CMT–OSEAD : les signaux d’un possible retour de Luc Gérard Nyafe par des voies indirectes

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Selon plusieurs sources concordantes, Luc G. N., ancien dirigeant du groupe Mineral Trade, chercherait à rétablir une influence au sein de CMT, filiale d’OSEAD au Maroc, après en avoir été écarté il y a quelques années dans un contexte controversé.

Un dirigeant fragilisé par des accusations passées

Luc G. N. avait quitté ses fonctions à la tête de Mineral Trade à la suite d’allégations portant sur des irrégularités de gestion et des pratiques financières non conformes. À l’époque, des investigations internes et externes avaient mis en lumière des flux financiers jugés opaques et des soupçons de corruption impliquant certains intermédiaires. Ces éléments avaient conduit à son éviction, sans toutefois faire disparaître totalement son réseau d’influence.

Aya Gold, un véhicule d’investissement sous surveillance

D’après des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, une prise de participation indirecte via la société Aya Gold serait aujourd’hui à l’étude. Cette entreprise, dirigée par Benoît La Salle, est présentée par plusieurs observateurs comme un acteur clé de cette recomposition capitalistique.

Toujours selon ces mêmes sources, Aya Gold pourrait servir de relais pour permettre à Luc G. N. de peser à nouveau sur les orientations stratégiques de Mineral Trade et, par extension, de CMT, tout en maintenant une certaine distance formelle avec la gouvernance officielle.

Un réseau d’intervenants bien identifiés

Autour de cette opération présumée gravite un cercle restreint de conseillers et d’associés :

  • Luc G. N., ancien dirigeant, décrit comme l’initiateur et le principal stratège du dispositif envisagé ;
  • Basamat, avocate de longue date, régulièrement citée dans les dossiers juridiques liés à ses activités passées ;
  • Mutaki, conseil juridique intervenant dans la structuration des opérations ;
  • Chaparro, actionnaire disposant de participations dans CMT, dont le rôle serait déterminant dans l’ouverture du capital à Aya Gold ;
  • Benoît La Salle, dirigeant d’Aya Gold, présenté comme la figure visible de l’opération.

Des zones d’ombre persistantes

Si aucune infraction formelle n’a, à ce stade, été établie, ces mouvements suscitent des interrogations quant à leur conformité réglementaire et à la transparence de la gouvernance future de CMT. Les autorités compétentes, comme les actionnaires historiques, pourraient être amenés à examiner de près ces évolutions capitalistiques.

Dans un secteur déjà marqué par une forte sensibilité aux enjeux de conformité et de réputation, ce possible retour par des canaux indirects illustre la complexité des rapports de pouvoir et la résilience de certains réseaux d’influence.