiennes dans ce secteur.

RFX-mod2

Toujours dans le Consortium RFX de Padoue nous étudions le confinement magnétique du plasmaavec une approche alternative Tokamak. L’expérience RFX et son évolution – RFX-mod2 C’est l’un des plus grands appareils de type au monde Pincement de champ inversé. Ce projet permet de tester la stabilité du plasma, le contrôle magnétique avancé et différents matériaux et diagnostics.

fusion RFX

AVANT / FENB (Installation d’essai de faisceau neutre)

Toujours sur le même site que Padoueil existe une deuxième infrastructure qui est utilisée pour tester i systèmes d’injection neutres à très haute énergie destiné à ITER et au système japonais JT‑60SA. Il comprend deux grandes expériences : ARAIGNÉE, la plus grande source d’ions jamais construite, et MYTHIQUE, Prototype grandeur nature de l’injecteur 1 MeV d’ITER.

TNT (Test du tokamak inverseur)

À Frascatiil y a le nouveau tokamak italien actuellement en construction, destiné à étudier le artistela partie du réacteur nucléaire qui doit résister aux flux de chaleur les plus intenses. Il est utilisé pour tester des matériaux avancés, développer des solutions pour DÉMO – la future puissance européenne – et créer un pôle de recherche international. Le TNT elle est considérée comme une étape clé vers la fusion industrielle.

Laboratoires ENEA – Frascati, Brasimone, Portici

ÉNÉE est l’un des protagonistes européens de la fusion. Ses centres étudient les matériaux à haute température, les supraconducteurs, les systèmes de chauffage au plasma, les diagnostics et les composants pour ITER. Frascati c’est le siège historique de la fusion italienne depuis les années 1960, mais il existe d’autres sièges comme, par exemple, celui de Brasimone (Bologne) e Portiques (Naples).

Euroatom et EUROfusion

L’Italie participe activement aux projets européens qui financent la recherche et le développement de technologies dans le domaine de la physique des plasmas et de la fusion.

Euratom est la Communauté européenne de l’énergie atomique, fondée en 1957. Euroatom finance et coordonne la recherche nucléaire européenne, établit des normes de sécurité pour l’énergie nucléaire, soutient les programmes de fission et de fusion, gère les accords internationaux, comme la participation européenne à ITER. En pratique, Euratom est le cadre juridique et financier ce qui permet à l’Europe de travailler sur l’énergie nucléaire de manière coordonnée.

EUROfusion est un consortium scientifique européen créé en 2014. C’est une alliance de plus 30 instituts de recherche et des universités européennes qui coordonne la recherche européenne sur la fusion nucléaire, gère les fonds Euratom destinés à la fusion, développe le Stratégie européenne vers le centre de démonstration DÉMO, coordonne des expériences telles que JET, W7‑X, JT‑60SA et DTT, et soutient ITER dans la recherche, les simulations et le développement technologique.