Suite au Séisme de magnitude 9,1 à TōhokuQue en 2011 déterminé tsunami au Japon avec une vague atteignant 40 m de haut, l’accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi et env. 20 000 victimesle Japon tout entier a bougé vers l’est de 6 millimètres. Même si ce changement peut paraître modeste, il s’est produit dans une mesure extraordinaire, égale à environ 3000km. De plus, le glissement s’est produit environ 16 minutes après le choc principal et non en correspondance avec des répliques, un phénomène jamais observé auparavant. Selon une nouvelle étude, cela serait dû àonde sismiquegénéré par le principal séisme – le plus puissant jamais enregistré dans la région – qui a traversé la Terre jusqu’à rebondir sur le noyau et retourne à la surface. L’étude, menée par l’Université de Chicago dans l’Illinois et publiée dans la revue Scienceest essentiel pour améliorer l’évaluation du risque sismique.
Le mouvement du Japon vers l’est
L’archipel du Japon est situé le long d’un zone de subductiondans lequel la plaque Pacifique s’enfonce sous la plaque nord-américaine. Il est donc soumis à tremblements de terre fréquents, même de forte magnitudemais aucune n’a jamais été aussi violente que celle de 2011. Depuis des années, les chercheurs tentent de comprendre quels facteurs géologiques ont rendu cette catastrophe si destructrice. Par exemple, une étude récente a attribué sa gravité à la présence d’un couche d’argile ancienne et glissante dans la zone de faille, ce qui a favorisé le glissement le long des plaques. L’un des aspects les plus intéressants de l’événement est Le Japon se déplace de 6 millimètres vers l’estdétecté par les stations GPS dans tout le Japon en même temps. La particularité du phénomène est qu’il ne s’est pas produit en correspondance avec le choc principal ou les répliques, mais dans l’intervalle de temps qui les sépare.
Sunyoung Park, auteur de l’étude, déclare :
La plupart du temps, nous constaterions un changement comme celui-ci en cas de véritable tremblement de terre. Mais il n’y a eu aucune réplique connue ici à ce moment-là, nous étions donc assez curieux.

Une onde sismique propagée à travers la Terre sur 2900 km : la cause
Les chercheurs ont ensuite examiné les causes de ce changement et sont parvenus à une conclusion après diverses hypothèses. UN’onde sismique secondaire (ainsi appelé parce qu’il est plus lent) généré par le séisme principal s’est propagé à l’intérieur de la Terre pendant 2900km. A cette profondeur, il rencontra le noyau externequi étant fluide ne permet pas la propagation d’ondes sismiques secondaires en son sein. La vague était comme ça réfléchi de cette couche vers le haut et parcouru encore 2 900 km pour atteindre la surface de la Terre. Ce voyage a duré environ 16 minutes. Lorsqu’elle a atteint la surface, la vague en a déclenché un glissement de roches le long de la faille entre les deux plaques tectoniques sur une très grande et longue zone 3000km. Le glissement a été facilité par le fait que les roches avaient déjà été soumises à d’énormes contraintes et affaiblies par le principal séisme. On estime que cet événement, bien que plus faible que le choc principal, a libéré la quantité d’énergie d’un séisme de magnitude 7,5. Cependant, au lieu de se produire comme une rupture unique, le mouvement s’est étendu à une vaste étendue de limite de plaques.

Parce que le mécanisme étudié est important
L’étude est importante parce que c’est le première fois qui est observé un mouvement le long d’une faille déclenché par une onde sismique réfléchie par le noyau terrestre. L’événement met en évidence comment les effets d’un séisme peuvent se manifester même après la fin des secousses principales, avec la réactivation d’une faille par des ondes secondaires. À l’avenir, nous rechercherons des preuves de ce type de phénomène lors d’autres grands tremblements de terre. Il faudra désormais prendre en compte le fait que même des dizaines de minutes après le choc principal, des dérapages importants peuvent survenir qui pourraient constituer un danger pour la population.