classement des pays et villes avec le plus d’habitants

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Ce n’est pas une Italie vieillissante qui grandit au-delà de la frontière, mais une Italie jeune qui s’en va. Avec une moyenne d’âge de moins de 33 ans, les expatriés (156 mille, +36,5% par rapport à 2023) portent le nombre de résidents italiens à l’étranger à 6 millions et 342 mille résidents, un record historique. L’effet de contribue également à gonfler les chiffres sanctions en cas de non-inscription à l’AIRE (Registre italien des résidents à l’étranger)qui a transformé une obligation administrative en accélérateur statistique.

Avec la loi no. 213 du 30 décembre 2023 sont en effet prévus amendes de 200 € à 1 000 € pour les citoyens italiens qui séjournent à l’étranger pendant plus de 12 mois sans remplir l’obligation de s’inscrire aux registres AIRE.

Les Italiens vivant à l’étranger suivent les routes historiques de l’émigration italienne, l’Amérique du Sud et l’Europe en tête. Le pays où l’on enregistre la plus forte présence d’Italiens est l’Argentine avec 804 261 membres, suivie par l’Allemagne (723 691) et la Suisse (606 949). Alors qu’en Argentine la majorité de la population s’est inscrite à l’AIRE par droit de naissance, l’Allemagne est le pays préféré des expatriés. La Suisse et la France suivent pour l’Europe. En effet, 50 % des membres résident dans l’Union européenne et il existe de nouvelles destinations en croissance comme l’Espagne, où les expatriations ont augmenté de 13 % en un an seulement.

Départs d’Italiens l’année dernière: où aller

L’année dernière, ils ont quitté l’Italie 123 376 citoyensconfirmant un flux migratoire qui privilégie l’Europe comme destination principale. Le 73,7% de départs en effet, sa destination est le Vieux Continent, tandis que l’Amérique collecte 17,2 % des flux et que l’Asie, l’Océanie et l’Afrique se partagent les 9,1 % restants.

L’Allemagne reste le pays privilégié pour l’expatriation mais, comme nous le disions plus tôt, certains pays comme Espagne ils commencent à devenir des destinations très populaires. Cette année, plus de 12 000 personnes ont déménagé avec un pourcentage égal de femmes et d’hommes, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne ou la Suisse où le pourcentage d’hommes est plus important.

Une note devrait être dédiée à Émirats arabes unisune destination historiquement peu pertinente pour l’émigration italienne, mais qui depuis quelques années se taille une place sur la carte des Italiens à l’étranger. Cette année, il y a eu près d’un millier de départs, soit environ 1% du total, mais ce chiffre est en constante augmentation depuis 2017. Avec la part du total des résidents en 2024, elle dépasse les 15 mille personnes.

L’émigration italienne : un phénomène qui touche différemment le territoire national

Si l’on considère le nombre de membres d’AIRE pour mille habitants, le différences territoriales devient évident : ce sont surtout les petites provinces du Sud et de l’intérieur qui partent en masse. Enna C’est le cas extrême, avec 541 résidents à l’étranger pour 1 000 habitants, suivi par Agrigente. La tendance se confirme également dans des territoires comme Potenza (373), Vibo Valentia (364) et Campobasso (330) : c’est le Sud profond, montagneux et périphérique qui se vide le plus vite, souvent de ceux qui ont le plus de compétences à dépenser.

Au contraire, les grandes villes du Nord semblent en faire les frais : à Milan, il n’y a que 58 habitants AIRE pour mille habitants, à Bologne 54, à Prato 33. Même les provinces industrielles historiques de Lombardie et Vénétiemalgré un nombre absolu élevé d’émigrants, maintiennent des taux faibles grâce à une population locale plus nombreuse et plus stable. C’est un cas en soi Rome: avec plus de 400 mille membres de l’AIRE, c’est la province qui compte le plus d’émigrants en termes absolus, mais le taux s’arrête à 95 pour mille, signe que les grandes villes participent également au phénomène, mais de manière moins drastique que les zones marginales.

La carte des pays où vivent le plus d’Italiens : combien et où ils sont

La géographie mondiale des Italiens à l’étranger suit les départs de 2024. Plus de la moitié des résidents sont concentrés dans Europeoù réside 54% du total. Peu de temps après son arrivée Amériquequi regroupe un peu plus de 40 % des Italiens de l’étranger. Plus marginales, mais croissantes, sont les présences en Océanie (172 000 habitants) et en Asie (82 000), où prédominent les migrations liées au travail et une forte composante masculine.

Les deux pays abritant les plus grandes communautés restent Argentine (près de 987 mille habitants) e Allemagne (847 mille), héritage de vagues migratoires différentes mais toujours décisives dans la définition du profil de la présence italienne dans le monde. Immédiatement après avoir eu le Brésil (671 mille), suisse (654 mille) e France (483 mille), tandis que le Royaume-Uniavec environ 480 000 Italiens, continue d’être l’une des principales destinations des migrations les plus récentes. En Europe, la liberté de circulation et la proximité géographique ont un impact, favorisant des mouvements rapides et souvent réversibles ; dans les Amériques, cependant, la présence italienne est largement liée à la transmission de la citoyenneté par filiation, avec des communautés historiques très profondément enracinées mais en moyenne plus anciennes.

Cependant, de nouvelles géographies émergent : nous avons collecté des données de 2017 (les premières disponibles publiées par AIRE) et les avons comparées avec 2024. Un tableau se dessine avec quelques grandes innovations : en prenant les pays avec la plus grande présence d’Italiens, ceux de plus de 10 000 citoyens, les augmentations les plus significatives ont été enregistrées Portugal (291 %), Irlande (127 %), Danemark (121 %) et Espagne (90 %).

Le classement des villes étrangères avec le plus d’Italiens

La tête du classement reste fermement occupée par Londres, Buenos Aires et Sao Paulo, qui concentrent à elles seules une très grande partie des Italiens vivant à l’étranger. Mais une fois passé le podium, le classement révèle deux dynamiques moins évidentes : le poids croissant des composant féminin c’est l’un des changements les plus marqués par rapport à 2022. Les femmes sont plus nombreuses surtout dans les grandes villes d’Amérique latine – comme Buenos Aires, Rosario, La Plata et Curitiba – où les communautés italiennes sont plus nombreuses. stabilisé et moins lié aux migrations temporaires de travail. En Europe, toutefois, la proportion entre hommes et femmes est généralement plus équilibrée, même si des villes comme Barcelone affichent une légère prédominance féminine.

Si l’on considère les changements les plus significatifs de l’année dernière, les augmentations de Sao Paulo, Buenos Aires et Londresmais aussi la croissance enregistrée dans des villes européennes comme Madrid, Bruxelles et Bâle. Toutefois, dans le cas des villes sud-américaines, une partie de ces augmentations – ainsi que le rééquilibrage entre les sexes – doivent également être interprétés à la lumière de l’effet des sanctions pour défaut d’inscription auprès d’AIREqui ont poussé de nombreux résidents de longue durée à régulariser leur situation. Plus qu’une nouvelle vague migratoire, il s’agit donc dans bien des cas d’une émergence statistique, qui rend enfin visibles des communautés déjà présentes depuis des années et actualise leur tableau démographique.

Pourquoi il est important de s’inscrire sur AIRE et de communiquer où l’on se trouve : le rôle du site « Où sommes-nous dans le monde »

L’inscription à l’AIRE n’est pas seulement une obligation administrative, mais un acte de responsabilité civile. Pour ceux qui vivent à l’étranger depuis plus de 12 mois, la déclaration du changement de résidence permet à l’État italien d’offrir une protection et des services adéquats, depuis voter à l’étranger à l’assistance consulaire, jusqu’à la protection dans des situations d’urgence telles que conflits, catastrophes naturelles ou pandémies. Et justement pour ces situations, le ministère des Affaires étrangères a mis à disposition un outil simple mais crucial : le portail « Où sommes-nous dans le monde », qui permet de signaler en temps réel, même temporairement, sa présence à l’étranger. C’est utile pour ceux qui voyagent ou déménagent souvent, et peut faire la différence en cas d’évacuations ou d’interventions de sécurité. Faire un rapport sur le portail ne signifie pas être suivi, mais être trouvé lorsque vous en avez vraiment besoin.