Il fut un temps où son visage angélique faisait chavirer la planète entière. Mais à quoi ressemble aujourd’hui celle que l’on surnommait « la plus belle petite fille du monde » ? Quatorze ans après avoir marqué l’histoire des réseaux sociaux, Thylane Blondeau étonne toujours autant par sa métamorphose… et par son parcours, loin, bien loin des clichés.
La naissance d’une icône : Thylane, la fillette qui a captivé le monde
Impossible d’oublier ce fameux cliché pris par sa mère, l’animatrice de télévision Véronika Loubry. On y découvrait une petite fille, semblant à peine sortie du lit, longs cheveux clairs en bataille, moue boudeuse irrésistible et regard d’ange. Cette photo, partagée sur les réseaux sociaux comme Instagram ou Facebook, a propulsé Thylane Blondeau sur la scène internationale en 2010… alors qu’elle n’avait que 9 ans. Avec ses grands yeux bleus et sa peau déjà joliment hâlée, la jeune aixoise a alors été sacrée « la plus belle petite fille du monde » – excusez du peu ! Un surnom qui la suivra durant de longues années.
De la petite fille-star au mannequin et actrice accomplie
La consécration fut immédiate : à seulement 10 ans, Thylane a déjà les honneurs du magazine Vogue, et s’offre la couverture de titres prestigieux tels que Teen Vogue, Jalouse, L’Officiel ou encore Grazia. Son destin semblait alors tout tracé dans la mode… mais la demoiselle ne se cantonne pas au rôle de mannequin ! L’ex petite amie de Raphaël Le Friant (fils du DJ Bob Sinclar) se fait aussi remarquer sur grand écran. À 12 ans, elle incarne Gabrielle, l’un des rôles principaux dans le film « Belle et Sébastien : L’aventure continue » (2013). Rien que ça.
- Apparitions dans les plus grands magazines dès 10 ans
- Premiers pas d’actrice en 2013
Une jeune femme ambitieuse, bien dans son époque
Fille de Véronika Loubry et Patrick Blondeau, ancien footballeur international, Thylane Blondeau n’est aujourd’hui plus la fillette du fameux cliché. À 22 ans, elle a bien grandi et poursuit sa route dans l’univers du mannequinat, cette fois sous la houlette de l’agende IMG Models. Loin d’être une simple égérie, elle se distingue par son ambition et sa maturité. La mode, c’est une affaire de famille : sa mère, toujours fière, partage régulièrement sur Instagram les réussites de sa fille, qu’il s’agisse de la fashion week, du festival de Cannes ou d’une nouvelle campagne publicitaire.
Mais la réalité du métier est bien différente de l’image de perfection qu’on lui prête. Petite mise au point : Thylane n’a pas été remarquée pour sa taille mannequin – 1m68 pour 58kg, elle n’est pas la plus grande de son agence. Son succès, elle le doit surtout à son joli visage, qui continue de captiver le public.
- Sous contrat avec IMG Models
- 1m68 pour 58kg : bien loin des stéréotypes de la mode
La pression d’un titre… et l’affirmation de soi
L’enfance de Thylane n’aura pas été foncièrement différente de celle des autres enfants de son âge. Mais à 16 ans, elle signe un contrat de rêve avec L’Oréal Paris, rejoignant des stars telles qu’Eva Longoria, Leïla Bekhti ou Kate Winslet comme égérie. Un honneur, mais aussi une pression ! « C’est vraiment le plus beau cadeau que l’on puisse me faire pour mes 16 ans. Chez L’Oréal, j’ai l’impression de pouvoir être moi-même et défendre des valeurs qui me tiennent à cœur, telles que la confiance et l’estime de soi. »
Très vite, la jeune femme enchaîne les contrats avec Lolita Lempicka, APM Monaco ou encore Etam, avec qui elle a récemment lancé une collection capsule pour l’été 2022. À l’occasion d’une interview pour Le Nouvel Obs, elle confiait son rapport ambigu à son titre de « plus beau visage du monde ». « Trophée ou fardeau ? Un peu les deux. » À Aix-en-Provence, dit-elle, « cette distinction n’avait pas d’importance. Toutes les mamans voient leur fille comme la plus belle au monde ». Et sur les réseaux, elle constate que la beauté ne manque pas. Malgré sa réputation, Thylane affirme n’avoir pas toujours eu confiance en elle.
Heureusement, en famille – avec ses parents ou son petit frère Ayrton – Thylane redevient une jeune femme ordinaire. Elle savoure les moments de simplicité, loin des projecteurs. « Ce n’est pas parce que j’ai eu ce titre que je dois avoir une apparence irréprochable à tout instant. Je n’ai plus envie d’être définie uniquement par mon apparence. » La pression du moule stéréotypé d’une féminité assumée, elle l’a parfois mal vécue, surtout n’étant pas la plus grande ni la plus fine des mannequins : « Heureusement, les mentalités ont évolué et il n’est plus imposé d’atteindre 1m80 ou d’être anorexique pour défiler. Le dernier défilé d’Etam prouve que toutes les femmes, toutes les morphologies sont aujourd’hui représentées dans la mode. C’est un soulagement. »
En bref ? Thylane Blondeau n’est plus seulement la « plus belle petite fille du monde ». Ses choix, son honnêteté et sa volonté de casser les codes font d’elle une icône bien ancrée dans son époque. Un rappel inspirant : l’essentiel est d’être soi-même – peu importe les titres et les étiquettes !