La taxe sur les colis en provenance de Chine de moins de 150 € est reportée à octobre : car à partir du 1er juillet nous paierons encore 3 € de plus

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Taxe italienne de 2 euros sur colis de valeur moins de 150 eurosvenant de Pays hors UE, n’entrera plus en vigueur le 1er juillet, mais c’était reporté au 1er octobre 2026. Cela a été décidé par le Conseil des ministres, avec un décret-loi approuvé sur proposition de la présidente Giorgia Meloni et d’un groupe compact de ministres, du Giorgetti à Salvinidepuis Ursus à Chaudron. Si vous aimez faire du shopping et que vous le faites souvent sur les grandes plateformes de commerce électronique chinoises, telles que AliExpress, SHEIN ou Témula nouvelle vous concerne donc directement.

Le 1er juilletcependant, entrera toujours en vigueur Taxe européenne de 3 euros: ce revirement évitera, du moins pour le moment, le chevauchement entre les deux missions.

Quelle est la double taxe sur les colis chinois et combien allons-nous payer

Tout part d’un phénomène évident pour tous : les petits colis venant de Pays hors UE ont littéralement explosé au sein de l’Union européenne : selon certaines estimations de la Commission européenne, le volume de ces colis a doublé chaque année depuis 2022 jusqu’à atteindre le chiffre record de 4,6 milliards de « mini-colis » est arrivé sur le sol européen en 2024. Parmi ceux-ci, le 91% vient de Chine. Bruxelles a donc décidé d’intervenir en introduisant un droit européen de 3 euros sur tout envoi d’une valeur inférieure à 150 euros.

Attention cependant : le devoir de 3 euros ne s’applique pas à l’ensemble du contenu du colis, mais à chaque catégorie de produits présente en son sein. Cela signifie que, si deux catégories de produits différentes coexistent dans un colis, la taxe appliquée sera de 3 euros pour la première catégorie à laquelle s’ajouteront 3 euros supplémentaires pour la seconde, pour un total de 6 euros appliqués au colis.

Et comme si cela ne suffisait pas, à cette mesure européenne leItalie il avait décidé d’ajouter le sien frais de gestion de 2 eurosce qu’on appelle frais de traitementqui à partir du 1er juillet aurait dû couvrir les frais liés au tri, à la manutention et au dédouanement des marchandises dans les plateformes logistiques.

Car à partir du 1er juillet nous paierons 3 euros de plus si la taxe de 2 euros est reportée

Comme mentionné, le Toutefois, la taxe européenne de 3 euros entrera en vigueur le 1er juillet dont nous avons parlé précédemment (qui restera en vigueur jusqu’au 1er juillet 2028lorsque le nouveau système douanier européen pour les achats en ligne devrait être mis en œuvre), avec pour conséquence suppression de la franchise douanière introduit dans 1992 et qui permettait jusqu’à présent l’entrée de petits colis sans appliquer de droits.

Reporter la taxe italienne de 2 euros au 1er octobre permet donc de éviter un chevauchement entre les deux tâches.

Il est intéressant de noter que la décision annoncée par le Gouvernement avait été précédée ces derniers jours par certaines critiques formulées par divers experts et organismes, notamment Confétrale Confédération générale italienne des transports et de la logistiquequi avait directement tiré la sonnette d’alarme auprès du ministre Giorgetti, en mettant sur la table un calcul impitoyable. Avec la taxe en place, les recettes totales de l’État se seraient arrêtées à 127,6 millions d’euros entre juillet et novembre. Sans la taxe, le trafic serait resté dans les ports italiens (au lieu de passer par d’autres pays de l’UE où la taxe de 2 euros n’est pas présente) et les caisses publiques auraient récupéré 153,1 millions d’euros.

Il avait exprimé son opinion sur cet aspect Carlo De Ruvoprésident de la Confetra, qui il y a quelques jours, avant que le gouvernement n’annonce le report de l’application de la taxe de 2 euros au mois d’octobre, a expliqué clairement :

Les chiffres démontrent que nous sommes confrontés à un paradoxe budgétaire. Le maintien de la taxe n’entraîne pas une augmentation des recettes publiques, mais se traduit par un solde négatif sur les cinq mois seulement considérés. En fait, les frais de traitement n’augmentent pas les revenus, mais les réduisent, endommageant simultanément les entreprises et les caisses de l’État.