La chaleur vue par le satellite de l’ESA Sentinel-3 sur toute l’Europe : la carte

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Un exceptionnel canicule touche plusieurs pays de l’Europe occidentaleavec des villes et des régions de France, Espagne Et Italie du Sud qui enregistrent des températures anormales pour la période, d’environ 10/12 °C au-dessus de la moyenne. Les images publiées par l’ESA, l’Agence spatiale européenne, acquises le 23 juin par le satellite de la mission Copernicus le montrent également très clairement. Sentinelle-3. Le satellite a détecté la température de la surface de la Terre en fin de matinée, heure locale, renvoyant une photographier très évident de la chaleur qui frappe l’Europe.

Attention cependant : nous ne parlons pas du température de l’airc’est-à-dire ce que nous voyons normalement dans les prévisions météorologiques. Dans ce cas, nous parlons Température de la surface de la Terredonc de la chaleur accumulée par le sol, les roches, le sable, l’asphalte, les toits et les routes. C’est précisément pour cette raison que les valeurs détectées par le satellite peuvent être beaucoup plus élevé par rapport à la température de l’air.

Ce que montrent les images de l’ESA

Dans l’image acquise par Sentinel-3, les couleurs indiquent le différentes températures de surface détecté dans la zone. Les nuances allant de alto al rouge foncé indiquer les zones plus chaudavec des températures à la surface de la Terre pouvant atteindre 55°C. Ces valeurs sont visibles dans certaines zones du centre de l’Espagne, de l’ouest de la France et de l’Afrique du Nord.

Le zones en bleu la lumière indique plutôt les températures inférieurnotamment dans les régions montagneuses. Certaines zones apparaissent en blanc car elles étaient couvertes de nuages ​​lors du passage du satellite. Le résultat est une image très puissante car elle permet de voir la chaleur d’en haut, non seulement comme donnée météorologique, mais comme phénomène physique qui s’accumule sur les surfaces.

Les valeurs détectées : de 48 °C à Madrid jusqu’à 44 °C à Rome

Selon les données détectées par le satellite Sentinel-3, la température de la surface terrestre en Espagne a atteint 48°C à Madrid46 °C à Saragosse.

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En France, cependant, les températures du sol enregistrées ont atteint un record 46°C à Poitiersune ville d’environ 91 000 habitants située au centre du pays.

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En arrivant enfin en Italie, un Rome les satellites ont détecté des températures au sol de 44°C.

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En Afrique du Nord, les valeurs au sol sont encore plus élevées : un Tunisiepar exemple, ont été détectés 49°C.

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Ces chiffres peuvent paraître impressionnants, mais ils doivent être lus correctement: ils n’indiquent pas la température de l’air, mais celle des surfaces. Les matériaux tels que la roche, le sable et l’asphalte retiennent beaucoup de chaleur et peuvent donc devenir beaucoup plus chauds que l’air ambiant.

Parce que le sol peut être beaucoup plus chaud que l’air

Lors d’une canicule, le les surfaces absorbent l’énergie du Soleil et relâchez-le lentement. L’asphalte, les routes, les bâtiments et les toitures peuvent donc atteindre des températures très élevées, contribuant à augmenter la sensation de chaleur, notamment en ville. C’est aussi pourquoi le zones urbaines ils sont particulièrement vulnérable en période de canicule : les surfaces artificielles retiennent la chaleur et favorisent le phénomène d’îlots de chaleur urbains.

La différence entre la température de l’air et la température du sol est donc fondamentale. Le premier nous indique la chaleur de l’air que nous respirons, le second nous montre la quantité de chaleur qui s’accumule dans la zone.

Le satellite Sentinelle-3 il fait partie du programme européen Copernicus et transporte quatre instruments scientifiques. Parmi ceux-ci se trouve le Radiomètre de température de surface de la mer et de la terreabrégé en SLTRun capteur très précis qui mesure la température tous deux sur le continent à la fois à la surface du mer.

En substance, Sentinel-3 ne nous dit pas seulement qu’« il fait chaud », mais nous permet de comprendre où la chaleur se concentre davantage et quelles zones peuvent être plus exposées aux effets des températures élevées. Les données collectées par cet instrument sont, entre autres, utiles pour surveiller le stress thermique sur les surfaces terrestres, sont utilisées en agriculture et permettent également d’étudier les îlots de chaleur urbains et les incendies de forêt.

La cause de ces températures : un dôme de chaleur au-dessus de l’Europe

Selon l’ESA, la canicule actuelle en Europe est provoquée par une configuration atmosphérique dominée par hypertension artérielle persistanteune sorte de « dôme thermique ». Ce dôme est piégé sur l’Europe entre les systèmes basse pression sur les côtés. Le résultat est que l’air chaud reste bloqué sur la même zone et la chaleur continue de s’accumuler.

C’est justement la persistance de cette configuration qui rend la canicule particulièrement particulière intense: il ne s’agit pas simplement d’une seule journée très chaude, mais d’une situation atmosphérique qui maintient des températures élevées plus longtemps.

L’ESA a cependant également clarifié un point important : le chaleur l’été en Europe n’est pas associé à El Niño. Bien que les données satellitaires d’instituts comme la NOAA aient confirmé l’apparition d’El Niño dans l’océan Pacifique, ce phénomène climatique ce n’est pas le moteur des températures courant en Europe.

Dans ce cas, la cause principale est la configuration atmosphérique au-dessus de l’Europe, avec une haute pression persistante et un dôme thermique qui emprisonne l’air chaud au-dessus du continent.

Pourquoi cette image est importante

Les images Sentinel-3 ne nous montrent pas seulement qu’il fait chaud en Europe. Ils nous montrent où et combien de chaleur s’accumule sur les surfaces, notamment en milieu urbain, en domaines sec et dans les territoires plus exposé. Il s’agit d’une information cruciale car la température de la surface de la Terre peut être bien supérieure à la température de l’air et avoir des conséquences concrètes sur la vie quotidienne, l’agriculture, les incendies et la gestion des villes en période de canicule.