Données ISTAT de 1900 à aujourd’hui

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE’taille moyenne des Italiens Et augmenté significativement au cours du XXe siècle, pour se stabiliser ces dernières années. Selon les données de l’Istat, au début du XXe siècle, les garçons mesurant 1,80 mètre constituaient une exception très rare, à peine 1,3 %, et leur taille moyenne n’était que de 165 cm. Aujourd’hui, cependant, letaille moyenne est de 177,8 cm pour les hommes et de 164,5 cm pour les femmes.

Voyons à travers les données Istat comment la taille des Italiens a changé au fil des ans et de quoi dépendent ces changements.

Quelle est la taille des Italiens au fil des ans

La série historique deIstat ils permettent de reconstituer l’évolution de la taille des Italiens depuis plus d’un siècle et demi grâce aux registres des conscrits. Là taille moyenne des hommes de ceux qui sont nés Dans le 1854 était de 162 cm et ce qui est le plus frappant est le pourcentage, parmi eux, de garçons mesurant au moins 180 centimètres : seulement 0,6 %. Plus d’un tiers (33,5%) il était en fait grand un maximum de 1,60 mètrestandis que la majorité (52%) avait une hauteur incluse entre 160 et 170 cmet seulement le 14% dépassaient 170 cm.

Cinquante ans plus tard, en 1904, la moyenne monte à 165 cmet les enfants de plus de 1,80 mètres doublent (1,3%), tandis que la part de ceux de plus de 1,70 mètres atteint 16%. Nous en sommes encore à des chiffres faibles, mais ils progressent d’année en année.

Le né en 1951 ce sont les premiers dont la taille moyenne et médiane a été augmentée. dépassé le seuil de 170 centimètres. En 1960, la moyenne atteignait 172,7 centimètres tandis qu’en 1980 elle était de 174,6 cm et les garçons très grands (plus de 1,80 cm) dépassaient les 20 %. Depuis, la croissance a ralenti jusqu’à se stabiliser.

Mais Quelle est la taille moyenne des Italiens aujourd’hui ? D’après les statistiques de Collaboration sur les facteurs de risque Ncd (un réseau international de 800 chercheurs collaborant avec l’Organisation Mondiale de la Santé) la taille moyenne italienne d’un homme en 2016 était de 177,8 centimètrestandis que celui de femmes de 164,6 cm.

Cependant, tout le monde ne grandit pas de la même manière. Les plus grands d’Italie vivent dans le Frioul-Vénétie Julienne: mâle moyen de plus de 178 cmet plus d’un tiers des jeunes mesurent plus de six pieds. Là la Sardaigne, au lieu de cela, il se trouve en bas du classement : seulement 8,4% sur 180 cm. La Calabre et la Sicile la précèdent, où environ 12 % mesurent plus de six pieds. Curieusement, le Latium est la seule région où la taille des dernières générations, au lieu d’augmenter, a légèrement diminué.

À l’échelle mondiale, les données placent leL’Italie à la vingt-neuvième place (sur 179 pays) pour la taille humaine et autres trente-deuxième place pour celle des femmes. Nous sommes donc dans le top 30, mais loin des toutes premières places. Sur le podium des plus grands du monde on retrouve les Néerlandais avec leur moyenne 182,5 cm, suivis de la Belgique (181,7 cm) et de l’Estonie (181,6 cm). Chez les femmes, les Lettones (169,7 cm) arrivent en tête, suivies par les Néerlandaises (168,7 cm) et les Estoniennes (168,6 cm).

Le les hommes les plus petits du monde ce sont plutôt ceux de Timor orientalqui n’atteignent pas une hauteur moyenne de 160 cm (159,8 cm), suivis du Yémen et du Laos. Les femmes les plus petites viennent cependant du Guatemala (ici la moyenne est de 149,4 cm), des Philippines et du Bangladesh.

De quoi dépend la hauteur ?

Quand nous sommes nés nous sommes longs en moyenne 50 centimètresmais cette mesure vise bien plus que cela tripler en deux décennies. En effet, la taille n’est définitive qu’après le développement, lorsque les cartilages de croissance ont cicatrisé (en moyenne entre 16 et 20 ans).

Mais pourquoi la taille moyenne augmente-t-elle ? Selon les chercheurs, cela dépend d’un combinaison de génétique et d’environnement. Par exemple, dans le Frioul-Vénétie Julienne, c’est probablement la combinaison de gènes d’origine slave et germanique et de conditions favorables qui a créé la population la plus élevée d’Italie.

Même si l’arrêt de la croissance moyenne au cours des dernières années est probablement dû à la fois à l’atteinte d’une limite génétique et à des aspects géographiques et culturels : la taille moyenne dépend en effet aussi de la population et, par rapport au passé en Italie, nous avons aujourd’hui uneplus grande influence que de nombreux autres groupes ethniques. De plus, si les gènes nous donnent du potentiel, mais que le contexte des premières années de la vie est défavorable (pauvreté, malnutrition, stress, problèmes de santé), ce potentiel ne se réalisera jamais.

Et si vivre en ville représentait autrefois un avantage en raison de la présence de plus de services, de plus de nourriture et de plus de santé, ces dernières années cet écart a disparu au point de devenir un inconvénient. En fait, une recherche récente publiée dans Nature nous apprend que vivre en ville réduit plus légèrement la croissance: le stress, le bruit, la pollution et la malbouffe peuvent en effet accélérer la puberté et fermer plus tôt les plaques de croissance.